ARCHIVES 2012

Fermeture du site pour travaux.
Publié le 4 novembre 2012 | Par admin
Suite a une intrusion malveillante sur notre site, ayant causé des dégats à la structure même des pages, nous sommes dans l’obligation de proceder à des réparations qui pourront causé quelques désagréments dans les jours à venir. Veuillez nous en excuser.
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Vous avez dit » MAFIA EOLIENNE » ?
Publié le 29 octobre 2012 | Par administrateur

Les promoteurs éoliens se présentent très souvent non comme des businessmen, mais comme des ONG salvatrices de l’humanité victime du réchauffement climatique.
Ces industriels oublient bien souvent de préciser que compte tenu de l’intermittence du vent, l’énergie éolienne doit être compensée par une électricité thermique au charbon, au gaz ou au pétrole génératrice d’émissions énormes de gaz à effet de serre et que la biodiversité est totalement perturbée par les tonnes de béton utilisées, les effets stroboscopiques des pâles et les infrasons.
Mais le plus grave c’est que derrière cette figure sympathique d’écologie se cache une face obscure que la récente conférence environnementale a largement occultée. En effet, la filière éolienne se trouve actuellement confrontée dans le plus grand silence à une tempête juridique pénale qui pourrait tout simplement balayer définitivement l’éolien terrestre en France.
En effet, les associations de défense de l’environnement désormais habituées à décortiquer les dossiers de montages des promoteurs ont découvert qu’une grande partie des éoliennes terrestres installées en France était située sur les terres des maires, des conseillers municipaux ou des membres de leur famille.
Le plus grave c’est qu’une majeure partie de ces élus ont participé sciemment à l’élaboration des projets et aux délibérations d’installation des aérogénérateurs. Or ce délit de prise illégale d’intérêt est passible de 5 ans de prison et 750.000 euros d’amende (article 432-12 du code pénal). Actuellement de très nombreuses plaintes sont déposées auprès des procureurs de la République qui ouvrent des enquêtes préliminaires dans la France entière dont la Basse Normandie région particulièrement révélatrice de cette organisation.
Le Service central de prévention de la corruption et la Direction des affaires criminelles du Ministère de la justice sont désormais saisis de l’affaire qui est prise très au sérieux. Car outre des faits de prises illégales d’intérêt les enquêteurs pourraient découvrir des faits de corruption et de trafic d’influence comme c’est actuellement le cas pour un parc éolien en Haute Loire où la maire et deux conseillers municipaux sont mis en examen pour ces chefs d’accusation.
A cet égard Noel Pons consultant spécialiste de la corruption a publié une note pour le centre de criminologie de l’Université de Paris II sur le développement croissant de la criminalité verte. Un collectif d’association Bas Normand a récemment saisi le président de la République de cette question ainsi que de l’opacité des circuits financiers qui a répondu dans un courrier qu’il demandait à la Ministre de l’écologie de faire diligence sur toutes ces questions.
Mais jusqu’à présent cette dernière est restée particulièrement muette et le Préfet de région de Basse Normandie conforté par ses services a tout récemment attribué un permis de construire dans l’Orne où 10 éoliennes sur 11 appartiennent à des élus ou leur famille alors qu’une enquête préliminaire avait été ouverte préalablement sur le sujet.
Alors qu’en Italie la justice vient de saisir un parc éolien appartenant à la mafia calabraise, le pouvoir exécutif français devrait se méfier de soutenir une filière qui à terme devrait faire l’objet d’un énorme scandale judiciaire et financier. Sauf à ce qu’une loi d’amnistie générale blanchisse tous les élus concernés mais François Hollande a promis pendant sa campagne une République propre et irréprochable. A suivre donc…
LouisMarin
20/09/2012
Correspondance Polémia – 21/09/2012
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L ‘ ARNAQUE FINANCIERE de L’ EOLIEN

Publié le 28 octobre 2012 | Par administrateur
16/09/2012
Éolien, démonstration de la grande arnaque financière et écologique:
C’est en voyant ce qu’il se passe autour de Cabrespine dans le Minervois et en limite Aude Ariège, qu’on peut s’apercevoir du sérieux des études menées pour l’installation d’éoliennes dans nos paysages.
L’exemple le plus frappant de la démarche employée par les compagnies qui vendent du vent se trouve en limite de l’Aude et de l’Ariège, région dans laquelle une société a cherché à implanter plusieurs Zone de Développement Éolien (ZDE). Cette société que nous ne nommerons pas a un capital de 8.000 euros et 8 salariés (à ce qu’il paraît). La surface de cette société ne peut en aucun cas représenter la moindre crédibilité et pourtant ils ont démarché les élus vers Pamiers, Mirepoix, Bram, Quillan et Limoux. Ils s’annoncent comme une équipe pluridisciplinaire ayant une solide expérience en réalisation de parcs éoliens. Comment 8 personnes, si nous retirons les administratifs et les commerciaux ainsi que techniciens biomasse et solaire, peuvent constituer une équipe pluridisciplinaire solide? Comment avec 8000 euros de capital et peu de surface financière vous pouvez présenter à des élus une surface financière suffisante pour garantir, par exemple, une bonne fin de travaux et un provisionnement pour le démantèlement dans 20 ans? Et pourtant, c’est ainsi que cela se passe. Au XIX ème siècle il y a eu la ruée vers l’or au Klondike (USA), début du XXème la ruée vers les diamants et autres matières premières en Afrique, maintenant nous pouvons voir n’importe qui venir faire fortune dans l’espoir de « vendre du vent » aux élus contre quelques dizaines de milliers d’euros.
Alors quelle est la démarche de ces vendeurs de rêves? Démarcher les élus pour leur vendre l’idée d’installer une ZDE sur leur commune. Ces élus sont réceptifs depuis qu’ils n’ont plus la manne de la Taxe Professionnelle et on ne peut pas forcément leur en vouloir d’écouter le chant des sirènes. Une fois l’accord acquis, la recherche financière est simple: « Demander des subventions aux collectivités et à l’État » et si ce n’est pas suffisant il existe la vache à lait appelée Union Européenne. Vous voyez, c’est simple, cela ne nécessite pas forcément de gros investissements et ça peut rapporter gros.
Mais il faut croire que cette société doit manquer de compétences commerciales car aux dernières nouvelles, elle est forcée de retirer nombre de ses projets. Mais ils restent positionnés sur un ou deux projets qui seront largement suffisants pour garantir l’enrichissement de ceux qui ont créé cette société.
Maintenant, regardons les aspects emplois et retombées économiques de l’industrie éolienne puisqu’on nous a annoncé jusqu’à 400 à 500.000 emplois pendant la campagne Présidentielle (n’est-ce pas Mesdames Eva Joly et Cécile Duflot). Tous les chiffres figurant ci-après ont pour source le site de France Énergie Éolien association représentative de la filière professionnelle de l’éolien et ne peuvent donc pas être remis en cause sous prétexte de manipulations de notre part. Vous pouvez les vérifier sur leur site: http://fee.asso.fr/qui_sommes_nous
L’emploi: Actuellement 11.000 emplois et nous rajoutons surtout des commerciaux et des ingénieurs d’étude, en 2020 l’énergie éolienne sera en mesure d’employer 60.000 personnes. Qu’est-ce que 50.000 emplois créés par rapport aux milliards de subventions annuelles versées aux vendeurs de vent? Nous sommes bien loin des chiffres annoncés par Les Verts.
Retombées économiques: Donc, depuis la suppression de la Taxe Professionnelle (merci Monsieur Sarkozy) les collectivités sont à la recherche d’argent frais afin de faire vivre leurs communes. Nous ne pourrons donc pas en vouloir aux Maires de ces communes qui voient en l’éolien une source de revenus. Mais que penser de la façon de faire de ceux qui les démarchent ainsi que les politiques qui prennent les décisions en haut lieu, Députés et Sénateurs. D’après l’association professionnelle France Énergie Éolien, un parc de 6 éoliennes de 2 Mégawatts chacune rapporte aux collectivités (région, département, communautés et communes confondues) la somme de 124.884 euros donc environ 20.000 euros pour la commune. Ceci représente donc un apport moyen par éolienne de 20.814 euros. Le gouvernement Français projette de faire installer 12.000 aérogénérateurs afin d’augmenter la part de l’éolien dans la production d’énergie. Ce parc représentera donc un apport de 250 millions d’euros par an aux collectivités mais dans le même temps le gouvernement va subventionner à hauteur de 20 à 25 milliards d’ici 2020, soient 4 milliards d’euros/an, la filière éolienne, soit un rapport de 1 à 16. Ces 4 milliards ne prennent aucunement en compte les coûts pour construire ou modifier les centrales thermiques nécessaires pendant les 75% de temps ou les éoliennes ne produisent pas. Cherchez l’erreur, ne serait-il pas préférable avec ces 4 milliards/an de subventionner les collectivités afin de remplacer la Taxe Professionnelle et de sécuriser les énergies nucléaires?
En France ou l’on est toujours en retard d’un train, on nous donne toujours des exemples pour nous inciter à être coopératifs. On nous a donné les exemples Allemand, Danois avec l’entreprise Vesta qui est en grande difficulté après avoir été le numéro un (encore un coup des Chinois), et les Espagnols qui, d’après les écologistes, sont une réussite dans l’éolien. Eh bien, l’exemple espagnol se délite, se désagrège, s’étiole, en quatre mots « SE CASSE LA GUEULE ». L’Espagne, premier producteur d’électricité d’origine éolienne et solaire d’Europe après avoir fait ses comptes, s’aperçoit d’un déficit cumulé de 24 milliards d’euros en subventions à un moment ou la récession prive 20% de la population d’emplois, et participent aux mesures d’austérité.
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Les éoliennes font elles du bruit ?

Publié le 22 octobre 2012 | Par admin
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Eolien et mafia
Publié le 22 octobre 2012 | Par administrateur

> Communiqué de presse: Paris le 22 octobre 2012
Éolien et mafia : la Fédération Environnement Durable en appelle au Président de la République.
Le Service de Renseignement et d’Analyse sur la Criminalité Organisée (SIRASCO), dans un rapport examiné aujourd’hui par le Premier Ministre, s’inquiète officiellement de la pénétration des organisations mafieuses dans le secteur des énergies vertes. Parmi les techniques utilisées
« l’infiltration au sein d’administrations décentralisées » pour « influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation des zones éoliennes ».
La Fédération Environnement Durable, qui ne cesse de dénoncer les pratiques de lobbying de la filière éolienne, voit dans ce rapport la confirmation des inquiétudes résultant des informations que lui remontent les 785 associations régionales qui se battent contre l’implantation d’éoliennes. La Fédération Environnement Durable dénonce de longue date non seulement la pénétration des administrations décentralisées mais tout autant celle des services centraux dont les orientations relaient fidèlement les intérêts de promoteurs aux contours financiers obscurs.
La Fédération Environnement Durable attire l’attention du Président de la République sur les risques de l’engagement pris pendant sa campagne électorale d’augmenter la part de l’électricité dite verte et principalement de l’éolien industriel qui constitue selon le SIRASCO, l’un des principaux points d’entrée des organisations mafieuses pour justifier de leur emprise sur les services de l’État et des collectivités locales.
Des promesses de « cadeaux » par les promoteurs, ont été évoquées à la télévision, et aussi dans la région. réfection de toiture, amélioration de chemins, et autres . . . Un jour tout se sait, comme pour Amstrong, le multi faux champion.
Cinq organisations criminelles étrangères sous surveillance
Par Jean-Marc Leclerc Mis à jour le 21/10/2012 à 21:17 | publié le 21/10/2012 à 19:22
Les mafias italiennes se diversifient dans les énergies vertes. Leur technique: «l’infiltration au sein d’administrations décentralisées» pour «influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation de parcs d’éoliennes» et récupérer ainsi d’importantes subventions européennes. Crédits photo : Richard VIALERON/Le Figaro
Un rapport du Service de renseignement et d’analyse sur la criminalité organisée (Sirasco) du commissaire Dimitri Zoulas dresse, en 93 pages, le portrait saisissant des familles du crime qui menacent des pans entiers de l’économie et de la sécurité nationale.
Dans la mosaïque des groupes criminels étrangers qui prospèrent en France en ces temps de crise, cinq familles de mafias retiennent particulièrement l’attention. Voici ce qu’en dit la PJ:
Des Italiens versés dans la fraude aux «énergies vertes»
La police française ne l’avait jamais exprimé avec autant de force: «Le suivi des activités des familles apparentées aux mafias italiennes et implantées dans l’Hexagone permet de confirmer l’émergence d’une seconde génération reproduisant le schéma traditionnel au travers de ses activités criminelles.» Selon la PJ, «des individus, pour la plupart citoyens français, œuvrent pour le compte des mêmes organisations que leurs pères, conservant et entretenant le lien matriciel avec les familles calabraises ou camorristes d’origine, tout en poursuivant leur partenariat avec les organisations françaises traditionnelles.» Et de citer, parmi les personnes arrêtées le 2 mars 2011, à Menton ainsi qu’en région parisienne, les noms du fils d’un roi de la fausse monnaie travaillant pour la Camorra et du neveu d’un «artificier» calabrais de mèche avec des braqueurs du 93.
Les mafias italiennes s’intéressent désormais aux «énergies vertes», détournant d’importantes subventions européennes. Leur technique: «l’infiltration au sein d’administrations décentralisées» pour «influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation de parcs d’éoliennes», révèle le Sirasco. Des soupçons de corruption pèsent sur des fonctionnaires

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CONCOURS PHOTO à MIREPOIX

Publié le 17 octobre 2012 | Par administrateur
MIREPOIX : l’association PTSPPC défend le tourisme
dimanche 14 octobre…
Près de 200 personnes étaient réunies, ce dimanche 14 octobre à Mirepoix, sous les couverts devant l’Office du tourisme pour assister au concours photos organisé par l’association Préservation du Tourisme et des Sites du Pays des Pyrénées Cathares et à la réunion d’information publique qui a suivi.

Plus d’une centaine de photos seront examinées par le jury constitué entre l’association, l’office du tourisme et la municipalité de Mirepoix qui sont associés au concours.
Jacques ESTEBE, le président de l’office a d’ailleurs indiqué combien il était important de s’appuyer sur cette économie qui compte beaucoup pour la France en général et qui doit compter beaucoup pour notre Pays des Pyrénées cathares. Il a remercié l’association de s’impliquer dans cette démarche par ce concours photos qui seront exposées par l’office.

Le Président de l’association Jean HUILLET, maire de Camon, en présence de dix élus municipaux arborant leur écharpe tricolore et des membres du CA de l’association, a ensuite fait le point sur l’action menée depuis février 2012 pour éviter que la mise en œuvre du schéma régional éolien décidé par la Région (État et collectivité) ne viennent saccager l’environnement naturel, historique, bâti et culturel de notre Pays d’Art et d’Histoire !
Robert BIREBENT dont le camping d’Aigues-Vives est bien connu a expliqué comment le tourisme vert répond aux besoins de repos près de la nature et combien le tourisme au total contribue et apporte sur le Pays des Pyrénées cathares.
Jean-Luc BENET est intervenu en tant que président de l’association « Cri du Vent », une association active dans le Chalabrais, c’est-à-dire nos voisins. Aude & Ariège, même combat.

L’association PTSPPC n’est pas opposée à la responsabilité environnementale mais elle a fait le choix de promouvoir les énergies renouvelables qui ne saccagent pas notre environnement local, telles la filière bois, le photovoltaïque entre autres.
Il a ensuite été évoqué les aspects négatifs de l’éolien industriel qui sont généralement masqués dans les présentations faites aux municipalités et aux citoyens.
• La santé d’abord qui peut être perturbée par les nuisances sonores (y compris infrasons) et visuelles, des flashes continus.
• La perte de la valeur locative des biens immobilier ( – 30 % )
• L’environnement défiguré par l’importance des travaux d’implantation et des accès, et la vision de machines de 150 m de haut sur nos collines.
• La faune volante qui paye un tribut à l’éolien (au passage il a été expliqué qu’une éolienne qui tourne lentement à quand même une vitesse de 260 km/k en bout de pale !) et centaines d’oiseaux tués par machine et par an dont des espèces protégées par ailleurs…

La dimension énergétique est contestable puisque, expérience faite, l’implantation de l’énergie éolienne ne réduit pas les émissions de CO² ! Pour chaque parc éolien, il faut prévoir une centrale thermique au fuel ou au charbon, pour compléter lorsque les éoliennes sont arrêtées (les 3/4 du temps)
Quant à la dimension financière pour 1.000 euros proposés au territoire (collectivités et propriétaires des terrains) il en va 3.000 à 4.000 vers les financiers et ce sont les clients d’EDF qui payent la note par la hausse des tarifs !
L’état cherche 35 milliards pour équilibrer le budget, et on devrait débourser 45 milliards, soit 15 000 machines industrielles importées du Danemark, d’Allemagne et d’Espagne. Un leurre à l’emploi qui sert d’appât pour berner certains élus, et citoyens. Voir toutes infos sur le site de la « Fédération de l’Environnement Durable » qui défend nos droits au niveau National et Européen.

http://environnementdurable.net

Une électricité outrageusement subventionnée, permettant à des « affairistes » de faire fortune sur le dos des consommateurs.
Nicole QUILLIEN, Maire de Mirepoix, a témoigné du soutien de Mirepoix à l’action de PTSPPC et indiqué que: « ce qui s’est passé ce soir aurait pu se tenir dans n’importe quelle petite commune de la com-com car nous avons tous compris que si une commune de notre canton (de Mirepoix) est impactée, c’est nous tous (toutes les communes) que seront impactées. »
Merci Madame le Maire
que l’on pourrait aussi traduire par :
« Chaque commune, petite ou grande, porte la même responsabilité car l’implantation d’éoliennes défigure le paysage des communes voisines de la même manière ».
Un pot de l’amitié offert par l’Office du tourisme a clôturé cette manifestation amicale et pacifique.

Discours du Président de PTSPPC Jean HUILLET
Pour être sûr de n’oublier personne, car vu mon âge j’ai la mémoire qui flanche, je salue MESDAMES et MESSIEURS les élus et je les remercie très sincèrement de leur présence. Je connais leur calendrier très chargé. Mais venir à Mirepoix est toujours un grand plaisir !
Mirepoix, finalement n’est que la proche banlieue de CAMON une étape obligatoire certes avant d’arriver au plus beau village de France. Publicité gratuite non soumise aux droits d’auteur a consommer sans modération !!!
Je voudrais remercier très chaleureusement toutes et tous les participants(e) à ce concours photo ! Le poids des mots le choc des photos !
Bien entendu je dois vous avouer que je suis très touché par le nombre de personnes que je vois devant moi.
Ils sont venus, ils sont tous là !!! de Varilhes, de Lavelanet et même du Chalabrais et sans doute d’ailleurs aussi.
Avec eux, nous les gens du grand pays de Mirepoix, du Pays des Pyrénées Cathare, nous menons une véritable révolte pacifique mais virulente contre un ennemie commun. Notre seul but est de préserver la seule richesse qui nous reste : l’activité touristique.
Dernièrement Bernard Piquemal affirmait dans un compte rendu sur le bilan de l’année touristique que cette activité était la seule qui dans notre pays était porteuse d’emploi pour l’avenir. Conseiller général, responsable de ce secteur son avis ne peut être contesté. Cet avis d’ailleurs est largement partagé par un nombre de plus en plus grand. Il est évident que le tourisme n’a rien a gagner avec l’éolien industriel !!
L’EPAV plateforme européenne contre l’éolien industriel fait remarquer contrairement a ce qu’affirment les sociétés privées que la valeur des biens : maisons, bâtiments, terrains affectés par l’éolien industriel accuse une chute importante (vue infrasons et autres nuisances)
Ceci réduit l’assiette d’impôt et nécessite pour compenser une plus grande pression fiscale ailleurs ! S’ajoute à cela l’augmentation du prix de l’électricité que nous payons tous.
A l’avenir les gens obligés de vivre dans les grosses agglomérations, soumis à un stress toujours plus fort, ayant perdu souvent leurs attaches familiales rurales auront un besoin conscient ou inconscient de se ressourcer dans des ces endroits privilégiés que nous avons su préserver et surtout entretenir.
Nos cantons sans aucune industrie polluante ayant su garder cette douceur apaisante, garants d’une véritable authenticité, ayant la beauté simple des petits villages ruraux sont menacés d’un véritable fléau.
Le travail de nos élus, de leurs services, en particulier l’OT du pays de mirepoix, et bien d’autres structures locales et régionales a débouché sur plusieurs labellisations que beaucoup nous envient. Tout cela est porteur d’espoir pour nous bien sûr mais surtout pour nos générations futures qui n’auront pas à rougir des luttes que nous avons menées.
Dernièrement Mr Sylvain Frémaux Chargé d’études ornithologiques sur nos cantons m’a communiqué une étude récente que je vous conseille de consulter. Je la tiens à votre disposition.
Notre secteur « colline de Sarraute « en particulier lieu prévu pour implanter les 6 premières éoliennes est un site remarquable pour au moins 3 espèces (l’Aigle Botté Le Circaète Jean le Blanc Le Grand Duc d’Europe et de nombreux chiroptères chauves-souris) Elles font partie des espèces protégées à l’échelon national et même européen. Ce chercheur est affirmatif la présence d’éoliennes leur sera fatal. De plus notre pays cathare est sur un des trajets les plus fréquentés par un grand nombre de migrateurs. Il est aujourd’hui certain que la présence d’éoliennes perturbe fortement et de façon définitive ces couloirs migratoires.
Je vous livre la conclusion de l’ensemble de ce rapport qui est édifiant je cite :
Conclusion générale :
L’accent a été porté sur trois espèces l’Aigle botté, le Circaète Jean-le-Blanc et le Grand-duc d’Europe, vu la rareté de ces trois rapaces au niveau national et le côté remarquable de la population présente. Il ne faut pas oublier les autres rapaces qui sont tous protégées par la loi et sensibles au diverses altérations de leur milieu de vie. 11 espèces de rapaces diurnes nichent sur l’ensemble de la zone et 6 autres l’utilisent pour la chasse où le passage migratoire.
Pour toutes ces raisons tous ensembles refusons l’éolien industriel il n’a rien d’écologique, il est très cher, et d’autres pays ont entamé un processus d’abandon de l’éolien terrestre il y a bien une raison à cela.
Par contre développons les autres énergies renouvelables la filière bois en particulier qui permettrait en utilisant uniquement le bois de production de nos forêts de produire au moins autant sinon plus que le potentiel éolien préconisé dans par le schéma régional. Cette filière a en plus l’avantage de créer des emplois à tous les niveaux et non dé-localisables.
Merci de votre écoute bon retour à tous et n’oubliez pas NO PASSARN !!!!
Discours de Claude CAMBUS
Jean Huillet, président de PTSPPC a indiqué les raisons et le contexte de la création de notre association : la diffusion discrète (sinon cachée)Þ du schéma climat air énergie régional et son volet d’implantation d’éolien industriel en Ariège dans le Pays des Pyrénées cathares, réputé favorable.
Cette note explique pourquoi on peut être à la fois favorable au développement des énergies renouvelables, c’est à dire responsable vis à vis de préservation du climat, tout en étant opposé à l’implantation d’éoliennes industrielles en Ariège pour y préserver un environnement naturel riche et authentique.
L’association PTSPPC est favorable aux énergies renouvelables car c’est la suite inévitable de l’épuisement des énergies fossiles que la nature nous a léguées.
Les énergies renouvelables sont essentiellement l’eau (énergie mécanique ou hydroélectrique), le vent, le solaire, la géothermie et la biomasse.
En Ariège, nous produisons énormément d’énergie hydroélectrique (75% de la production totale d’énergie du département), un peu de solaire photovoltaïque, un peu de biomasse (déchets par le biogaz à Berbiac, bois de chauffage, méthanisation) et c’est vrai, très peu d’éolien.
Avons-nous obligation de produire de l’énergie d’origine éolienne ?
Non pour plusieurs raisons :
– Les directives européennes qui traitent du développement des énergies renouvelables fixent des objectifs globaux et laissent chaque État membre maître d’atteindre ces objectifs comme il l’entend avec les différentes énergies renouvelables dont il dispose ;
– Ces objectifs européens sont aujourd’hui contestés parce que définis en contradiction avec la convention d’Aarhus qui stipule l’obligation d’information des peuples concernés, la participation des dits peuples à l’élaboration des objectifs quantitatifs notamment) ;
– En France, les objectifs du Grenelle de l’environnement par filières sont nationaux et n’ont pas à être déclinés jusqu’au niveau territorial du département.
On peut faire de l’éolien, notamment là où c’est le plus efficace et non pas systématiquement partout où il y a un petit peu de vent…
En Ariège, le vent n’est pas très important car nous sommes aux pieds du relief pyrénéen et assez loin du Golfe du Lion. Une campagne de mesures a été effectuée sur les collines du Pic d’Estelle en 2006 et les relevés de février à septembre dont nous disposons font état de vents en général inférieurs à 20 km/h en moyenne. Pour qu’une éolienne produise avec un bon rendement il faut plutôt des vents compris entre 50 et 90 km/h. Nous ne sommes donc pas un territoire réellement favorable à l’éolien.
Alors pourquoi veut-on nous en imposer ?
Parce que c’est intéressant pour les promoteurs qui font avec l’éolien un placement financier intéressant même si la production n’est pas d’une grande utilité pour le réseau électrique. Car chaque kWh produit, même à des moments où on n’en a pas besoin, leur apporte une manne financière.
Nous avons fait les calculs à partir des dossiers que certaine société avait adressés à des maires de notre Pays et qui contenaient des chiffres. Le résultat est éloquent : la marge dégagée par la revente d’électricité à ERDF, qui est obligé de l’acheter dans les ZDE, est partagée en ¼ – ¾ ! Un quart est redistribué au territoire sous forme de taxes, de locations du sol, d’indemnisation de l’utilisation des voiries, voire de cadeaux faits aux collectivités dans le plus grand arbitraire, strictement à la tête du client. Les trois autres quarts vont aux financiers du projet !
Donc quand des élus disent « voilà ce que nous pouvons espérer recevoir pour la commune, l’intercommunalité et le département », sachez que trois fois plus vous échappera obligatoirement ! Mais quelqu’un paiera la totalité : vous par le tarif EDF qui augmentera d’autant, car il n’y a pas de miracle : l’éolien coûte plus cher (8,2 c/kWh) que le prix de production d’EDF aujourd’hui (3,5 c/kWh) et l’augmentation des tarifs liée au développement de l’éolien a déjà été annoncée.
Certains promoteurs ou responsables politiques, pour éviter l’objection du profit réalisé par les financiers de l’éolien, vous parlent « d’investissement citoyen », c’est à dire coopératif, pour que tout le bénéfice revienne au niveau du territoire et de ses habitants… Mais cela n’évitera pas la hausse de tarif de l’électricité pour tout le monde ! D’autre part, l’investissement éolien n’est pas à notre portée ; à production identique il est plus élevé que l’investissement nucléaire ! Un parc de 6 éoliennes de 3 MW coûte 18 millions d’€ ; croyez-vous pouvoir les apporter en investissement citoyen ? Si par exemple toute la communauté de commune du pays de Mirepoix voulait le financer, il faudrait que chaque famille apporte environ 8.000 €… Qui pourrait le faire ?
Passons de l’économie à l’aspect énergétique et interrogeons-nous sur le bienfondé de l’éolien. C’est une source d’électricité intermittente alors que les besoins de l’économie, des services publics et des familles sont des besoins permanents. Cette source qui produit moins de 2.000 heures équivalentes de la puissance installée nécessite donc à coté des investissements complémentaires pour les heures sans vent ou insuffisamment ventées. Ce sont des moyens de production à démarrage rapide principalement des turbines à gaz ou à fioul. Si elles sont moins chères à l’investissement, elles produisent énormément de CO², donc mauvais point pour le climat !
Avec le recul de l’expérience il a été constaté que dans les zones faiblement ventées, le fonctionnement irrégulier des générateurs éoliens entraîne un fonctionnement irrégulier des turbines à gaz ou a fioul ce qui dégrade leur rendement et au bout du compte, ces turbines à gaz ou a fioul produisent plus de CO² que si elles étaient installées seules, sans éoliennes, pour produire de l’électricité en continu à l’optimum de leur rendement. Donc dans un cas comme l’Ariège où le régime des vents n’est pas fameux, les éoliennes au final n’auraient même pas d’impact positif pour la lutte contre le réchauffement climatique.
Venons-en maintenant aux nuisances : elles sont de plusieurs types.
Le premier est évidemment l’impact sur la santé.
La question du bruit est la première évoquée. Mais il se dit tout et n’importe quoi sur le bruit. Un promoteur de l’éolien nous disait récemment dans un débat que les infra sons n’existaient pas pour les humains puisque leur oreille ne peut les entendre… Sauf que les infra sons (plus bas que les basses de vos amplis) mettent les cellules du corps en vibration (vous les sentez parfois au cinéma mais ce n’est pas permanent !) et engendrent le syndrome éolien qui se traduit par des perturbations et privations de sommeil, des maux de tête, des acouphènes (tintement dans les oreilles), la sensation d’augmentation de la pression à l’intérieur de l’oreille, des étourdissements, des vertiges, des nausées, des troubles de la vue, la tachycardie (rythme élevé du cœur), l’irritabilité, des problèmes de concentration et de mémoire, des passages de panique associés aux sensations de mouvement ou de palpitation à l’intérieur du corps qui surviennent pendant l’éveil ou le sommeil (étude Nina Pierpont 2009, étude Nicole Lachat 2011, biologiste, Dr ès sciences).
S’y ajoute évidemment dans la zone des sons que nous percevons la perte de silence ! Nous avons la chance en Ariège d’avoir encore des villages à l’écart des départementales fréquentées dans lesquels le silence existe, en dehors des heures de jour où les activités humaines s’exercent, avec pour seuls sources de bruit les oiseaux le matin (mesurés à 32 db à Montcimet dans le Morvan) et les insectes le soir et la nuit (mesurés à 23 dB). Or une éolienne de forte puissance comme celle que l’on veut nous imposer provoque un bruit de 120 dB an niveau de la nacelle et l’ADEME et à ce niveau il est certain qu’on est encore à plus de 45 dB à 500 m distance à laquelle une machine peut être placée par rapport à une habitation. Soit bien plus que les 35 dB constituant le niveau de bruit de fond maximal admis par la Nouvelle Réglementation Acoustique à l’intérieur d’un logement.
Pour des raisons de santé, l’Organisation Mondiale de la Santé recommande des seuils plus bas pour le bruit nocturne que ceux respectés actuellement dans la plupart des pays – surtout quand le bruit contient des sons de basse fréquence.
Pour l’éolien, l’Académie de médecine (française) préconise une distance minimale de 1.500 m de toute habitation. Ceci prouve bien qu’on nous ment lorsqu’on dit que les éoliennes ne font pas de bruit…
Il n’y a pas que le bruit, il y a aussi des effets visuels, les effets stroboscopiques quand les pales interagissent entre votre champ visuel et le soleil. C’est le même effet que celui des arbres au bord des routes qui gênent à certaines heures certains conducteurs qui peuvent avoir des vertiges ou des pertes de conscience par cet effet.
Pour ceux qui ont les éoliennes en vision directe il y a aussi les feux à éclat qui signalent ces machines de grande hauteur et qui toute l’année envoient leurs signaux de nuit…
Le deuxième est l’impact sur l’environnement naturel.
Certains n’hésitent pas à baptiser les éoliennes industrielles d’épouvantail à touristes. Ce sont également des machines dangereuses pour la faune. Enfin ce sont des « établissements industriels » qu’on vient placer au cœur d’une nature préservée.
Épouvantails à touristes, impacts paysagers : comme nous avons peu de vent, il faut des machines qui aillent le capter le plus haut possible. Double conséquence : les machines doivent être placées en haut des crêtes donc en covisibilité maximale des deux côtés des collines ; et ce sont des machines de 150m de haut en bout de pales c’est dire souvent aussi hautes que le relief qui les supporte. C’est une destruction indiscutable de la perspective paysagère des habitants des villages qui les voient.
À cela il convient d’ajouter les voies d’accès dont les promoteurs éoliens disent pudiquement qu’elles font 4,50 m de large… Mais pour acheminer en haut des collines des éléments de 50 m de long (mât en deux tronçons et pales) il faut dans les courbes élargir l’espace découvert à 20 m. C’est de l’autoroute là où il n’y avait que des chemins ruraux…
Et la mise en place des éoliennes, ce sont des centaines de tonnes de terre à enlever et à remplacer par des centaines de tonnes de béton et de ferrailles, avec les norias de camions que cela sous-entend. Qui peut croire que la tranquillité n’en sera pas affectée pendant le chantier puis pendant l’exploitation et l’entretien ? Le remplacement d’une pale endommagée sera un convoi exceptionnel plus imposant que celui d’une aile d’Airbus A380, et on a vu ce que ça imposait entre Bordeaux et Toulouse !
Destruction partielle de la faune incompatible avec les espèces protégées : si les pales de l’éolienne vous paraissent tourner lentement (14 tours par minute) faites un calcul rapide et vous obtiendrez une vitesse en bout de pale de 263 km/h ! Comment voulez-vous que des oiseaux ou des chauves-souris puissent l’éviter ?
Les controverses entre partisans et adversaires ne peuvent rien contre ce chiffre ! Même si certains oiseaux peuvent les contourner cela perturbe leur habitat et leur zone de nourriture et en fait fuir une quantité notable. Chaque éolienne tue dans l’année une centaine d’animaux alors que pour les espèces protégées un chasseur pris en flagrant délit courrait une lourde peine pour un seul. Ici, l’éolien altérerait la vie de nombreuses espèces : aigle botté, circaète jean le blanc, grand-duc d’Europe, bondrée apivore, buse variable, faucon crécerelle, busard saint martin…
Le troisième est la dégradation de l’environnement historique et patrimonial
L’implantation de ZDE et de parcs éoliens pose aussi le problème de la cohabitation avec des sites classés qui font la richesse et la justification de notre classement en Pays d’Art et d’Histoire des Pyrénées Cathares. Que penser de la cohabitation entre un parc éolien et la perspective de Camon, du château de Lagarde, celle de Montségur ou visible depuis Mirepoix ?
Notre département est riche de sa préhistoire, un parc lui est dédié à Tarascon. Il est riche de son art roman. Il est riche de son appartenance au territoire cathare. Il offre aux touristes et vacanciers un espace incomparable de nature, de culture et de monuments. Nous voulons améliorer notre offre touristique car elle est dans l’immédiat la ressource disponible pour maintenir une vie et une activité au Pays. Nous avons vu dans des publications récentes que l’Ariège avait des efforts à faire en termes d’accueil. Nous soutenons tous les efforts en ce sens. Mais si nous acceptons de polluer notre Pays avec des parcs de production éoliens industriels, notre offre touristique en souffrira d’autant.
Le quatrième est la perte de valeur du foncier
Depuis quelques années on commence à briser le mur du silence et des omissions des promoteurs de l’éolien. Le 27 novembre 2008, sur « France 2 » était évoqué la perte totale de valeur : une maison à moins de 600 m des éoliennes personne ne l’achètera. En 2009, sur TF1 13 heures le 28 juillet le dossier présentait un village où la décote était estimée à 20% à 30% sur la valeur des biens en vente.
Pour quelques milliers d’euros, des municipalités et des propriétaires de terrains croyant sincèrement ou non à l’utilité de l’énergie éolienne pour notre Pays, seraient prêts à autoriser des implantations d’éoliennes sans mesurer que des particuliers pourraient faire valoir un préjudice subi sur leur propriété. La justice contraindrait alors ces élus et propriétaires indemniser ce préjudice !
Le cinquième est le déficit commercial et d’emplois
Contrairement à ce qui nous est annoncé par les promoteurs (création d’emplois), l’implantation de parcs éoliens n’apportera rien en emploi pour l’Ariège. Si malgré notre action quelques éoliennes sont installées, le ou les techniciens nécessaires à leur exploitation et leur entretien seront basés à Toulouse ou à Narbonne mais pas à Pamiers ni à Foix !
Et pour le commerce extérieur, sur 3 millions d’euros que coûte une éolienne de 150m et de 3MW, plus de 75% viennent de l’étranger (Danemark, Allemagne) car à ces niveaux d’investissements les appels d’offres sont internationaux et dans ces pays où le marché de l’éolien s’effondre les entreprises qui fabriquent les machines sont prêtes à casser les prix !
Quant à la part perdue des entreprises de travaux publics sur les aménagements d’accès, les terrassements de fondations et de pose des câbles électriques, il sera beaucoup plus utile pour l’avenir de l’Ariège qu’elle soit compensée par les travaux sur le réseau routier pour désenclaver le Pays des Pyrénées cathares.
La contribution de l’Ariège au développement des énergies renouvelables ?
La façon pour l’Ariège, de répondre aux objectifs du Grenelle de l’environnement, ne passe pas par l’éolien pour les raisons que l’on vient de voir. Notre département est riche de ses forêts ; et le bois est toujours la première source de biomasse utilisée dans le monde.
En Ariège, seulement un sixième du potentiel « bois renouvelable » est exploité (200.000 m3/an sur 1.200.000 m3 de bois produits/an). Même si les conditions de relief et la nature des essences ne permet pas d’utiliser la totalité de ce potentiel, on peut sans exagérer viser au doublement de l’utilisation actuelle de cette ressource. La filière bois (biomasse) présente de nombreux avantages sur l’éolien.
L’Ariège produit déjà plus d’électricité renouvelable qu’elle n’en consomme, elle n’est donc pas mauvais élève de ce point de vue. En revanche, pour le chauffage des locaux elle utilise 116 ktep de petrole et de gaz qu’elle importe et seulement 50 ktep de bois qu’elle produit. On comprend que le doublement du bois de chauffage outre qu’il créerait des emplois supplémentaires locaux, réduirait la dépendance externe du département de près de 50% en réduisant le gaz et le fioul correspondant.
Avec chaufferies et réseaux de chaleur, et développement du bois pour le chauffage domestique, nous contribuerons effectivement au développement des énergies renouvelables sans subir les inconvénients de la production aléatoire des éoliennes.
La filière bois est également vertueuse vis à vis du carbone, qu’on transforme le bois en énergie ou qu’on l’utilise en bois d’œuvre ; dans ce dernier cas un kg de bois « piège » un kg de CO² !
On ne peut qu’être sensible au fait qu’elle est très positive en emplois, et notamment en emplois qualifiés comme en emplois peu qualifiés – ce qui n’est pas à négliger dans un département qui finance plus de 5000 RSA.
Elle contribue essentiellement à la valeur ajoutée locale alors que l’éolien fait – pour plus de 75 % de l’investissement – appel à des importations. Elle ne pèse pas sur le prix de l’électricité.
Contrairement à l’éolien, elle n’est pas un handicap pour le tourisme parce que la forêt peut s’exploiter sans coupes à blanc, pour préserver la qualité des paysages ; rien à voir avec l’éolien qui polluerait la beauté sauvage des collines et des montagnes Ariégeoises.
La filière solaire photovoltaïque a eu aussi un essor important tant dans l’habitat individuel que dans les bâtiments agricoles et dans quelques installations industrielles (pas loin d’ici, Sabaranis à Saint Amadou qui produit 8,5 MW). Mais avec un prix de rachat par ERDF supérieur à 40 c/kWh elle pèse davantage encore que l’éolien sur les prix de l’électricité et certains pays d’Europe ont décidé, crise oblige, de supprimer les subventions à cette forme d’énergie ce qui évidemment stoppe tout développement.
Pour conclure
Le graphique ci-dessous est parlant :
La carte de gauche montre que les éoliennes sont implantées là où il y a le plus de vent et notamment le Nord, la Champagne, la Bretagne et le Languedoc Roussillon. En revanche on n’en voit peu là où il y a des enjeux touristiques majeurs comme la côte d’azur !
Le solaire quant à lui est davantage implanté là où il est le plus présent c’est dire le long de l’atlantique et au Sud d’une ligne Bordeaux Toulouse Gap…
Pour l’Ariège, l’éolien est un leurre, nous ne nous le laisserons pas imposer !
Þ Un courrier de la Région annonçant la consultation et donnant le lien de téléchargement du dossier est arrivé dans nos mairies vers le 21-23 décembre 2011 soit juste à la « trêve des confiseurs » et en tous cas bien après l’ouverture de la consultation !
Discours de Jean-Luc BENET Président de « Le Cri du Vent »
Notre association, qui compte elle aussi plus de 200 adhérents, se bat depuis 4 ans pour préserver la principale richesse du Pays Cathare : ses paysages authentiques et préservés. Et si nous sommes ici aujourd’hui, à Mirepoix, c’est que pour nous, le Pays Cathare ne s’arrête pas à une frontière administrative. Les sites et les paysages du Kercorb, ce sont aussi les vôtres, et réciproquement, nous sommes nous aussi les dépositaires du patrimoine naturel et bâti du pays de Mirepoix
On connaît aujourd’hui les versions définitives des schémas régionaux éoliens du Languedoc Roussillon et de Midi Pyrénées. Pour ce qui est du Languedoc Roussillon, alors qu’il y a actuellement 200 éoliennes industrielles dans la région, le schéma prévoit de porter ce nombre à 1000 machines en 2020, soit 100 machines supplémentaires par an, auxquelles vont s’ajouter les 26 machines supplémentaires annuelles de la région voisine de Midi Pyrénées.
Si nous ne réagissons pas, c’est par centaines que ces nouvelles machines infernales, seront implantées prioritairement dans les zones décrétées favorables par les deux Schémas Régionaux Eoliens : CHEZ NOUS, en plein Pays Cathare, dans la Haute Vallée de l’Aude, le Kercorb, le pays d’Olmes et le Mirapicien.
En matière d’éolien industriel, les conseils municipaux portent une lourde responsabilité, puisque ce sont eux qui, à ce jour, ont le dernier mot. S’ils sont contre, il ne peut pas y avoir d’éolienne industrielle sur le territoire de la commune. D’ores et déjà, à la suite des informations que nous leur avons apportées, de nombreuses communes ont demandé à sortir de la zone favorable du schéma régional. Par contre, certaines municipalités, attirées par l’appât du gain et alléchées par les revenus mirobolants promis par les promoteurs ont déposé des demandes de ZDE.
Il faut que les élus de ces communes se rendent compte qu’ils font fausse route.
Tôt ou tard, les petites communautés de communes seront rattachée à des communautés de communes plus importantes soumises au régime de la fiscalité professionnelle unique, et à ce moment la, c’est elles qui percevront à la place des communes la quasi totalité des revenus de l’éolien
La commune partagera donc avec ses malheureuses voisines auxquelles elle les aura imposées, les nuisances des éoliennes, sans même avoir pour elle les ressources financières espérées.
Enfin je voudrais rappeler qu’en 2010, la consommation d’électricité du Languedoc Roussillon a augmenté de 6,5 %, alors que la production d’électricité éolienne de la région n’a couvert que 6,3 % de cette consommation. C’est-à-dire que la production des éoliennes n’a même pas couvert l’augmentation de la consommation, c’est à dire encore que loin de se substituer à de l’électricité nucléaire, elle s’y est ajoutée.
Plutôt que d’acheter très cher au Danemark ou à l’Allemagne des éoliennes qui vont encore alourdir la dette de l’état et nous pourrir la vie il serait infiniment plus efficace et créateur d’emplois locaux d’investir massivement dans les économies d’énergie et de développer les énergies renouvelables à partir de nos ressources locales : le solaire et la filière bois.
Les maires de l’Aude viennent d’être informés que le Schéma Régional Eolien du Languedoc Roussillon va faire l’objet d’une consultation publique du 15 octobre au 14 décembre.
Il va falloir plus que jamais nous mobiliser, faire le siège des sous-préfectures pour faire connaître notre opposition, exiger de nos élus qu’ils organisent des réunions publiques d’information contradictoires, et les mettre devant leurs responsabilités.
C’est véritablement l’avenir de ce pays va se jouer dans les semaines qui viennent : ou il deviendra une gigantesque vitrine de l’éolien industriel, ou il resta ce pays authentique et protégé ou il fait bon vivre et accueillir les citadins en mal de nature qui viennent se ressourcer et reprendre l’énergie dont ils auront bien besoin tout le reste de l’année.
Jean Luc Bénet.
Président Cri du Vent.

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QUELQUES LIENS INTERESSANTS à « cliquer »

Publié le 11 octobre 2012 | Par administrateur

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/10/05/97002-20121005FILWWW00517-les-anti-eoliens-ue-critiquent-la-france.php

http://www.ariegenews.com/ariege/communes/2012/53190/mirepoix-dynamisme-et-nouvelle-directrice-pour-l-office-de-tourisme-in.html

http://www.windturbinesyndrome.com/img/WTS-Abridged-French-4-26-10.pdf

http://asset.rue89.com/files/Eoliennes_et_sante_humaine-Nicole_Lachat.pdf

http://asso.acide89.free.fr/news_eol.pdf

http://www.adere-egreville.org/eoliennes/medias/france2081127.php

http://www.ventdecolere.org/archives/nuisances/Dr%20Pierpont%2021-10-2006%20.pdf

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TF1 et la 2 parlent des éoliennes
Publié le 5 octobre 2012 | Par administrateur
à voir sur You Tube :

http://youtu.be/lIHM8tERxio

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Communiqué de la » FED «
Publié le 4 octobre 2012 | Par administrateur
Communiqué de presse
Paris le 3 octobre 2012

Eolien : La Fédération Environnement Durable attaque en justice les préfets de région

La Fédération Environnement Durable (FED), plusieurs centaines d’associations et des milliers de particuliers, ont déposé des recours juridiques pour faire annuler tous les Schémas Régionaux Climat Air Énergie (SRCAE)* et leurs volets les Schémas Régionaux Éoliens (SRE) qui ont été signés par les Préfets de Région.
Ces recours concernent actuellement l’Alsace, l’Aquitaine, l’Auvergne, la Bourgogne, le Centre, la Champagne- Ardennes, et Midi-Pyrénées.
De nouvelles actions sont en cours ou programmées dans les régions qui n’ont pas encore finalisé leurs SRCAE : Basse Normandie, Bretagne, Franche Comté, Haute Normandie, Ile de France, Languedoc- Roussillon, Lorraine, Nord Pas de Calais, Pays de Loire, PACA, Poitou- Charentes, Rhône-Alpes.
Concernant les schémas Régionaux Éoliens (SRE) la FED dénonce une totale absence de transparence démocratique tant dans leurs conceptions que dans la consultation publique qui en a été faite. Elle condamne le ravage programmé de la France par des dizaines de milliers d’éoliennes. Dans certaines régions les SRE autoriseraient des implantations dans plus de 80% des communes impactant la presque totalité du territoire régional **.
Ces projets actuels consistant à inonder la France de plusieurs dizaines de milliers d’éoliennes industrielles sont ruineux et contraires à l’environnement concernant les émissions de gaz à effet de serre. Tant qu’on ne saura pas stocker l’électricité, des sources aléatoires comme l’éolien engendreront des dizaines de centrales thermiques pour réguler leur fonctionnement comme le fait actuellement l’Allemagne qui construit 23 centrales de production d’électricité à charbon.
Ce programme éolien lourdement subventionné avec de l’argent public entraînera une hausse de 50% du tarif de l’électricité des ménages alors que quatre millions ne peuvent déjà plus payer leur facture. Il dégradera aussi la compétitivité de l’industrie française et il détruira des centaines de milliers d’emplois.
La FED réaffirme que la véritable transition énergétique consiste en priorité à soutenir les économies d’énergie des particuliers et des entreprises, à renforcer la recherche et le développement en matière d’efficacité énergétique
> > Contacts presse:
Jean-Louis Butré
tel : 06 80 99 38 08
contact@environnementdurable.net
> > Michel Broncard
tel : 06 23 80 71 93
michel.broncard@orange.fr
> > Hervé Texier
tel : 06 89 58 70 27
vdcenpb@yahoo.fr
> > *Les schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie ou SRCAE) sont des schémas régionaux créés par les lois Grenelle I et Grenelle II. Ces schémas doivent intégrer dans un seul cadre divers documents de planification ayant un lien fort avec l’énergie et le climat, notamment les schémas éoliens. Ils sont élaborés par les conseils régionaux et signés par les préfets de région.
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« le Cri du Vent » à Montjardin
Publié le 2 octobre 2012 | Par administrateur
Discours Cri Du Vent Sept 2012 à Montjardin.
Si vous avez répondu massivement à l’appel du Cri du vent et des associations de protection de l’environnement de la Haute Vallée de l’Aude et de l’Ariège, c’est que vous avez conscience que l’avenir du Pays Cathare, de ses paysages authentiques et préservés est en train de se jouer. On connaît aujourd’hui les versions définitives des schémas régionaux éoliens du Languedoc Roussillon et de Midi Pyrénées.
Pour ce qui est du Languedoc Roussillon, alors qu’il y a actuellement 200 éoliennes industrielles dans la région, le schéma prévoit de porter ce nombre à 1000 machines en 2020, soit 100 machines supplémentaires par an, auxquelles vont s’ajouter les 26 machines supplémentaires annuelles de la région voisine de Midi Pyrénées.
Si nous ne réagissons pas, c’est par centaines que ces nouvelles machines infernales, seront implantées prioritairement dans les zones décrétées favorables par les deux Schémas Régionaux Eoliens :
CHEZ NOUS, en plein Pays Cathare, dans la Haute Vallée de l’Aude, le Kercorb, le pays d’Olmes et le Mirapicien, qui ne sont pas d’ailleurs des zones particulièrement ventées.
Mais le schéma nous dit que, je cite, « la technologie des éoliennes a évolué, et permet d’exploiter des zones moins ventées ». En réalité, ce miracle de la technologie, il est connu depuis la nuit des temps par les marins à voile, quand il y a moins de vent on augmente la voilure.
Donc, les nouvelles éoliennes sont tout simplement beaucoup plus grandes, avec des pales qui culminent à 150 Mètres, la moitié de la tour Eiffel !
En matière d’éolien industriel, les conseils municipaux portent une lourde responsabilité, puisque ce sont eux qui ont le dernier mot. S’ils sont contre, il ne peut pas y avoir d’éolienne industrielle sur le territoire de la commune. D’ores et déjà, à la suite des informations que nous leur avons apportées, de nombreuses communes ont demandé à sortir de la zone favorable du schéma régional.
Par contre, certaines municipalités, Montjardin, Corbières, mais aussi Bouriège, Toureilles, et quelques autres, alléchés par les revenus mirobolants promis par les promoteurs ont déposé des demandes de ZDE.
Si nous sommes précisément ici à Montjardin aujourd’hui, c’est pour leur dire qu’ils font fausse route Tôt ou tard, les petites communautés de communes seront rattachée à des communautés de communes plus importantes soumises au régime de la fiscalité professionnelle unique, et à ce moment-là, c’est elles qui percevront à la place des communes la quasi-totalité des revenus de l’éolien.
La commune partagera donc avec ses malheureuses voisines auxquelles elle les aura imposées, les nuisances des éoliennes, sans même avoir pour elle les ressources financières espérées.
Enfin je voudrais rappeler qu’en 2010, la consommation d’électricité du Languedoc Roussillon a augmenté de 6,5 %, alors que la production d’électricité éolienne de la région n’a couvert que 6,3 % de cette consommation.
C’est-à-dire que la production des éoliennes n’a même pas couvert l’augmentation de la consommation, c’est à dire encore que loin de se substituer à de l’électricité nucléaire, elle s’y est ajoutée.
Plutôt que d’acheter très cher au Danemark ou à l’Allemagne des éoliennes qui vont encore alourdir la dette de l’état et nous pourrir la vie il serait infiniment plus efficace et créateur d’emplois locaux d’investir massivement dans les économies d’énergie et de développer les énergies renouvelables à partir de nos richesse locales : photovoltaïque et filière bois.
Le Schéma Régional Eolien du Languedoc Roussillon va faire prochainement l’objet d’une consultation publique, exigeons de nos élus qu’ils organisent des réunions publiques d’information contradictoires.
Nous avons le droit de savoir ce que certains rêvent de faire de ce territoire qui est notre bien commun, et le devoir de faire savoir ce que nous voulons qu’il devienne.
Ou ce pays deviendra une gigantesque vitrine de l’éolien
industriel, ou il restera ce pays authentique et protégé ou il fait bon vivre et accueillir les citadins en mal de nature qui viennent se ressourcer et reprendre l’énergie dont ils auront bien besoin tout le reste de l’année.
Jean Luc Bénet.
Président de l’Assoc. Cri du Vent.
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Eolien et mafia

Publié le 22 octobre 2012 | Par administrateur

> Communiqué de presse: Paris le 22 octobre 2012
Éolien et mafia : la Fédération Environnement Durable en appelle au Président de la République.
Le Service de Renseignement et d’Analyse sur la Criminalité Organisée (SIRASCO), dans un rapport examiné aujourd’hui par le Premier Ministre, s’inquiète officiellement de la pénétration des organisations mafieuses dans le secteur des énergies vertes. Parmi les techniques utilisées
« l’infiltration au sein d’administrations décentralisées » pour « influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation des zones éoliennes ».
La Fédération Environnement Durable, qui ne cesse de dénoncer les pratiques de lobbying de la filière éolienne, voit dans ce rapport la confirmation des inquiétudes résultant des informations que lui remontent les 785 associations régionales qui se battent contre l’implantation d’éoliennes. La Fédération Environnement Durable dénonce de longue date non seulement la pénétration des administrations décentralisées mais tout autant celle des services centraux dont les orientations relaient fidèlement les intérêts de promoteurs aux contours financiers obscurs.
La Fédération Environnement Durable attire l’attention du Président de la République sur les risques de l’engagement pris pendant sa campagne électorale d’augmenter la part de l’électricité dite verte et principalement de l’éolien industriel qui constitue selon le SIRASCO, l’un des principaux points d’entrée des organisations mafieuses pour justifier de leur emprise sur les services de l’État et des collectivités locales.
Des promesses de « cadeaux » par les promoteurs, ont été évoquées à la télévision, et aussi dans la région. réfection de toiture, amélioration de chemins, et autres . . . Un jour tout se sait, comme pour Amstrong, le multi faux champion.
Cinq organisations criminelles étrangères sous surveillance
Par Jean-Marc Leclerc Mis à jour le 21/10/2012 à 21:17 | publié le 21/10/2012 à 19:22
Les mafias italiennes se diversifient dans les énergies vertes. Leur technique: «l’infiltration au sein d’administrations décentralisées» pour «influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation de parcs d’éoliennes» et récupérer ainsi d’importantes subventions européennes. Crédits photo : Richard VIALERON/Le Figaro
Un rapport du Service de renseignement et d’analyse sur la criminalité organisée (Sirasco) du commissaire Dimitri Zoulas dresse, en 93 pages, le portrait saisissant des familles du crime qui menacent des pans entiers de l’économie et de la sécurité nationale.
Dans la mosaïque des groupes criminels étrangers qui prospèrent en France en ces temps de crise, cinq familles de mafias retiennent particulièrement l’attention. Voici ce qu’en dit la PJ:
Des Italiens versés dans la fraude aux «énergies vertes»
La police française ne l’avait jamais exprimé avec autant de force: «Le suivi des activités des familles apparentées aux mafias italiennes et implantées dans l’Hexagone permet de confirmer l’émergence d’une seconde génération reproduisant le schéma traditionnel au travers de ses activités criminelles.» Selon la PJ, «des individus, pour la plupart citoyens français, œuvrent pour le compte des mêmes organisations que leurs pères, conservant et entretenant le lien matriciel avec les familles calabraises ou camorristes d’origine, tout en poursuivant leur partenariat avec les organisations françaises traditionnelles.» Et de citer, parmi les personnes arrêtées le 2 mars 2011, à Menton ainsi qu’en région parisienne, les noms du fils d’un roi de la fausse monnaie travaillant pour la Camorra et du neveu d’un «artificier» calabrais de mèche avec des braqueurs du 93.
Les mafias italiennes s’intéressent désormais aux «énergies vertes», détournant d’importantes subventions européennes. Leur technique: «l’infiltration au sein d’administrations décentralisées» pour «influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation de parcs d’éoliennes», révèle le Sirasco. Des soupçons de corruption pèsent sur des fonctionnaires

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CONCOURS PHOTO à MIREPOIX

Publié le 17 octobre 2012 | Par administrateur
MIREPOIX : l’association PTSPPC défend le tourisme
dimanche 14 octobre…
Près de 200 personnes étaient réunies, ce dimanche 14 octobre à Mirepoix, sous les couverts devant l’Office du tourisme pour assister au concours photos organisé par l’association Préservation du Tourisme et des Sites du Pays des Pyrénées Cathares et à la réunion d’information publique qui a suivi.

Plus d’une centaine de photos seront examinées par le jury constitué entre l’association, l’office du tourisme et la municipalité de Mirepoix qui sont associés au concours.
Jacques ESTEBE, le président de l’office a d’ailleurs indiqué combien il était important de s’appuyer sur cette économie qui compte beaucoup pour la France en général et qui doit compter beaucoup pour notre Pays des Pyrénées cathares. Il a remercié l’association de s’impliquer dans cette démarche par ce concours photos qui seront exposées par l’office.

Le Président de l’association Jean HUILLET, maire de Camon, en présence de dix élus municipaux arborant leur écharpe tricolore et des membres du CA de l’association, a ensuite fait le point sur l’action menée depuis février 2012 pour éviter que la mise en œuvre du schéma régional éolien décidé par la Région (État et collectivité) ne viennent saccager l’environnement naturel, historique, bâti et culturel de notre Pays d’Art et d’Histoire !
Robert BIREBENT dont le camping d’Aigues-Vives est bien connu a expliqué comment le tourisme vert répond aux besoins de repos près de la nature et combien le tourisme au total contribue et apporte sur le Pays des Pyrénées cathares.
Jean-Luc BENET est intervenu en tant que président de l’association « Cri du Vent », une association active dans le Chalabrais, c’est-à-dire nos voisins. Aude & Ariège, même combat.

L’association PTSPPC n’est pas opposée à la responsabilité environnementale mais elle a fait le choix de promouvoir les énergies renouvelables qui ne saccagent pas notre environnement local, telles la filière bois, le photovoltaïque entre autres.
Il a ensuite été évoqué les aspects négatifs de l’éolien industriel qui sont généralement masqués dans les présentations faites aux municipalités et aux citoyens.
• La santé d’abord qui peut être perturbée par les nuisances sonores (y compris infrasons) et visuelles, des flashes continus.
• La perte de la valeur locative des biens immobilier ( – 30 % )
• L’environnement défiguré par l’importance des travaux d’implantation et des accès, et la vision de machines de 150 m de haut sur nos collines.
• La faune volante qui paye un tribut à l’éolien (au passage il a été expliqué qu’une éolienne qui tourne lentement à quand même une vitesse de 260 km/k en bout de pale !) et centaines d’oiseaux tués par machine et par an dont des espèces protégées par ailleurs…

La dimension énergétique est contestable puisque, expérience faite, l’implantation de l’énergie éolienne ne réduit pas les émissions de CO² ! Pour chaque parc éolien, il faut prévoir une centrale thermique au fuel ou au charbon, pour compléter lorsque les éoliennes sont arrêtées (les 3/4 du temps)
Quant à la dimension financière pour 1.000 euros proposés au territoire (collectivités et propriétaires des terrains) il en va 3.000 à 4.000 vers les financiers et ce sont les clients d’EDF qui payent la note par la hausse des tarifs !
L’état cherche 35 milliards pour équilibrer le budget, et on devrait débourser 45 milliards, soit 15 000 machines industrielles importées du Danemark, d’Allemagne et d’Espagne. Un leurre à l’emploi qui sert d’appât pour berner certains élus, et citoyens. Voir toutes infos sur le site de la « Fédération de l’Environnement Durable » qui défend nos droits au niveau National et Européen.

http://environnementdurable.net

Une électricité outrageusement subventionnée, permettant à des « affairistes » de faire fortune sur le dos des consommateurs.
Nicole QUILLIEN, Maire de Mirepoix, a témoigné du soutien de Mirepoix à l’action de PTSPPC et indiqué que: « ce qui s’est passé ce soir aurait pu se tenir dans n’importe quelle petite commune de la com-com car nous avons tous compris que si une commune de notre canton (de Mirepoix) est impactée, c’est nous tous (toutes les communes) que seront impactées. »
Merci Madame le Maire
que l’on pourrait aussi traduire par :
« Chaque commune, petite ou grande, porte la même responsabilité car l’implantation d’éoliennes défigure le paysage des communes voisines de la même manière ».
Un pot de l’amitié offert par l’Office du tourisme a clôturé cette manifestation amicale et pacifique.

Discours du Président de PTSPPC Jean HUILLET
Pour être sûr de n’oublier personne, car vu mon âge j’ai la mémoire qui flanche, je salue MESDAMES et MESSIEURS les élus et je les remercie très sincèrement de leur présence. Je connais leur calendrier très chargé. Mais venir à Mirepoix est toujours un grand plaisir !
Mirepoix, finalement n’est que la proche banlieue de CAMON une étape obligatoire certes avant d’arriver au plus beau village de France. Publicité gratuite non soumise aux droits d’auteur a consommer sans modération !!!
Je voudrais remercier très chaleureusement toutes et tous les participants(e) à ce concours photo ! Le poids des mots le choc des photos !
Bien entendu je dois vous avouer que je suis très touché par le nombre de personnes que je vois devant moi.
Ils sont venus, ils sont tous là !!! de Varilhes, de Lavelanet et même du Chalabrais et sans doute d’ailleurs aussi.
Avec eux, nous les gens du grand pays de Mirepoix, du Pays des Pyrénées Cathare, nous menons une véritable révolte pacifique mais virulente contre un ennemie commun. Notre seul but est de préserver la seule richesse qui nous reste : l’activité touristique.
Dernièrement Bernard Piquemal affirmait dans un compte rendu sur le bilan de l’année touristique que cette activité était la seule qui dans notre pays était porteuse d’emploi pour l’avenir. Conseiller général, responsable de ce secteur son avis ne peut être contesté. Cet avis d’ailleurs est largement partagé par un nombre de plus en plus grand. Il est évident que le tourisme n’a rien a gagner avec l’éolien industriel !!
L’EPAV plateforme européenne contre l’éolien industriel fait remarquer contrairement a ce qu’affirment les sociétés privées que la valeur des biens : maisons, bâtiments, terrains affectés par l’éolien industriel accuse une chute importante (vue infrasons et autres nuisances)
Ceci réduit l’assiette d’impôt et nécessite pour compenser une plus grande pression fiscale ailleurs ! S’ajoute à cela l’augmentation du prix de l’électricité que nous payons tous.
A l’avenir les gens obligés de vivre dans les grosses agglomérations, soumis à un stress toujours plus fort, ayant perdu souvent leurs attaches familiales rurales auront un besoin conscient ou inconscient de se ressourcer dans des ces endroits privilégiés que nous avons su préserver et surtout entretenir.
Nos cantons sans aucune industrie polluante ayant su garder cette douceur apaisante, garants d’une véritable authenticité, ayant la beauté simple des petits villages ruraux sont menacés d’un véritable fléau.
Le travail de nos élus, de leurs services, en particulier l’OT du pays de mirepoix, et bien d’autres structures locales et régionales a débouché sur plusieurs labellisations que beaucoup nous envient. Tout cela est porteur d’espoir pour nous bien sûr mais surtout pour nos générations futures qui n’auront pas à rougir des luttes que nous avons menées.
Dernièrement Mr Sylvain Frémaux Chargé d’études ornithologiques sur nos cantons m’a communiqué une étude récente que je vous conseille de consulter. Je la tiens à votre disposition.
Notre secteur « colline de Sarraute « en particulier lieu prévu pour implanter les 6 premières éoliennes est un site remarquable pour au moins 3 espèces (l’Aigle Botté Le Circaète Jean le Blanc Le Grand Duc d’Europe et de nombreux chiroptères chauves-souris) Elles font partie des espèces protégées à l’échelon national et même européen. Ce chercheur est affirmatif la présence d’éoliennes leur sera fatal. De plus notre pays cathare est sur un des trajets les plus fréquentés par un grand nombre de migrateurs. Il est aujourd’hui certain que la présence d’éoliennes perturbe fortement et de façon définitive ces couloirs migratoires.
Je vous livre la conclusion de l’ensemble de ce rapport qui est édifiant je cite :
Conclusion générale :
L’accent a été porté sur trois espèces l’Aigle botté, le Circaète Jean-le-Blanc et le Grand-duc d’Europe, vu la rareté de ces trois rapaces au niveau national et le côté remarquable de la population présente. Il ne faut pas oublier les autres rapaces qui sont tous protégées par la loi et sensibles au diverses altérations de leur milieu de vie. 11 espèces de rapaces diurnes nichent sur l’ensemble de la zone et 6 autres l’utilisent pour la chasse où le passage migratoire.
Pour toutes ces raisons tous ensembles refusons l’éolien industriel il n’a rien d’écologique, il est très cher, et d’autres pays ont entamé un processus d’abandon de l’éolien terrestre il y a bien une raison à cela.
Par contre développons les autres énergies renouvelables la filière bois en particulier qui permettrait en utilisant uniquement le bois de production de nos forêts de produire au moins autant sinon plus que le potentiel éolien préconisé dans par le schéma régional. Cette filière a en plus l’avantage de créer des emplois à tous les niveaux et non dé-localisables.
Merci de votre écoute bon retour à tous et n’oubliez pas NO PASSARN !!!!
Discours de Claude CAMBUS
Jean Huillet, président de PTSPPC a indiqué les raisons et le contexte de la création de notre association : la diffusion discrète (sinon cachée)Þ du schéma climat air énergie régional et son volet d’implantation d’éolien industriel en Ariège dans le Pays des Pyrénées cathares, réputé favorable.
Cette note explique pourquoi on peut être à la fois favorable au développement des énergies renouvelables, c’est à dire responsable vis à vis de préservation du climat, tout en étant opposé à l’implantation d’éoliennes industrielles en Ariège pour y préserver un environnement naturel riche et authentique.
L’association PTSPPC est favorable aux énergies renouvelables car c’est la suite inévitable de l’épuisement des énergies fossiles que la nature nous a léguées.
Les énergies renouvelables sont essentiellement l’eau (énergie mécanique ou hydroélectrique), le vent, le solaire, la géothermie et la biomasse.
En Ariège, nous produisons énormément d’énergie hydroélectrique (75% de la production totale d’énergie du département), un peu de solaire photovoltaïque, un peu de biomasse (déchets par le biogaz à Berbiac, bois de chauffage, méthanisation) et c’est vrai, très peu d’éolien.
Avons-nous obligation de produire de l’énergie d’origine éolienne ?
Non pour plusieurs raisons :
– Les directives européennes qui traitent du développement des énergies renouvelables fixent des objectifs globaux et laissent chaque État membre maître d’atteindre ces objectifs comme il l’entend avec les différentes énergies renouvelables dont il dispose ;
– Ces objectifs européens sont aujourd’hui contestés parce que définis en contradiction avec la convention d’Aarhus qui stipule l’obligation d’information des peuples concernés, la participation des dits peuples à l’élaboration des objectifs quantitatifs notamment) ;
– En France, les objectifs du Grenelle de l’environnement par filières sont nationaux et n’ont pas à être déclinés jusqu’au niveau territorial du département.
On peut faire de l’éolien, notamment là où c’est le plus efficace et non pas systématiquement partout où il y a un petit peu de vent…
En Ariège, le vent n’est pas très important car nous sommes aux pieds du relief pyrénéen et assez loin du Golfe du Lion. Une campagne de mesures a été effectuée sur les collines du Pic d’Estelle en 2006 et les relevés de février à septembre dont nous disposons font état de vents en général inférieurs à 20 km/h en moyenne. Pour qu’une éolienne produise avec un bon rendement il faut plutôt des vents compris entre 50 et 90 km/h. Nous ne sommes donc pas un territoire réellement favorable à l’éolien.
Alors pourquoi veut-on nous en imposer ?
Parce que c’est intéressant pour les promoteurs qui font avec l’éolien un placement financier intéressant même si la production n’est pas d’une grande utilité pour le réseau électrique. Car chaque kWh produit, même à des moments où on n’en a pas besoin, leur apporte une manne financière.
Nous avons fait les calculs à partir des dossiers que certaine société avait adressés à des maires de notre Pays et qui contenaient des chiffres. Le résultat est éloquent : la marge dégagée par la revente d’électricité à ERDF, qui est obligé de l’acheter dans les ZDE, est partagée en ¼ – ¾ ! Un quart est redistribué au territoire sous forme de taxes, de locations du sol, d’indemnisation de l’utilisation des voiries, voire de cadeaux faits aux collectivités dans le plus grand arbitraire, strictement à la tête du client. Les trois autres quarts vont aux financiers du projet !
Donc quand des élus disent « voilà ce que nous pouvons espérer recevoir pour la commune, l’intercommunalité et le département », sachez que trois fois plus vous échappera obligatoirement ! Mais quelqu’un paiera la totalité : vous par le tarif EDF qui augmentera d’autant, car il n’y a pas de miracle : l’éolien coûte plus cher (8,2 c/kWh) que le prix de production d’EDF aujourd’hui (3,5 c/kWh) et l’augmentation des tarifs liée au développement de l’éolien a déjà été annoncée.
Certains promoteurs ou responsables politiques, pour éviter l’objection du profit réalisé par les financiers de l’éolien, vous parlent « d’investissement citoyen », c’est à dire coopératif, pour que tout le bénéfice revienne au niveau du territoire et de ses habitants… Mais cela n’évitera pas la hausse de tarif de l’électricité pour tout le monde ! D’autre part, l’investissement éolien n’est pas à notre portée ; à production identique il est plus élevé que l’investissement nucléaire ! Un parc de 6 éoliennes de 3 MW coûte 18 millions d’€ ; croyez-vous pouvoir les apporter en investissement citoyen ? Si par exemple toute la communauté de commune du pays de Mirepoix voulait le financer, il faudrait que chaque famille apporte environ 8.000 €… Qui pourrait le faire ?
Passons de l’économie à l’aspect énergétique et interrogeons-nous sur le bienfondé de l’éolien. C’est une source d’électricité intermittente alors que les besoins de l’économie, des services publics et des familles sont des besoins permanents. Cette source qui produit moins de 2.000 heures équivalentes de la puissance installée nécessite donc à coté des investissements complémentaires pour les heures sans vent ou insuffisamment ventées. Ce sont des moyens de production à démarrage rapide principalement des turbines à gaz ou à fioul. Si elles sont moins chères à l’investissement, elles produisent énormément de CO², donc mauvais point pour le climat !
Avec le recul de l’expérience il a été constaté que dans les zones faiblement ventées, le fonctionnement irrégulier des générateurs éoliens entraîne un fonctionnement irrégulier des turbines à gaz ou a fioul ce qui dégrade leur rendement et au bout du compte, ces turbines à gaz ou a fioul produisent plus de CO² que si elles étaient installées seules, sans éoliennes, pour produire de l’électricité en continu à l’optimum de leur rendement. Donc dans un cas comme l’Ariège où le régime des vents n’est pas fameux, les éoliennes au final n’auraient même pas d’impact positif pour la lutte contre le réchauffement climatique.
Venons-en maintenant aux nuisances : elles sont de plusieurs types.
Le premier est évidemment l’impact sur la santé.
La question du bruit est la première évoquée. Mais il se dit tout et n’importe quoi sur le bruit. Un promoteur de l’éolien nous disait récemment dans un débat que les infra sons n’existaient pas pour les humains puisque leur oreille ne peut les entendre… Sauf que les infra sons (plus bas que les basses de vos amplis) mettent les cellules du corps en vibration (vous les sentez parfois au cinéma mais ce n’est pas permanent !) et engendrent le syndrome éolien qui se traduit par des perturbations et privations de sommeil, des maux de tête, des acouphènes (tintement dans les oreilles), la sensation d’augmentation de la pression à l’intérieur de l’oreille, des étourdissements, des vertiges, des nausées, des troubles de la vue, la tachycardie (rythme élevé du cœur), l’irritabilité, des problèmes de concentration et de mémoire, des passages de panique associés aux sensations de mouvement ou de palpitation à l’intérieur du corps qui surviennent pendant l’éveil ou le sommeil (étude Nina Pierpont 2009, étude Nicole Lachat 2011, biologiste, Dr ès sciences).
S’y ajoute évidemment dans la zone des sons que nous percevons la perte de silence ! Nous avons la chance en Ariège d’avoir encore des villages à l’écart des départementales fréquentées dans lesquels le silence existe, en dehors des heures de jour où les activités humaines s’exercent, avec pour seuls sources de bruit les oiseaux le matin (mesurés à 32 db à Montcimet dans le Morvan) et les insectes le soir et la nuit (mesurés à 23 dB). Or une éolienne de forte puissance comme celle que l’on veut nous imposer provoque un bruit de 120 dB an niveau de la nacelle et l’ADEME et à ce niveau il est certain qu’on est encore à plus de 45 dB à 500 m distance à laquelle une machine peut être placée par rapport à une habitation. Soit bien plus que les 35 dB constituant le niveau de bruit de fond maximal admis par la Nouvelle Réglementation Acoustique à l’intérieur d’un logement.
Pour des raisons de santé, l’Organisation Mondiale de la Santé recommande des seuils plus bas pour le bruit nocturne que ceux respectés actuellement dans la plupart des pays – surtout quand le bruit contient des sons de basse fréquence.
Pour l’éolien, l’Académie de médecine (française) préconise une distance minimale de 1.500 m de toute habitation. Ceci prouve bien qu’on nous ment lorsqu’on dit que les éoliennes ne font pas de bruit…
Il n’y a pas que le bruit, il y a aussi des effets visuels, les effets stroboscopiques quand les pales interagissent entre votre champ visuel et le soleil. C’est le même effet que celui des arbres au bord des routes qui gênent à certaines heures certains conducteurs qui peuvent avoir des vertiges ou des pertes de conscience par cet effet.
Pour ceux qui ont les éoliennes en vision directe il y a aussi les feux à éclat qui signalent ces machines de grande hauteur et qui toute l’année envoient leurs signaux de nuit…
Le deuxième est l’impact sur l’environnement naturel.
Certains n’hésitent pas à baptiser les éoliennes industrielles d’épouvantail à touristes. Ce sont également des machines dangereuses pour la faune. Enfin ce sont des « établissements industriels » qu’on vient placer au cœur d’une nature préservée.
Épouvantails à touristes, impacts paysagers : comme nous avons peu de vent, il faut des machines qui aillent le capter le plus haut possible. Double conséquence : les machines doivent être placées en haut des crêtes donc en covisibilité maximale des deux côtés des collines ; et ce sont des machines de 150m de haut en bout de pales c’est dire souvent aussi hautes que le relief qui les supporte. C’est une destruction indiscutable de la perspective paysagère des habitants des villages qui les voient.
À cela il convient d’ajouter les voies d’accès dont les promoteurs éoliens disent pudiquement qu’elles font 4,50 m de large… Mais pour acheminer en haut des collines des éléments de 50 m de long (mât en deux tronçons et pales) il faut dans les courbes élargir l’espace découvert à 20 m. C’est de l’autoroute là où il n’y avait que des chemins ruraux…
Et la mise en place des éoliennes, ce sont des centaines de tonnes de terre à enlever et à remplacer par des centaines de tonnes de béton et de ferrailles, avec les norias de camions que cela sous-entend. Qui peut croire que la tranquillité n’en sera pas affectée pendant le chantier puis pendant l’exploitation et l’entretien ? Le remplacement d’une pale endommagée sera un convoi exceptionnel plus imposant que celui d’une aile d’Airbus A380, et on a vu ce que ça imposait entre Bordeaux et Toulouse !
Destruction partielle de la faune incompatible avec les espèces protégées : si les pales de l’éolienne vous paraissent tourner lentement (14 tours par minute) faites un calcul rapide et vous obtiendrez une vitesse en bout de pale de 263 km/h ! Comment voulez-vous que des oiseaux ou des chauves-souris puissent l’éviter ?
Les controverses entre partisans et adversaires ne peuvent rien contre ce chiffre ! Même si certains oiseaux peuvent les contourner cela perturbe leur habitat et leur zone de nourriture et en fait fuir une quantité notable. Chaque éolienne tue dans l’année une centaine d’animaux alors que pour les espèces protégées un chasseur pris en flagrant délit courrait une lourde peine pour un seul. Ici, l’éolien altérerait la vie de nombreuses espèces : aigle botté, circaète jean le blanc, grand-duc d’Europe, bondrée apivore, buse variable, faucon crécerelle, busard saint martin…
Le troisième est la dégradation de l’environnement historique et patrimonial
L’implantation de ZDE et de parcs éoliens pose aussi le problème de la cohabitation avec des sites classés qui font la richesse et la justification de notre classement en Pays d’Art et d’Histoire des Pyrénées Cathares. Que penser de la cohabitation entre un parc éolien et la perspective de Camon, du château de Lagarde, celle de Montségur ou visible depuis Mirepoix ?
Notre département est riche de sa préhistoire, un parc lui est dédié à Tarascon. Il est riche de son art roman. Il est riche de son appartenance au territoire cathare. Il offre aux touristes et vacanciers un espace incomparable de nature, de culture et de monuments. Nous voulons améliorer notre offre touristique car elle est dans l’immédiat la ressource disponible pour maintenir une vie et une activité au Pays. Nous avons vu dans des publications récentes que l’Ariège avait des efforts à faire en termes d’accueil. Nous soutenons tous les efforts en ce sens. Mais si nous acceptons de polluer notre Pays avec des parcs de production éoliens industriels, notre offre touristique en souffrira d’autant.
Le quatrième est la perte de valeur du foncier
Depuis quelques années on commence à briser le mur du silence et des omissions des promoteurs de l’éolien. Le 27 novembre 2008, sur « France 2 » était évoqué la perte totale de valeur : une maison à moins de 600 m des éoliennes personne ne l’achètera. En 2009, sur TF1 13 heures le 28 juillet le dossier présentait un village où la décote était estimée à 20% à 30% sur la valeur des biens en vente.
Pour quelques milliers d’euros, des municipalités et des propriétaires de terrains croyant sincèrement ou non à l’utilité de l’énergie éolienne pour notre Pays, seraient prêts à autoriser des implantations d’éoliennes sans mesurer que des particuliers pourraient faire valoir un préjudice subi sur leur propriété. La justice contraindrait alors ces élus et propriétaires indemniser ce préjudice !
Le cinquième est le déficit commercial et d’emplois
Contrairement à ce qui nous est annoncé par les promoteurs (création d’emplois), l’implantation de parcs éoliens n’apportera rien en emploi pour l’Ariège. Si malgré notre action quelques éoliennes sont installées, le ou les techniciens nécessaires à leur exploitation et leur entretien seront basés à Toulouse ou à Narbonne mais pas à Pamiers ni à Foix !
Et pour le commerce extérieur, sur 3 millions d’euros que coûte une éolienne de 150m et de 3MW, plus de 75% viennent de l’étranger (Danemark, Allemagne) car à ces niveaux d’investissements les appels d’offres sont internationaux et dans ces pays où le marché de l’éolien s’effondre les entreprises qui fabriquent les machines sont prêtes à casser les prix !
Quant à la part perdue des entreprises de travaux publics sur les aménagements d’accès, les terrassements de fondations et de pose des câbles électriques, il sera beaucoup plus utile pour l’avenir de l’Ariège qu’elle soit compensée par les travaux sur le réseau routier pour désenclaver le Pays des Pyrénées cathares.
La contribution de l’Ariège au développement des énergies renouvelables ?
La façon pour l’Ariège, de répondre aux objectifs du Grenelle de l’environnement, ne passe pas par l’éolien pour les raisons que l’on vient de voir. Notre département est riche de ses forêts ; et le bois est toujours la première source de biomasse utilisée dans le monde.
En Ariège, seulement un sixième du potentiel « bois renouvelable » est exploité (200.000 m3/an sur 1.200.000 m3 de bois produits/an). Même si les conditions de relief et la nature des essences ne permet pas d’utiliser la totalité de ce potentiel, on peut sans exagérer viser au doublement de l’utilisation actuelle de cette ressource. La filière bois (biomasse) présente de nombreux avantages sur l’éolien.
L’Ariège produit déjà plus d’électricité renouvelable qu’elle n’en consomme, elle n’est donc pas mauvais élève de ce point de vue. En revanche, pour le chauffage des locaux elle utilise 116 ktep de petrole et de gaz qu’elle importe et seulement 50 ktep de bois qu’elle produit. On comprend que le doublement du bois de chauffage outre qu’il créerait des emplois supplémentaires locaux, réduirait la dépendance externe du département de près de 50% en réduisant le gaz et le fioul correspondant.
Avec chaufferies et réseaux de chaleur, et développement du bois pour le chauffage domestique, nous contribuerons effectivement au développement des énergies renouvelables sans subir les inconvénients de la production aléatoire des éoliennes.
La filière bois est également vertueuse vis à vis du carbone, qu’on transforme le bois en énergie ou qu’on l’utilise en bois d’œuvre ; dans ce dernier cas un kg de bois « piège » un kg de CO² !
On ne peut qu’être sensible au fait qu’elle est très positive en emplois, et notamment en emplois qualifiés comme en emplois peu qualifiés – ce qui n’est pas à négliger dans un département qui finance plus de 5000 RSA.
Elle contribue essentiellement à la valeur ajoutée locale alors que l’éolien fait – pour plus de 75 % de l’investissement – appel à des importations. Elle ne pèse pas sur le prix de l’électricité.
Contrairement à l’éolien, elle n’est pas un handicap pour le tourisme parce que la forêt peut s’exploiter sans coupes à blanc, pour préserver la qualité des paysages ; rien à voir avec l’éolien qui polluerait la beauté sauvage des collines et des montagnes Ariégeoises.
La filière solaire photovoltaïque a eu aussi un essor important tant dans l’habitat individuel que dans les bâtiments agricoles et dans quelques installations industrielles (pas loin d’ici, Sabaranis à Saint Amadou qui produit 8,5 MW). Mais avec un prix de rachat par ERDF supérieur à 40 c/kWh elle pèse davantage encore que l’éolien sur les prix de l’électricité et certains pays d’Europe ont décidé, crise oblige, de supprimer les subventions à cette forme d’énergie ce qui évidemment stoppe tout développement.
Pour conclure
Le graphique ci-dessous est parlant :
La carte de gauche montre que les éoliennes sont implantées là où il y a le plus de vent et notamment le Nord, la Champagne, la Bretagne et le Languedoc Roussillon. En revanche on n’en voit peu là où il y a des enjeux touristiques majeurs comme la côte d’azur !
Le solaire quant à lui est davantage implanté là où il est le plus présent c’est dire le long de l’atlantique et au Sud d’une ligne Bordeaux Toulouse Gap…
Pour l’Ariège, l’éolien est un leurre, nous ne nous le laisserons pas imposer !
Þ Un courrier de la Région annonçant la consultation et donnant le lien de téléchargement du dossier est arrivé dans nos mairies vers le 21-23 décembre 2011 soit juste à la « trêve des confiseurs » et en tous cas bien après l’ouverture de la consultation !
Discours de Jean-Luc BENET Président de « Le Cri du Vent »
Notre association, qui compte elle aussi plus de 200 adhérents, se bat depuis 4 ans pour préserver la principale richesse du Pays Cathare : ses paysages authentiques et préservés. Et si nous sommes ici aujourd’hui, à Mirepoix, c’est que pour nous, le Pays Cathare ne s’arrête pas à une frontière administrative. Les sites et les paysages du Kercorb, ce sont aussi les vôtres, et réciproquement, nous sommes nous aussi les dépositaires du patrimoine naturel et bâti du pays de Mirepoix
On connaît aujourd’hui les versions définitives des schémas régionaux éoliens du Languedoc Roussillon et de Midi Pyrénées. Pour ce qui est du Languedoc Roussillon, alors qu’il y a actuellement 200 éoliennes industrielles dans la région, le schéma prévoit de porter ce nombre à 1000 machines en 2020, soit 100 machines supplémentaires par an, auxquelles vont s’ajouter les 26 machines supplémentaires annuelles de la région voisine de Midi Pyrénées.
Si nous ne réagissons pas, c’est par centaines que ces nouvelles machines infernales, seront implantées prioritairement dans les zones décrétées favorables par les deux Schémas Régionaux Eoliens : CHEZ NOUS, en plein Pays Cathare, dans la Haute Vallée de l’Aude, le Kercorb, le pays d’Olmes et le Mirapicien.
En matière d’éolien industriel, les conseils municipaux portent une lourde responsabilité, puisque ce sont eux qui, à ce jour, ont le dernier mot. S’ils sont contre, il ne peut pas y avoir d’éolienne industrielle sur le territoire de la commune. D’ores et déjà, à la suite des informations que nous leur avons apportées, de nombreuses communes ont demandé à sortir de la zone favorable du schéma régional. Par contre, certaines municipalités, attirées par l’appât du gain et alléchées par les revenus mirobolants promis par les promoteurs ont déposé des demandes de ZDE.
Il faut que les élus de ces communes se rendent compte qu’ils font fausse route.
Tôt ou tard, les petites communautés de communes seront rattachée à des communautés de communes plus importantes soumises au régime de la fiscalité professionnelle unique, et à ce moment la, c’est elles qui percevront à la place des communes la quasi totalité des revenus de l’éolien
La commune partagera donc avec ses malheureuses voisines auxquelles elle les aura imposées, les nuisances des éoliennes, sans même avoir pour elle les ressources financières espérées.
Enfin je voudrais rappeler qu’en 2010, la consommation d’électricité du Languedoc Roussillon a augmenté de 6,5 %, alors que la production d’électricité éolienne de la région n’a couvert que 6,3 % de cette consommation. C’est-à-dire que la production des éoliennes n’a même pas couvert l’augmentation de la consommation, c’est à dire encore que loin de se substituer à de l’électricité nucléaire, elle s’y est ajoutée.
Plutôt que d’acheter très cher au Danemark ou à l’Allemagne des éoliennes qui vont encore alourdir la dette de l’état et nous pourrir la vie il serait infiniment plus efficace et créateur d’emplois locaux d’investir massivement dans les économies d’énergie et de développer les énergies renouvelables à partir de nos ressources locales : le solaire et la filière bois.
Les maires de l’Aude viennent d’être informés que le Schéma Régional Eolien du Languedoc Roussillon va faire l’objet d’une consultation publique du 15 octobre au 14 décembre.
Il va falloir plus que jamais nous mobiliser, faire le siège des sous-préfectures pour faire connaître notre opposition, exiger de nos élus qu’ils organisent des réunions publiques d’information contradictoires, et les mettre devant leurs responsabilités.
C’est véritablement l’avenir de ce pays va se jouer dans les semaines qui viennent : ou il deviendra une gigantesque vitrine de l’éolien industriel, ou il resta ce pays authentique et protégé ou il fait bon vivre et accueillir les citadins en mal de nature qui viennent se ressourcer et reprendre l’énergie dont ils auront bien besoin tout le reste de l’année.
Jean Luc Bénet.
Président Cri du Vent.

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QUELQUES LIENS INTERESSANTS à « cliquer »
Publié le 11 octobre 2012 | Par administrateur

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/10/05/97002-20121005FILWWW00517-les-anti-eoliens-ue-critiquent-la-france.php

http://www.ariegenews.com/ariege/communes/2012/53190/mirepoix-dynamisme-et-nouvelle-directrice-pour-l-office-de-tourisme-in.html

http://www.windturbinesyndrome.com/img/WTS-Abridged-French-4-26-10.pdf

http://asset.rue89.com/files/Eoliennes_et_sante_humaine-Nicole_Lachat.pdf

http://asso.acide89.free.fr/news_eol.pdf

http://www.adere-egreville.org/eoliennes/medias/france2081127.php

http://www.ventdecolere.org/archives/nuisances/Dr%20Pierpont%2021-10-2006%20.pdf

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TF1 et la 2 parlent des éoliennes
Publié le 5 octobre 2012 | Par administrateur
à voir sur You Tube :

http://youtu.be/lIHM8tERxio

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Communiqué de la » FED «
Publié le 4 octobre 2012 | Par administrateur
Communiqué de presse
Paris le 3 octobre 2012
Eolien : La Fédération Environnement Durable attaque en justice les préfets de région
La Fédération Environnement Durable (FED), plusieurs centaines d’associations et des milliers de particuliers, ont déposé des recours juridiques pour faire annuler tous les Schémas Régionaux Climat Air Énergie (SRCAE)* et leurs volets les Schémas Régionaux Éoliens (SRE) qui ont été signés par les Préfets de Région.
Ces recours concernent actuellement l’Alsace, l’Aquitaine, l’Auvergne, la Bourgogne, le Centre, la Champagne- Ardennes, et Midi-Pyrénées.
De nouvelles actions sont en cours ou programmées dans les régions qui n’ont pas encore finalisé leurs SRCAE : Basse Normandie, Bretagne, Franche Comté, Haute Normandie, Ile de France, Languedoc- Roussillon, Lorraine, Nord Pas de Calais, Pays de Loire, PACA, Poitou- Charentes, Rhône-Alpes.
Concernant les schémas Régionaux Éoliens (SRE) la FED dénonce une totale absence de transparence démocratique tant dans leurs conceptions que dans la consultation publique qui en a été faite. Elle condamne le ravage programmé de la France par des dizaines de milliers d’éoliennes. Dans certaines régions les SRE autoriseraient des implantations dans plus de 80% des communes impactant la presque totalité du territoire régional **.
Ces projets actuels consistant à inonder la France de plusieurs dizaines de milliers d’éoliennes industrielles sont ruineux et contraires à l’environnement concernant les émissions de gaz à effet de serre. Tant qu’on ne saura pas stocker l’électricité, des sources aléatoires comme l’éolien engendreront des dizaines de centrales thermiques pour réguler leur fonctionnement comme le fait actuellement l’Allemagne qui construit 23 centrales de production d’électricité à charbon.
Ce programme éolien lourdement subventionné avec de l’argent public entraînera une hausse de 50% du tarif de l’électricité des ménages alors que quatre millions ne peuvent déjà plus payer leur facture. Il dégradera aussi la compétitivité de l’industrie française et il détruira des centaines de milliers d’emplois.
La FED réaffirme que la véritable transition énergétique consiste en priorité à soutenir les économies d’énergie des particuliers et des entreprises, à renforcer la recherche et le développement en matière d’efficacité énergétique
> > Contacts presse:
Jean-Louis Butré
tel : 06 80 99 38 08
contact@environnementdurable.net
> > Michel Broncard
tel : 06 23 80 71 93
michel.broncard@orange.fr
> > Hervé Texier
tel : 06 89 58 70 27
vdcenpb@yahoo.fr
> > *Les schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie ou SRCAE) sont des schémas régionaux créés par les lois Grenelle I et Grenelle II. Ces schémas doivent intégrer dans un seul cadre divers documents de planification ayant un lien fort avec l’énergie et le climat, notamment les schémas éoliens. Ils sont élaborés par les conseils régionaux et signés par les préfets de région.
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« le Cri du Vent » à Montjardin
Publié le 2 octobre 2012 | Par administrateur
Discours Cri Du Vent Sept 2012 à Montjardin.
Si vous avez répondu massivement à l’appel du Cri du vent et des associations de protection de l’environnement de la Haute Vallée de l’Aude et de l’Ariège, c’est que vous avez conscience que l’avenir du Pays Cathare, de ses paysages authentiques et préservés est en train de se jouer. On connaît aujourd’hui les versions définitives des schémas régionaux éoliens du Languedoc Roussillon et de Midi Pyrénées.
Pour ce qui est du Languedoc Roussillon, alors qu’il y a actuellement 200 éoliennes industrielles dans la région, le schéma prévoit de porter ce nombre à 1000 machines en 2020, soit 100 machines supplémentaires par an, auxquelles vont s’ajouter les 26 machines supplémentaires annuelles de la région voisine de Midi Pyrénées.
Si nous ne réagissons pas, c’est par centaines que ces nouvelles machines infernales, seront implantées prioritairement dans les zones décrétées favorables par les deux Schémas Régionaux Eoliens :
CHEZ NOUS, en plein Pays Cathare, dans la Haute Vallée de l’Aude, le Kercorb, le pays d’Olmes et le Mirapicien, qui ne sont pas d’ailleurs des zones particulièrement ventées.
Mais le schéma nous dit que, je cite, « la technologie des éoliennes a évolué, et permet d’exploiter des zones moins ventées ». En réalité, ce miracle de la technologie, il est connu depuis la nuit des temps par les marins à voile, quand il y a moins de vent on augmente la voilure.
Donc, les nouvelles éoliennes sont tout simplement beaucoup plus grandes, avec des pales qui culminent à 150 Mètres, la moitié de la tour Eiffel !
En matière d’éolien industriel, les conseils municipaux portent une lourde responsabilité, puisque ce sont eux qui ont le dernier mot. S’ils sont contre, il ne peut pas y avoir d’éolienne industrielle sur le territoire de la commune. D’ores et déjà, à la suite des informations que nous leur avons apportées, de nombreuses communes ont demandé à sortir de la zone favorable du schéma régional.
Par contre, certaines municipalités, Montjardin, Corbières, mais aussi Bouriège, Toureilles, et quelques autres, alléchés par les revenus mirobolants promis par les promoteurs ont déposé des demandes de ZDE.
Si nous sommes précisément ici à Montjardin aujourd’hui, c’est pour leur dire qu’ils font fausse route Tôt ou tard, les petites communautés de communes seront rattachée à des communautés de communes plus importantes soumises au régime de la fiscalité professionnelle unique, et à ce moment-là, c’est elles qui percevront à la place des communes la quasi-totalité des revenus de l’éolien.
La commune partagera donc avec ses malheureuses voisines auxquelles elle les aura imposées, les nuisances des éoliennes, sans même avoir pour elle les ressources financières espérées.
Enfin je voudrais rappeler qu’en 2010, la consommation d’électricité du Languedoc Roussillon a augmenté de 6,5 %, alors que la production d’électricité éolienne de la région n’a couvert que 6,3 % de cette consommation.
C’est-à-dire que la production des éoliennes n’a même pas couvert l’augmentation de la consommation, c’est à dire encore que loin de se substituer à de l’électricité nucléaire, elle s’y est ajoutée.
Plutôt que d’acheter très cher au Danemark ou à l’Allemagne des éoliennes qui vont encore alourdir la dette de l’état et nous pourrir la vie il serait infiniment plus efficace et créateur d’emplois locaux d’investir massivement dans les économies d’énergie et de développer les énergies renouvelables à partir de nos richesse locales : photovoltaïque et filière bois.
Le Schéma Régional Eolien du Languedoc Roussillon va faire prochainement l’objet d’une consultation publique, exigeons de nos élus qu’ils organisent des réunions publiques d’information contradictoires.
Nous avons le droit de savoir ce que certains rêvent de faire de ce territoire qui est notre bien commun, et le devoir de faire savoir ce que nous voulons qu’il devienne.
Ou ce pays deviendra une gigantesque vitrine de l’éolien
industriel, ou il restera ce pays authentique et protégé ou il fait bon vivre et accueillir les citadins en mal de nature qui viennent se ressourcer et reprendre l’énergie dont ils auront bien besoin tout le reste de l’année.
Jean Luc Bénet.
Président de l’Assoc. Cri du Vent.
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AUDE et ARIEGE même combat » NO PASSARAN «
Publié le 29 septembre 2012 | Par administrateur | Modifier
Discours du Président de l’association « PTSPPC » à la manif des associations qui sont contre l’éolien industriel, qui a eu lieu ce samedi 29 septembre à Chalabre et Montjardin:
Président de la toute nouvelle association PTSPPC créée au printemps et qui compte aujourd’hui plus de 200 membres je suis venu apporter mon soutien à votre action.
Votre combat contre l’éolien industriel dans le Chalabrais est aussi le notre dans le Mirapicien. Nous luttons contre le même envahisseur : les promoteurs des sociétés privées qui veulent s’emparer de nos collines pour réaliser de gros bénéfices à nos dépends !!
Ils tentent de dissimuler leurs véritables intentions en se drapant de vertus écologiques et se posant en sauveurs de notre planète.
La vérité est toute autre
Lorsqu’ils prennent l’Allemagne en exemple pour nous culpabiliser, nous leurs opposants ils oublient volontairement de nous dire que le développement incontrôlé de l’éolien dans ce pays fait que le citoyen allemand paye le KW le plus cher d’Europe. En toute discrétion l’état allemand vient de mettre en route 23 centrales au charbon pour compenser l’intermittence de la production éolienne. En période de consommation élevée ils sont même obligés de nous acheter du courant. L’éolien n’a donc rien résolu chez eux si ce n’est de défigurer leurs paysages !! Le taux d’émission des gaz à effet de serre a même augmenté en raison de la mise en route de ces mêmes centrales au charbon.
Georges METANOMSKY chercheur allemand vient de publier une étude qu’il a intitulé « le désastre éolien allemand » je l’ai à votre disposition. Entre autre il précise que les 14278 éoliennes en activité ne produisent que 0,4% de l’énergie électrique allemande !! Pire si elles produisaient toutes au maximum de leur capacité au même instant T elles ne dépasseraient pas 3%.
L’Espagne que ces mêmes promoteurs nous donnent comme l’Eldorado Eolien industriel doit payer pour ce développent éolien 7 milliards par an pendant 20 ans en subventions aux énergies renouvelables, alors que ce pays est au bord de la faillite financière !!!!L’EPAV plateforme européenne contre l’éolien industriel fait remarquer contrairement a ce qu’affirment les sociétés privées que la valeur des biens : maisons, bâtiments, terrains affectés par l’éolien industriel accuse une chute importante (vue infrasons et autres nuisances)
Ceci réduit l’assiette d’impôt et nécessite pour compenser une plus grande pression fiscale ailleurs ! S’ajoute à cela l’augmentation du prix de l’électricité que nous payons tous. Merci à l’éolien industriel !!!
Le Conseil Mondial pour la Nature insiste sur l’effet désastreux des éoliennes géantes sur l’environnement. La société espagnole d’ornithologie révèle que les éoliennes tuent en Espagne 6 à 18 millions d’oiseaux ; rapport que le gouvernement n’avait pas rendu public jusqu’à aujourd’hui !! Là encore les sociétés privées tentent par tous les moyens de minimiser ce phénomène il faut savoir que les ornithologues qu’elles engagent doivent signer une clause de confidentialité lors de leur embauche.
Pourquoi tant de mensonges de leur part !!A vous de juger !!
Après ces réflexions d’ordre général je voudrais revenir sur notre propre territoire. Le Pays des Pyrénées Cathare qui englobe les 3 cantons de Chalabre Mirepoix Lavelanet est fortement menacé par ce fléau ! Je demeure cependant optimiste lorsque je constate que 20 communes ont délibéré contre l’éolien industriel. Pour ma communauté de communes de Mirepoix compte tenu des votes des 12 communes contre il y a plus de 60% de la population qui refuse l’éolien.
La question que l’on est en droit de se poser est de savoir si une commune peut imposer à ses voisines qui l’ont refusé un parc éolien. ?
Je terminerai mon intervention en faisant remarquer que nous sommes pour les énergies renouvelables telles que la filière bois, le photovoltaïque, la biomasse, l’hydroélectrique qui créent des emplois non dé localisables contrairement à l’éolien.
Enfin le développement de la politique touristique fortement engagée sur l’ensemble de nos territoires n’a rien à gagner ni à attendre de l’implantation d’éoliennes géantes dans nos paysages
J HUILLET Président de l’ Association PTSPPC (préservation du tourisme et des sites du pays des pyrénées cathares)
Claude Cambus communique: où est l’intérêt général?
Publié le 7 septembre 2012 | Par administrateur | Modifier

http://www.ariegenews.com/news-52059.html

Ariegenews le 06/09/2012 | 18:20
Il n’est pas de jour qu’on rappelle les difficultés dans lesquelles notre pays, l’Europe entière, se débattent du fait d’une crise financière sans précédent.
Notre Président et son gouvernement y font référence pour expliquer que bien des projets sont de ce fait irréalisables dans l’immédiat.
Il devient très difficile de financer les investissements et ici en Ariège, le SMDEA qui par délégation de la majorité des communes gère la distribution de l’eau et l’assainissement collectifs ne peut pas réaliser son programme de travaux 2012 parce qu’il ne peut obtenir des banques les 2 millions d’euros dont il a besoin…

Or dans le même temps, on entend dire que sur le Pays des Pyrénées cathares, une société de promotion de l’énergie éolienne veut réaliser un parc de 6 machines de 3 MW chacune soit 18 MW. Le coût est de 18 millions d’euros (un million d’euros par MW).
Ainsi on pourrait se retrouver dans la situation où un service d’intérêt général (le SMDEA) ne parviendrait pas à financer un programme de 2 millions d’euros nécessaire pour respecter les impératifs de salubrité publique et de respect de l’environnement (assainissement) pendant que des intérêts particuliers (capitalistes ou coopératifs peu importe) pourraient investir 18 millions d’euros dans une production d’énergie dont la France, pas plus que l’Ariège, n’a réellement besoin aujourd’hui.
La seule autorité qui peut éventuellement, au nom de l’État, faire que les moyens financiers n’aillent pas à l’inutile (et à l’augmentation conséquente du prix de l’électricité pour les clients) est le Préfet qui peut refuser de signer la création d’une zone de développement éolien.
Quand on sait l’opposition que ce projet éolien suscite, on ne peut qu’espérer que le Préfet de l’Ariège fasse le bon choix!
Par email, Claude Cambus, Ancien conseiller économique et social, Délégué pour l’Ariège de la ligue urbaine et rurale pour l’amélioration du cadre de vie
L’ONU épingle les énergies renouvelables européennes
Publié le 2 septembre 2012 | Par administrateur | Modifier
Le 31 août 2012 par Stéphanie Senet Les politiques de l’UE en faveur des ENR sont fragilisées
Nouveau coup dur pour l’éolien et pour les énergies renouvelables européennes. Un organisme onusien a décrété que les politiques de soutien mises en place dans l’Union ne respectaient pas la convention internationaled’Aarhus, faute d’une insuffisante participation du public. De quoi fragiliser un peu plus leur développement.
Encore peu connue, l’Unece risque de voir sa popularité grandir dans les prochaines semaines. La Commission économique pour l’Europe des Nations unies (1) a communiqué le 16 août une décision importante qui remet en cause la directive européenne de 2009 sur la promotion des énergies renouvelables. Son comité de conformité, en charge de l’application de la convention internationale d’Aarhus dont elle est à l’origine, a en effet confirmé ses projets de conclusions publiées le 4 mai (voir JDLE).
En résumé, ce comité formule trois griefs. Il estime que la Commission européenne n’a pas mis en place de cadre réglementaire approprié pour l’adoption par les Etats membres de plans nationaux d’action sur les énergies renouvelables issus de la directive de 2009. En clair, l’article 7 de la convention (2), qui garantit la participation du public aux décisions environnementales, n’est pas respecté.
Deuxième conclusion: Bruxelles aurait dû surveiller la mise en œuvre de ce plan en Irlande (l’action a été lancée à l’origine par un simple citoyen irlandais membre de l’EPAW, une fédération anti-éolien). Enfin, l’article 3 de la convention est également violé par absence de cadre favorisant l’information du public (l’un des autres principes fondamentaux de la convention) dans la réglementation européenne.
Le document va même plus loin puisqu’il établit trois recommandations à destination de l’Union. Celle-ci est invitée à diagnostiquer le respect par ses Etats membres de l’article 7 de la convention dans leurs plans nationaux d’action. L’existence d’une simple participation dans la législation n’est d’ailleurs pas suffisante. Il faut encore que des délais suffisants d’information soient prévus et que la participation soit réelle. Enfin, le dispositif actuel d’évaluation des plans doit être revu dans cette perspective.
Quel est l’impact de cette décision? Il est surtout indirect. En effet, pour ne pas heurter les Etats membres, le comité de conformité n’a pas été conçu comme un tribunal dont les décisions s’imposent immédiatement aux parties. Ses conclusions ne sont donc pas obligatoires. Composé de 9 professeurs de droit de l’environnement, il est toutefois le garant de la bonne application de la convention d’Aarhus sur le plan international. Et ses décisions pourraient être évoquées à l’occasion de futurs procès.
Par ailleurs, cette décision montre que ce comité monte en puissance. «Jusqu’à présent, il était plutôt timide. En 2009, dans une affaire impliquant la participation du public en France à la création de l’incinérateur de Fos-sur-Mer, il avait jugé que la convention d’Aarhus était respectée, tout en recommandant certaines améliorations. Aujourd’hui, c’est différent, on est face à un organisme juridictionnel supra-européen qui contrôle l’adoption des directives européennes», avait déclaré au JDLE en juin Carl Enckell, avocat spécialisé en environnement.
La justice européenne elle-même a reconnu le 14 juin que la convention d’Aarhus permettait à des ONG européennes de demander à Bruxelles le réexamen de certains textes (voir JDLE). Il y a donc fort à parier que la convention soit plus largement évoquée lorsqu’une mesure environnementale est contestée sur le plan national comme européen, y compris par des militants anti-éolien. Cela représente une grande partie de l’arsenal juridique, depuis les aides d’Etat aux ENR jusqu’aux décisions encadrant leur déploiement au niveau local. Cela risque aussi de plomber le développement des énergies propres, dont l’objectif européen est d’atteindre 20% de la consommation d’énergie en 2020.
(1) Il s’agit de l’une des 5 commissions de l’Ecosoc, le Conseil économique et social des Nations unies. Elle a été créée en 1947 pour encourager la coopération entre ses 56 Etats membres, dont l’UE, les Etats-Unis, le Canada mais aussi Israël et plusieurs Etats d’Asie centrale.
(2) Chaque partie prend les dispositions pratiques ou autres voulues pour que le public participe à l’élaboration des plans et des programmes relatifs à l’environnement dans un cadre transparent et équitable, après lui avoir fourni les informations nécessaires. Dans ce cadre, les paragraphes 3, 4 et 8 de l’article 6 s’appliquent. Le public susceptible de participer est désigné par l’autorité publique compétente, compte tenu des objectifs de la présente convention. Chaque partie s’efforce autant qu’il convient de donner au public la possibilité de participer à l’élaboration des politiques relatives à l’environnement.
(3) Chaque partie prend les mesures législatives, réglementaires ou autres nécessaires, y compris des mesures visant à assurer la compatibilité des dispositions donnant effet aux dispositions de la présente convention relatives à l’information, à la participation du public et à l’accès à la justice, ainsi que des mesures d’exécution appropriées, dans le but de mettre en place et de maintenir un cadre précis, transparent et cohérent aux fins de l’application des dispositions de la présente convention.

http://www.unece.org/fileadmin/DAM/env/pp/compliance/C2010-54/Findings/C54_EU_Findings.pdf

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RECOURS CONTRE LE SRCAE/SRE de Midi-Pyrénées
Publié le 30 août 2012 | Par administrateur | Modifier
RECOURS POUR EXCÈS de POUVOIR
contre l’arrêté portant approbation du Schéma Régional Air Climat Énergie
et son annexe le Schéma Régional Eolien pour Midi-Pyrénées
(arrêté n° 2012/214 en date du 29 juin 2012
et publié au recueil spécial des Actes administratifs du même jour )
Requête à Monsieur le Préfet de la Région Midi-Pyrénées,
dénoncée ce jour à Monsieur le Président du Conseil régional de Midi-Pyrénées.
Le 24 août 2012
Monsieur le Préfet de région
Place St Etienne
31000 TOULOUSE
Monsieur le Préfet,
Nous vous prions de trouver ci-joint le
recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté portant approbation du Schéma Régional Air
Climat Énergie et son annexe le Schéma Régional Éolien pour Midi-Pyrénées (arrêté n°
2012/214 en date du 29 juin 2012 et publié au recueil spécial des Actes administratifs du
même jour ). Ce recours est formé par les associations et personnes mentionnées dans la
présente requête.
Les personnes physiques dont la liste figure à la fin du présent document
Les associations suivantes :
ABVT Association Bien Vivre en Tremouillais St Hilaire, 12292 Trémouilles
Association Causses et vallons, nature environnement et tradition La Cazelle, 12310
Vimenet
Association Dans Le Vent 12800 Naucelle
ADEPVEM Association de défense de l’environnement et du patrimoine de Viala du
Tarn et de Montjaux, des vallées du Tarn et de la Muse, 12490 Viala du Tarn
ADECLS Association de Défense des Coteaux du Lauragais Sud, 31560 Gibel
ADCPE Association de Défense des Collines du Pic d’Estelle, 09500 Coutens
APET Association patrimoine environnement territoire belmontais, 12370 Belmont sur
Rance
Association Patrimoines du Guillaumard La Bastide des Fonts, 12540 Cornus
ARVIEE Association de Réflexion et de Vigilance sur l’Energie Eolienne des monts de
Lacaune, 81260 Castelnau de Brassac
Association Lévezou en péril, 12 290 Prades de Salars
Association Plateau survolté, 12400 St Victor et Melvieu
Association Sauvegarde des Palanges, 12310 Bertholène
CALELH Association pour la qualité de vie et de l’environnement en Haut-Languedoc,
81260 Brassac
Centre culturel de Castelnau de Lévezou, 12620 Castelnau Pégayrols
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 1/20
Préservation du patrimoine culturel et naturel des monts de Lacaune et du Rougier de
Camarès, 12360 Mélagues
PICPANACA Préservation d l’identité culturelle et du patrimoine naturel du canton de
Saint-Affrique, 12400 Saint-Affrique
PTSPPC Protection du tourisme et des sites du pays des Pyrénées cathares, 09500
Camon
Association « Protégeons nos espaces pour l’avenir », 12150 Lavernhe de Séverac le
Château
REVEIHL Réflexion et vigilance sur l’éolien industriel en Haut-Languedoc, 81240
Lacabarède
Centre culturel de Castelnau de Lévezou, 12620 de Castelnau Pegayrols
Vieilles maisons françaises de l’Aveyron, Les Bories, 12150 Recoules Prévinquières
Sauvegarde et études de la Montagne Noire 81200 Mazamet
Sauvegarde des maisons et paysages du Tarn 81000 Albi
La Demeure Historique 57 Quai de la Tournelle 75005 Paris
La Fédération Environnement Durable – FED – 3 rue des Eaux Paris 75616,
Les requérants sont, pour la majorité d’entre eux, domiciliés dans l’un des huit
départements de la Région Midi-Pyrénées, inscrits au rôle des contributions directes locales,
électeurs, certains mêmes élus, certains sont résidents à titre secondaire dans la région,
d’autres sont domiciliés au voisinage même des limites administratives de la région.
La fédération et les associations précitées interviennent en vertu de l’article 9 de la
convention d’Aarhus sur l’accès à l’information, la participation du public au processus
décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement et de l’article L.142 du code de
l’environnement.
Les requérants ont mandaté Emmanuel Forichon demeurant à la Cugnassarié 81260 le
Bez pour vous présenter cette requête.
La présente requête a pour objet de faire constater la nullité et partant d’obtenir
le retrait de votre arrêté en date du 29 juin 2O12 portant approbation du schéma
régional du climat, de l’air et de l’énergie de Midi-Pyrénées, ci-après le SRCAE, et de
son annexe, le schéma régional éolien de Midi-Pyrénées, ci-après le SRE, approuvés par
délibération du conseil régional de Midi-Pyrénées le 28 juin 2012.
LES FAITS :
Co-élaboré par la préfecture de la région Midi-Pyrénées et le conseil régional de Midi-
Pyrénées le projet du SRCAE et de son annexe le SRE a été mis en consultation publique du
9 décembre 2011 au 31 janvier 2012 et mis en consultation des collectivités territoriales et
autres organismes des huit départements de la région Midi-Pyrénées de décembre 2011 à fin
février 2012. Dans tous les cas, le projet SRCAE-SRE n’était accessible que par mise en ligne
par la DREAL via internet pendant la période de consultation et dépôt en préfecture et sous-
préfectures dans les huit départements ainsi qu’au siège du conseil régional.
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 2/20
La préfecture de région n’a pas fait état du nombre de citoyens, de collectivités territoriales et
d’organismes divers ayant exprimé un avis formel. Il est seulement fait mention, dans le
rapport 12/AP/06.11 du conseil régional de Midi-Pyrénées de 121 avis rendus dans le cadre
de la consultation publique, pour une population régionale totale de 2,8 millions d’habitants et
de 117 avis rendus pour l’ensemble de la région dans le cadre de la consultation des
organismes (dont 71 favorables, 24 défavorables – dont 21 communes « ayant délibéré avec
des arguments défavorables au volet éolien du SCRAE »-, 22 sans position exprimée). Il est
également indiqué dans ce même rapport que les 3051 organismes n’ayant pas répondu dans
le délai de 2 mois sont considérés comme favorables « conformément à la loi ».
Dans de très nombreux cas, des maires et présidents de communautés de communes ayant
reçu votre lettre circulaire ayant pour objet de solliciter l’avis des collectivités territoriales
n’ont pas convoqué leur conseil avec ordre du jour préalable à ce titre aux fins de délibération
et tout le moins information des conseillers aux fins de caractériser leur positionnement.
Le projet de SRCAE était approuvé par délibération en date du 28 juin 2012 du conseil
régional avec son annexe SRE comportant diverses cartes dont une carte des zones favorables
au développement de l’énergie éolienne et une « liste de communes situées dans une zone
favorable au développement de l’éolien » en Midi-Pyrénées.
C’est dans ces conditions que vous avez approuvé le SRCAE de la région par arrêté du 29
juin 2012, publié au Recueil des actes administratifs n°2012/214 du même jour. Cet arrêté
fait l’objet du présent recours gracieux en annulation pour excès de pouvoir.
Notre requête est dénoncée ce jour à Monsieur le président de la région Midi-Pyrénées par
courrier recommandé avec avis de réception
EN DROIT
1. Moyens de légalité externe :
1.1. Au titre de la procédure d’élaboration des schémas :
L’article 1 de l’arrêté attaqué indique laconiquement : « Le SRCAE de Midi-
Pyrénées est approuvé dans les termes annexés au présent arrêté »

Il ne fait pas directement mention du Schéma régional éolien malgré le caractère
décisionnel de ce “document annexé”

Il ne comprend pas, en dépit de la nature réglementaire et la portée juridique des
schémas qu’il approuve, la mention du délai de recours pour excès de pouvoir
avec désignation de la juridiction compétente à ce titre

Le recueil des actes administratifs de la préfecture de région n’a publié que
l’arrêté et non le document lui-même du SRCAE pourtant annoncé dans le dit
arrêté. Il porte la simple mention « les documents inscrits au présent recueil sont
consultables en intégralité auprès du service concerné. »
L’arrêté a caractère réglementaire, les schémas qu’il entérine édictant des normes s’imposant
à tous. Le SRE a un caractère prescriptif au sens où il décide, d’une part, des parties du
territoire qui pourront accueillir les ZDE et, d’autre part, des parties du territoire dans
lesquelles elles ne seront pas autorisées.
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 3/20
De telles normes font grief notamment aux collectivités territoriales, avec l’atteinte pour les
collectivités situées en zone de montagne à leur cohérence territoriale, comme aux
populations qui devront subir par l’effet de l’inscription de leur commune dans la liste des
communes dites éligibles à l’éolien, des atteintes à l’environnement par l’effet de
l’industrialisation de leur territoire par des centrales éoliennes, à leur santé exposée au bruit et
aux effets stroboscopiques et visuels lors de leur mise en exploitation, une détérioration de
leur cadre de vie, une atteinte à leur droit de propriété et à la valeur de leurs biens
immobiliers, enfin, l’atteinte au bien commun que constituent les paysages.
Contrairement à ce que font supposer les schémas attaqués, les critères ZDE de l’article
L.314-9 du code de l’énergie auxquels ils se réfèrent n’apportent aucune garantie aux
collectivités territoriales ni aux populations : en effet les promoteurs peuvent implanter des
aérogénérateurs même en dehors des ZDE dès lors qu’ils renoncent au bénéfice, conditionné
par l’article L. 314-1 3° du même code, lié à l’obligation d’achat à prix majoré de l’électricité
produite.
Ces libéralités, profitables aux promoteurs et exploitants éoliens agissant sur le marché du
carbone, deviennent sans limite dans les 1496 communes « situées dans une zone favorable
au développement de l’éolien » en Midi-Pyrénées (sur 3021 communes de notre région).
Peu importe désormais la procédure ZDE, vu les imprécisions du schéma régional éolien, dès
lors que les dites communes sont inscrites au schéma régional éolien. Le Syndicat desÉnergies
renouvelables-SER-ne se méprend pas sur ce point puisqu’il demande désormais la
suppression pure et simple de la procédure ZDE, « une fois les SRCAE adoptés » et cela avec
l’assistance d’élus (proposition de loi sénatoriale n° 637 de M. Roland Courteau) .
Au regard de ses effets considérables pour la population et pour les collectivités
territoriales, il est notoire que l’arrêté est insuffisamment motivé. Un tel vice de forme
appelle son annulation.
1.2. Exception d’inconventionnalité et d’inconstitutionnalité : la violation par les
autorités de la région Midi-Pyrénées du principe de participation du public aux
décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement :
En vertu de l’article 7 de la Charte de l’Environnement à valeur conventionnelle, au sens que
lui donne l’article 6 de la convention d’Aarhus, et constitutionnelle, « toute personne a droit
dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à
l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des
décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement ».
Ce principe vient d’être à nouveau consacré par le Conseil Constitutionnel qui décide que
« les dispositions de l’article 7 de la Charte de l’Environnement figurent au nombre des
droits et libertés que la Constitution garantit (et qu’) il incombe au législateur et, dans le
cadre défini par la loi, aux autorités administratives de déterminer, dans le respect des
principes ainsi énoncés, les modalités de mise en oeuvre de ces dispositions » (décisions sur
questions prioritaires de constitutionnalité n°2011-183/184 QPC du 14 octobre 2011 et
n°2012-262 QPC du 13 juillet 2012).
L’article 120-1 du code de l’environnement issu de la loi du 12 juillet 2010 portant
engagement national pour l’environnement, dite loi Grenelle 2, stipule définir les conditions
et limites dans lesquelles le principe de participation du public précité est applicable aux
décisions réglementaires de l’État et des établissements publics lorsqu’elles ont une incidence
directe et significative sur l’environnement. Cet article prévoit que ces décisions font l’objet
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 4/20
soit d’une publication préalable du projet de décision par voie électronique dans des
conditions permettant au public de formuler des observations, soit d’une publication du projet
de décision avant la saisine d’un organisme consultatif comportant des représentants des
catégories de personnes concernées par la décision en cause.
L’élaboration du SRCAE ne relève pas de cette dernière hypothèse. Or il s’évince des
décisions citées du Conseil Constitutionnel comme le souligne Mme Bénédicte Delaunay
dans son article sur « La pleine portée du principe de participation » à propos de la décision
du 14 octobre 2011 (ADJA n°5/2012 p.263), que la publication de projet est une condition
nécessaire mais non suffisante. Au plus fort en est-il d’une simple mise en ligne du projet
dans la première hypothèse.
Le principe de participation du public, en conséquence des décisions précitées, ne peut se
cantonner à sa seule information. « L’information préalable est une condition de la
participation du public mais cette dernière ne saurait se résumer à la première » comme le
rappelle Mme Bénédicte Delaunay dans son commentaire. En l’espèce, le principe
conventionnel et constitutionnel de participation du public que vient encore de conforter le
Conseil Constitutionnel, et son préalable nécessaire, le droit à l’information, ont
manifestement été méconnus.
D’abord, avec la mise en place des instances consultatives co-présidées par vous et par le
président du conseil régional en charge de l’élaboration conjointe du SRCAE de leur
région : le décret n° 2011-678 du 16 juin 2011 relatif aux SRCAE modifiant à ce titre la
partie réglementaire du code de l’environnement vous confie ainsi qu’au président du conseil
régional la décision d’arrêter ensemble la composition, l’organisation et le fonctionnement
d’un comité de pilotage auprès duquel est placé un comité technique (nouvel article R.222-1)
Le respect du principe conventionnel et constitutionnel de participation du public aux
décisions publiques intéressant l’environnement imposait aux autorités régionales de décider
d’une composition équilibrée de ces instances consultatives. Or ces dernières, dans leur
composition arrêtée conjointement par vous et par le président du conseil régional, n’ont pas
été ouvertes à nos associations qui s’étaient pourtant présentées aux deux autorités régionales
le 12 mai 2010 et le 19 juillet 2010 et avaient formulé la demande d’être associées à
l’élaboration du SRCAE. Demande réitérée par courrier qui vous a été adressé le 1er juillet
2011. Votre réponse du 31 août indique : « des dysfonctionnements dans la transmission de
votre demande au sein de mes services n’ont pas permis de vous y associer : je le regrette
vivement ». La composition de ces organismes collégiaux n’a donc pas assuré une
représentation suffisante et objective du public.
Ensuite, quant aux modalités particulières de diffusion du projet, l’article L. 222-2 du code
de l’environnement relative aux SRCAE impose la mise à disposition du public du projet de
schéma pendant une durée minimale d’un mois « sous des formes, notamment électroniques,
de nature à permettre sa participation ». L’adverbe notamment impliquait donc pour les
autorités régionales l’obligation de recourir à d’autres formes de mise à disposition du public
que par voie électronique, l’ensemble devant permettre une participation effective du
public.
En effet les schémas régionaux du climat de l’air et de l’énergie et leur annexe éolienne
constituent des décisions intéressant l’environnement, au plus fort celles relatives à
l’établissement d’une liste de communes favorables au développement de l’éolien au regard
des incidences ci-dessus décrites de l’éolien industriel sur leur territoire concerné.
Le décret précité du 16 juin 2011 est à cet égard totalement insuffisant et inadéquat s’agissant
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 5/20
de décisions environnementales intéressant exclusivement, en dehors des promoteurs avisés,
le monde rural et/ou montagnard. En effet, ce décret limite la mise à disposition du public au
dépôt du projet au conseil régional, en préfectures et sous préfectures -même si des registres
y permettaient de consigner des observations -et à la voie électronique sur le site internet de
la préfecture de région.
En se limitant à ces préconisations réglementaires lors de l’élaboration conjointe avec le
président de la région Midi-Pyrénées du SRCAE et de son annexe le SRE, vous avez éludé le
principe constitutionnel de participation du public à l’élaboration des décisions publiques
ayant une incidence sur l’environnement.
Cela surtout malgré les incidences directes et significatives ci-dessus décrites des décisions
prises sur l’environnement des territoires des multiples communes retenues comme
favorables au développement de l’industrie éolienne. Cela compte tenu des circonstances de
l’espèce, à l’insu des populations.
Si deux journaux locaux devaient mentionner l’existence du projet, aucun affichage de
proximité, malgré l’étendue des territoires départementaux et l’éloignement des centres
administratifs, en mairie ou en sous préfecture n’a été effectué pour informer le public de
cette mise à disposition. La voie électronique est très inégalement pratiquée en milieu rural.
Aucune réunion d’information et d’explication auprès du grand public n’a été organisée,
aucune réunion en mairie. Les constats quant à la faible implication du public, mentionnés
plus haut, démontrent l’inefficacité des mesures prises.
L’arrêté qui a entériné une démarche aussi peu pertinente est en conséquence
contraire à ce principe constitutionnel et partant, illégal.
1.3. Exception d’illégalité : la violation du principe de consultation des collectivités
territoriales et de leur groupement
Ce principe est consacré à l’article L. 222-3 du code de l’environnement.
Le décret n°2011-678 du 16 juin 2011 relatif aux SRCAE énonce les conseils délibérants des
collectivités territoriales et leur groupement ainsi que les commissions et autorités auxquels
doivent être soumis les projets SRCAE, et s’il y a lieu le comité de massif comme en
l’espèce.
Le fait de désigner tous les conseils généraux, les conseils municipaux, les conseils
délibérants des EPCI comme destinataires des demandes d’avis implique des réunions pour
permettre le positionnement de ceux-ci.
Or divers témoignages révèlent que la grande majorité des dits conseils n’ont pas été mis en
mesure de se prononcer, soit que les maires ou présidents de communauté de communes
destinataires des demandes d’avis aient décidé de ne pas réunir les conseils délibérants
concernés pour recueillir l’avis de leurs membres ou négligé de le faire, soit que les
demandes d’avis en forme simple mais non recommandée n’ont pas été envoyées utilement
ou distribuées.
Le principe retenu par le décret précité d’une transmission par voix électronique du projet
SRCAE est venu aggraver le défaut d’information des élus du fait de la lourdeur des fichiers
transmis qui n’ont pas été édités par les mairies en raison du coût généré, d’une part, et de
l’absence de pratique de l’internet par nombre des élus ruraux, d’autre part.
Or abusivement au regard des enjeux environnementaux des schémas litigieux, le décret
précité stipule qu’à défaut de réponse dans le délai de deux mois à compter de la réception de
la demande d’avis, celui-ci est réputé favorable.
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 6/20
En conséquence, les conseils municipaux et conseils communautaires en majorité, du fait de
la mise en oeuvre ainsi opérée du principe légal de consultation, n’ont pas été mis en mesure
d’exprimer leur avis et leur silence a été réputé favorable sans même qu’ils ne le réalisent.
Dans de très nombreux cas, l’ordre du jour des réunions ne mentionne aucune demande
d’avis pendant la période de consultation. De même les comptes rendus de séances et les
livres de délibérations ne comportent sur la période aucun débat et aucune décision.
Le faible taux de réponse déjà cité révèle à lui seul ces graves atteintes à la démocratie locale.
Celles-ci viennent au plus fort aggraver la violation caractérisée du principe de participation
du public, faute de relais de la part des élus de proximité.
C’est dans de telles circonstances qu’a été élaborée la liste de communes multiples
considérées comme ayant des parties de territoire favorables à l’éolien, à l’insu des élus
et des administrés.
Au plus fort, les autorités régionales dans le cas des 21 avis défavorables des communes se
sont contentées d’en mentionner la liste sous un intitulé imprécis : « liste des communes
situées dans une zone favorable au développement de l’éolien et ayant délibéré avec des
arguments défavorables au volet éolien » et ont passé outre en inscrivant malgré tout les
communes concernées dans la liste du SRE. Elles ont ensuite induit en erreur les élus
concernés en se référant par lettre à la seule procédure ZDE dont les collectivités territoriales
ont l’initiative. Ces lettres ne précisent pas que l’inscription des communes sur la liste
litigieuse ouvre une voie, libre de contraintes de toute décision municipale, à
l’industrialisation éolienne sans procédure ZDE. « L’installation éventuelle de parcs éoliens
sur les territoires mentionnés dans le SRCAE dépendra obligatoirement du respect des
procédures suivantes :
-création d’une ZDE à l’initiative des collectivités de la zone concernée sous réserve de la
décision du Préfet de département…. Le développement de l’éolien continuera donc de
correspondre à une volonté des collectivités et sera soumis à l’avis des populations locales
(sous la forme d’enquêtes publiques notamment) »,(Lettre de M Malvy aux maires, 2 mai
2012)
Pourtant le schéma éolien rappelle bien en page 7 que, en dehors des ZDE « Un projet de
parc éolien reste possible, sans toutefois bénéficier de l’obligation d’achat. » Cette absence
volontaire de sincérité révèle la démarche suivie : laisser les élus peu informés, du fait des
carences effectives de la procédure de consultation antérieure, dans l’ignorance de la portée
de l’inscription de leur commune dans la liste du SRE.
Pour l’ensemble de ces motifs d’inconstitutionnalité et d’illégalité liés aux
conditions de mise en oeuvre du SRCAE et du SRE régionaux, l’arrêté les approuvant
ne peut qu’être annulé.
2. Moyens de légalité interne:
2.1. violation du principe légal de planification :
Cette violation est surtout caractérisée pour le volet éolien du SRCAE et au plus fort dans le
SRE.
La section relative au SRCAE du code de l’environnement vient pourtant à son chapitre II
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 7/20
intitulé « Planification » du Titre « Air et Atmosphère ».
Dans une instruction du 9 juillet 2011 aux préfets de région, la ministre de l’écologie, du
développement durable, des transports et du logement, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet ne
devait définir le SRCAE « comme le cadre stratégique permettant ensuite l’élaboration des
plans climat-énergie » et concernant le volet éolien imposait que « seule une liste de
communes soit établie ». Elle demandait aux préfets de région de veiller à ce que les zones
infra-régionales dites favorables au développement de l’éolien soient « suffisamment vastes
pour permettre une levée progressive des risques environnementaux lors des démarches de
création de ZDE puis d’autorisation des projets (sic) ».
Elle indiquait que « dans l’attente de l’adoption d’un SRE, les propositions de ZDE devaient
être instruites selon les critères définies par l’article L.314.9 du code de l’énergie, à
l’exception (bien sûr) du 1° relatif aux zones favorables du SRE ». Ceci est d’évidence mais
constitue l’aveu de la suppression programmée de la procédure ZDE avec ses critères de
protection de l’environnement.
Les incidences environnementales de l’éolien étaient donc appréhendées comme
des « risques » pour son développement et les critères ZDE mis en sursis dans l’attente de
l’adoption du SRCAE.
La démarche de généralisation de l’éolien sans aucune planification au regard de ses
incidences environnementales était engagée. Cette démarche vient en violation flagrante
notamment de l’article 19 –III de la loi n° 2009-967 de programmation relative à la mise en
oeuvre du Grenelle de l’Environnement dite loi Grenelle 1 du 3 août 2009j qui stipule que « le
développement des énergies renouvelables ne peut se faire au détriment des autres objectifs
de développement durable ».
Il en ressort pour Midi-Pyrénées, concernant l’éolien, la fixation d’un objectif quantitatif de
1600 MW mis en service d’ici 2020. Cet objectif fait explicitement référence à une étude
menée par les promoteurs (Syndicat des énergies renouvelables) qui définissait en août
2009 un potentiel régional maximal de 1626 MW. En fixant un objectif « ambitieux »
conforme au souhait des promoteurs, nettement au-dessus des orientations données le 7 juin
2010 aux préfets de région par circulaire ministérielle « très signalée » (1000 MW installés en
2020) et de la conversion de la part régionale (5,6%) dans l’atteinte de l’objectif national
(5,6% de 19000 MW = 1064 MW), les autorités régionales montrent presque ouvertement en
quoi consiste leur « démarche de planification ».
Il s’ensuit concernant l’industrie éolienne une planification pour Midi-Pyrénées qui se limite
aux postulats du document d’orientation et aux annexes du SRE, à savoir une série de cartes
et une liste de 1496 communes sur 3021.
La carte 9 du «Schéma régional éolien en Midi-Pyrénées » inscrit la majeure partie du
territoire de la région en zone favorable à l’éolien, et même la quasi-totalité de celui du Tarn
et du Tarn-et-Garonne. Deux parcs naturels régionaux sont largement visés par le SRE :
Grands Causses et Haut-Languedoc. Les parcs éoliens qui y ont été précédemment installés et
les ZDE autorisées avant la date de l’arrêté d’approbation du SRCAE, étant entérinés.
D’ailleurs, la carte 2 dite « Patrimoine paysager, architectural et culturel » révèle que, du
point de vue des auteurs du SRE, la quasi totalité du territoire du parc du Haut-Languedoc et
près de la moitié du parc des Grands Causses présenteraient des « contraintes moyennes » du
point de vue du patrimoine. Pourtant, « Les Parcs naturels régionaux, institués il y a
maintenant 40 ans, ont pour objectif de protéger le patrimoine naturel et culturel
remarquable d’espaces ruraux de qualité mais fragiles… » Enfin, les habitants n’ont-ils pas
leur mot à dire puisque, comme le stipule la Convention européenne du paysage, « le paysage
est l’affaire de tous les citoyens et doit être traité de manière démocratique, notamment aux
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 8/20
niveaux local et régional » ?
Le niveau intercommunal est ignoré, en totale contradiction avec les préconisations des
schémas éoliens antérieurs et nonobstant les transferts effectifs, ainsi induits, de la
compétence optionnelle « soutien aux actions de maîtrise de la demande d’énergie » aux
communautés de communes (article L.5214-16 du code général des collectivités
territoriales).
Le mitage du territoire de Midi-Pyrénées est programmé.
2.2. Illégalité de la liste des communes annexées au schéma régional
.
en premier lieu, du fait de la violation de la loi Grenelle 2 :
L’article 90 de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour
l’environnement dispose que « le SRE définit, en cohérence avec les objectifs issus de la
législation européenne relative à l’énergie et au climat, les parties du territoire favorables au
développement de l’énergie éolienne ». L’article L.222-1 du code de l’environnement reprend
ces dispositions.
Or le décret du 16 juin 2011 précité en son article 1-IV édicte un postulat contraire à ce
texte:
il édicte que le SRE établit la liste des communes dans lesquelles sont situées les zones du
territoire régional favorables au développement de l’énergie éolienne et que « les territoires
de ces communes constituent les délimitations territoriales du schéma régional éolien au sens
de l’Article L.314-9 du code de l’énergie ». Par ailleurs il redéfinit des critères différents de
ceux légalement retenus.
En établissant une liste de communes dont le territoire serait concerné par le développement
de l’industrie éolienne, le pouvoir réglementaire a ajouté à la loi en s’arrogeant ainsi le droit
d’identifier des communes alors que la mention légale de « délimitations territoriales » de
zones favorables à l’éolien exclut toute référence administrative. Il y a violation du droit des
collectivités territoriales, violation aggravée du fait que la consultation des collectivités s’est
réalisée, comme déjà exposé, dans les conditions qui n’ont pas permis au plus grand nombre
d’entre elles, notamment en milieu rural, d’exprimer leur avis et que leur silence a été réputé
favorable sans même qu’elles ne le réalisent. La démarche volontariste du pouvoir
réglementaire conduit de fait au démarchage des communes par les promoteurs éoliens, avec
risque de corruption, création de « devoirs de gratitude » et jeux d’influence notamment dans
les petites communes peu fortunées. Cette démarche, « coloniale » somme toute, a pourtant
été à de nombreuses reprises dénoncée et au moins une situation pouvant constituer une prise
illégale d’intérêt a été signalée à la Justice (Procureur du Tribunal de Grande Instance de
Castres).
Enfin, le décret énonce des critères différents de ceux relatifs aux autorisations ZDE. Or
aucune délégation du pouvoir normatif du législateur n’est donnée à ce titre au pouvoir
réglementaire. Seule en effet n’est visée dans l’article 90 précité une obligation de cohérence
du SRCAE avec les objectifs issus de la législation européenne relative à l’énergie et au
climat. Celle-ci ne va pas jusqu’à préciser des critères afférents à l’éolien industriel. Il en est
de même concernant l’article 68 de la loi Grenelle II précitée. La notion légale de
« délimitations territoriales » ne signifie pas, du fait par ailleurs de l’impératif de
planification, la possibilité de se référer à d’autres critères en dehors de ceux de la procédure
ZDE mais seulement possibilité de ne pas recourir à la procédure ZDE.
En se référant seulement, dans l’article R. 222-2 IV du code de l’environnement qu’il crée, au
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 9/20
potentiel éolien, aux servitudes, aux règles de protection des espaces naturels, du patrimoine
naturel et culturel, des ensembles paysagers, aux contraintes techniques et aux orientations
régionales, en fait à la réglementation habituelle et à des normes techniques et politiques,
l’autorité administrative fait litière des normes environnementales prises en compte par le
législateur, à savoir la préservation de la sécurité publique, des paysages, de la biodiversité,
des monuments historiques, des sites remarquables ainsi que celle du patrimoine
archéologique.
En faisant application du décret du 16 juin 2011, les autorités régionales ont violé les
dispositions des articles 68 et 90 de la loi Grenelle (maintenant l’article L. 222-1.I et le 3° du
I de l’article L.222-1 3°du code de l’environnement et les articles L.314-9 et L.314-10 du
code de l’énergie). Par suite, tout le territoire des communes avec le SRE est devenu éligible
à l’éolien industriel dès lors que peuvent être surmontées les contraintes techniques et
simplement respectées les servitudes et règles de protection existantes. Ces critères
d’évidence, cette démarche purement administrative mais non de cohérence
environnementale est contraire à l’esprit des lois Grenelle.
.
en second lieu, du fait, par l’établissement de cette liste de communes à
caractère prescriptif, de la violation de la « loi montagne » applicable à
toute personne publique ou privée :
Aux termes des paragraphes I et II de l’article L. 145-3 du code de l’urbanisme en sa
rédaction issue de la loi n° 2005-157 du 23 février 2005 dite « loi montagne », les terres
nécessaires au maintien et au développement des activités agricoles, pastorales et forestières
sont en zone de montagne préservées. La nécessité de préserver ces terres s’apprécie au
regard de leur rôle et de leur place dans les systèmes d’exploitation locaux. Sont également
pris en compte leur situation par rapport au siège de l’exploitation, leur relief, leur pente et
leur exposition.
Ce principe emporte nécessité d’une autorisation pour les constructions nécessaires aux
activités précitées ainsi que pour les équipements sportifs liées notamment à la pratique du
ski et de la randonnée. De même, mais après avis de la commission départementale
compétente en matière de nature, de paysages et de sites, dans un objectif de protection et de
mise en valeur du patrimoine montagnard, pour la restauration ou la reconstruction d’ancien
chalet d’alpage ou de bâtiments d’estive, ainsi que pour l’extension limitée de ceux existants
lorsque leur destination est liée à une activité professionnelle saisonnière. ( paragraphe I ).
Les documents et décisions relatifs à l’occupation des sols comportent les dispositions
propres à préserver les espaces, paysages et milieux caractéristiques du patrimoine naturel et
culturel montagnard (paragraphe II)
Aux termes du paragraphe III du même article, sous réserve de l’adaptation, du changement
de destination, de la réfection ou de l’extension limitée des constructions existantes et de la
réalisation d’« installations ou équipements publics » incompatibles avec le voisinage des
zones habitées, l’urbanisation doit se réaliser en continuité avec les bourgs, villages,
hameaux, groupes de constructions traditionnelles ou habitations existants.
Ce principe d’urbanisation dans la continuation de celle existante n’est écartée qu’en
présence de documents d’urbanisme justifiant par une étude qu’une urbanisation ne se situant
pas en continuité est compatible avec le respect des objectifs de protection des terres
agricoles, pastorales et forestières et avec la préservation des paysages et milieux
caractéristiques du patrimoine naturel ainsi qu’avec la protection des risques naturels. En cas
d’absence d’étude ou de Plan Local d’Urbanisme ou carte communale, cette dérogation
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 10/20
relève également de mêmes conditions drastiques.
Le Conseil d’État dans son arrêt n°311840 du 16 juin 2010 -Leloustre-juge applicable la loi
montagne à la construction d’éoliennes, constitutive d’une opération d’urbanisation, en
rappelant que « le législateur a entendu interdire toute construction isolée en zone de
montagne et a limitativement énuméré les dérogations à cette règle ». Il a en conséquence
jugé que les dispositions du paragraphe III précité sont opposables à la construction
d’éoliennes.
Si la haute juridiction a en définitive admis la dérogation prévue à l’alinéa 1er de cet article,
elle s’est abstenue de rendre un « arrêt de règlement », en s’attachant à préciser que cette
décision intervenait dans les circonstances de l’espèce, eu égard à l’importance et à la
destination du parc éolien en cause.
Il est souligné ici que l’exception au principe d’urbanisation dans la continuité de celle
existante ne bénéficie pas aux installations ou équipements dits d’intérêt public puisque ces
derniers termes ont été supprimés par la loi n° 2003-590 du 2 juillet 2003 et remplacés par
ceux d’« installations ou établissements publics » ; elle ne bénéficie pas en conséquence
non plus aux éoliennes privées de montagne ayant capacité de production limitée, comme ne
participant pas au service public de l’électricité.
Il s’évince en effet de l’avis n° 323179 rendu le 29 avril 2010 par le Conseil d’Etat que ne
sont des ouvrages publics de production d’électricité détenus par des personnes privées que
ceux dépassant 40 MW et considérés comme participant au service public de l’électricité.
Or en vertu de l’article L.121-1 du code de l’énergie, « le service public de l’électricité a
pour objet de garantir, dans le respect de l’intérêt général, l’approvisionnement en électricité
sur l’ensemble du territoire national. Dans le cadre de la politique énergétique, il contribue à
l’indépendance et à la sécurité de l’approvisionnement… ». Et le Conseil d’Etat de préciser
que « la sécurité de l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire national constitue le
principal objet du service public de l’électricité », que « cette sécurité d’approvisionnement
exige, eu égard aux caractéristiques physiques de l’électricité qui ne peut être stockée, que
soit assuré à tout moment l’équilibre entre la production et la consommation dont résultent la
sécurité et la fiabilité du réseau de transport » et plus loin, qu’« en l’état actuel des
techniques et eu égard aux caractéristiques d’ensemble du système électrique, présentent le
caractère d’ouvrage public les ouvrages d’une puissance supérieure à 40 MW qui sont
installés dans les zones interconnectées du territoire métropolitain ».
La dérogation de l’article L.145-3-III al.1 du code l’urbanisme ne peut concerner les
constructions aérogénératrices dès lors, d’une part, qu’elles ne sont ni des « constructions
existantes » ni des « installations ou équipements publics » mais des constructions privées et
à but lucratif ne participant pas au service public de l’électricité et que, d’autre part, l’éolien
terrestre constitue une activité industrielle incompatible tant avec l’urbanisation montagnarde
qu’avec les activités protégées par la loi.
Les schémas attaqués, alors pourtant que bien d’autres dérogations en matière d’urbanisme au
principe de continuité de l’urbanisation soient prévues, s’exonèrent d’une prise en compte de
la « loi montagne » alors même qu’en Midi Pyrénées 922 communes sont situées en zone
de montagne, dont environ 250 sont considérées dans le SRE comme favorables au
développement de l’industrie éolienne. La liste des 1496 communes « situées dans une
zone favorable au développement de l’éolien » n’apporte aucune précision de l’éligibilité
de celles-ci à ladite loi.
Pour ce motif, les schémas attaqués sont entachés également d’excès de pouvoir.
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 11/20
2.3. défaut de sincérité des schémas attaqués :
Ont déjà été évoqués les détournements de la procédure d’élaboration du SRCAE et de son
annexe SRE, les silences sur la réelle portée du schéma régional éolien et sur la législation en
vigueur, le gommage des critères de préservation environnementale et de sécurité. Viennent
s’y ajouter les insuffisances qui trahissent un parti pris en faveur de l’industrialisation
éolienne, dans les domaines suivants :
-maîtrise de l’énergie
Le diagnostic posé par le SRCAE est juste : « Les fortes dépenses en énergie des
secteurs Bâtiment et Transport, et les perspectives de crise énergétique et d’évolution
démographique spécifique aux territoires de Midi-Pyrénées soulèvent des enjeux de lutte
contre la précarité énergétique à travers notamment la performance énergétique des
logements et l’organisation collective de la mobilité ». (p14). Pourtant ce diagnostic est
contredit par l’ordre de priorité des réponses proposées. Les « 5 objectifs stratégiques » sont
posés, mais ils ne sont pas tous traités de la même manière. La réduction des consommations
énergétiques qui devrait être absolument prioritaire, n’apparaît que sous la forme de quelques
objectifs chiffrés à l’horizon 2020 (page 68).
Le développement de la production d’énergies renouvelables est présenté en quelques
tableaux (page 70). Mais une seule application concrète : l’intensification de l’éolien
industriel est exposée dans une annexe spécifique sur plus de 40 pages (alors que le SRCAE
lui-même en compte 88). Les autres énergies renouvelables sont décrites sommairement en
une dizaine de pages dans le rapport lui-même et dans 48 fiches succinctes, parfois
incomplètes, figurant dans les annexes.
Contrairement aux stipulations du décret n° 2011-678 du 16 juin 2011 relatif aux SRCAE
dans son article 1, II, 3°, le SRCAE Midi-Pyrénées ne comporte, en dehors de l’éolien, aucun
objectif quantitatif ni à l’échelle de la région, ni par zone infra régionale et ce pour aucune des
autres formes d’énergie renouvelable et aucune mention n’est faite d’ »objectifs qualitatifs
visant à prendre en compte la préservation de l’environnement et du patrimoine ainsi qu’à
limiter les conflits d’usage ».
-raccordement au réseau des énergies renouvelables » (S3REnR)
« Les contraintes de raccordement au réseau électrique n’ont pas été prises en compte
dans la synthèse des contraintes. Le schéma régional de raccordement au réseau des
énergies renouvelables (S3REnR) abordera spécifiquement les renforcements à mettre en
oeuvre pour que le réseau soit en capacité d’accueillir la production d’électricité renouvelable
validée dans le schéma régional Climat-Air-Énergie ». (SRE p 40). Ainsi l’ambition affichée
de 1600 MW éoliens sera nécessairement suivie d’un programme d’équipements lourds :
transformateurs et lignes à HT, dont on ne mesure pas encore l’ampleur. Or, l’extrême
dispersion géographique des installations éoliennes déjà réalisées et prévues par le SRE
conduit déjà à des surcoûts aberrants pour leur raccordement au réseau et le renforcement de
ce dernier. Ces surcoûts ne sont ni mentionnés, ni a fortiori chiffrés dans le SRE, ni portés à
la connaissance des contribuables et n’ont pas été pris en compte dans la faisabilité des
projets. Aucune étude d’impact environnemental, économique et social n’a été faite sur ces
infrastructures supplémentaires alors même qu’elles pèseront sur les acteurs économiques –
dont les ménages – et bouleverseront notre espace rural – souvent au coeur d’espaces naturels
protégés -au profit d’une industrie électrique privée, sans aucun débat public alors que la Loi
l’exige.
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 12/20
-en matière de biodiversité
Dans le projet de SRCAE soumis à consultation publique, il était indiqué que “ Le
SRCAE s’est construit en cohérence avec un autre outil de la territorialisation du Grenelle de
l’Environnement, qui doit être élaboré d’ici fin 2012 : le Schéma régional de cohérence
écologique (SRCE) » (page 7). Ainsi, le SRCAE a-t-il été élaboré dans la précipitation, sans
doute sous la pression des investisseurs et des aménageurs, sans qu’au préalable aient pu être
identifiés les grands enjeux de préservation et de restauration de la richesse écologique de la
région et mise en place la Trame Verte et Bleue (TVB).
Or, comme l’indiquait ce document : « la région Midi-Pyrénées compte un bon
nombre de périmètres de protection et de gestion de la biodiversité (des parcs naturels
régionaux, un parc national dans les Pyrénées, des réserves naturelles, des sites Natura
2000, etc.). Mais au vu des évolutions de la biodiversité en région, et notamment des
migrations de populations, la question se pose du devenir de ces périmètres, aujourd’hui
fixes. À une échelle plus large, il paraît également essentiel d’assurer des continuités
écologiques entre les divers espaces naturels de la région et des territoires voisins ». (p23).
On ne peut que douter de la sincérité de ces affirmations généreuses. En effet, qu’en
est-il des protocoles d’étude d’impact qui auraient dû être règlementairement mis en place et
des relevés opérés sur les futurs sites d’implantation des éoliennes et réitérés après leur mise
en service ? On ne trouve aucune mention des résultats de ces protocoles dans les 6 pages du
« schéma régional éolien » consacrées à l’avifaune et aux chiroptères. Pourquoi n’a-t-on pas
exploité ni publié ces données ? Les suivis prévus dans les permis de construire éoliens n’ontils
pas été réalisés ? Or il est avéré que des activités humaines intrusives telles que :
ouvertures de pistes, pénétration d’engins motorisés de grand gabarit, comblement de zones
humides, et cela au coeur même de périmètres de protection et de gestion des espaces
naturels, constituent autant de graves atteintes à la biodiversité.
-implication de la société civile
Le SRCAE note la « difficile implication et mise en participation de la société civile »
sur les questions abordées par ce document. Pourtant souligne-t-il « le partage d’une culture
commune sur le sujet Énergie-Climat est incontournable. Le seuil d’acceptabilité énergétique
des modèles de compétitivité, développement, croissance doit pouvoir être débattu… » Et
« l’appropriation des enjeux climatiques doit se faire autrement que par la culpabilisation.
Un mode de vie plus sobre doit s’associer à la recherche d’une meilleure qualité de vie et
d’une plus grande fonctionnalité» (p 15). Pourtant, c’est une véritable parodie de consultation
du public qui a précédé l’adoption du SRCAE de Midi-Pyrénées, au mépris du principe
constitutionnel de participation des citoyens et citoyennes à l’élaboration des grands
engagements collectifs qui déterminent la gestion des fonds et de l’espace publics, l’avenir de
notre société et de notre environnement.
Pour ce motif, les schémas attaqués sont entachés au plus fort d’excès de
pouvoir.
2.4. Erreurs manifestes d’appréciation du fait de la violation des objectifs de
développement durable
L’article 19-III al.1 de la loi du 3 août 2009 dispose que « le développement des énergies
renouvelables ne peut se faire au détriment des autres objectifs de développement durable ;»
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 13/20
Ces objectifs sont énoncés à l’article L.110 du code de l’environnement.
Cet article dispose en effet que « les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et
paysages, la qualité de l’air, les espèces animales et végétales, la diversité et les équilibres
biologiques auxquels ils participent font partie du patrimoine commun de la Nation » (I) ;
que « leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état et leur
gestion sont d’intérêt général et concourent à l’objectif de développement durable qui vise à
satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans
compromettre la capacité des générations suivantes à répondre aux leurs » ; qu’elles
s’inspirent, dans le cadre des lois qui en définissent la portée, du principe de précaution, du
principe d’action préventive et de correction, des atteintes à l’environnement, en utilisant les
meilleurs techniques à un coût économiquement acceptable, du principe « « pollueur-
payeur », et du principe de participation (II) ; que l’objectif de développement durable, tel
qu’indiqué, « répond de façon concomitante et cohérente à cinq finalités :
1° La lutte contre le changement climatique ;
2° La préservation de la biodiversité, des milieux et des ressources ;
3° La cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations ;
4° L’épanouissement de tous les êtres humains ;
5° Une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation
responsables » (III)
L’application de ces cinq critères, cumulatifs mais non alternatifs, implique une vision
systémique du développement durable. Or les quatre dernières finalités précitées, qui
devaient être appréhendées de façon concomitante et cohérente, ont été considérées par les
autorités régionales comme subsidiaires voire subordonnées à la première, la lutte contre le
changement climatique.
Le SRE s’ouvre d’ailleurs sur une affirmation péremptoire : « L’énergie éolienne est l’une des
énergies renouvelables les plus compétitives et dont les perspectives de développement sont
très prometteuses. Son développement contribue par ailleurs à la réduction des émissions de
CO2, ainsi qu’à l’indépendance énergétique ». Aucune référence sérieuse ne vient étayer
cette thèse. Bien au contraire chaque jour des voix s’élèvent et des preuves s’accumulent pour
mettre en cause l’efficacité énergétique de l’éolien industriel. Il est par ailleurs démontré que
les pays (Allemagne, Danemark, Espagne) qui se sont équipés massivement en éolien
industriel doivent recourir aux centrales thermiques productrices de CO2 pour assurer la
continuité de leur production électrique.
Enfin, alors que le SRCAE souligne dès son introduction que « l’artificialisation des sols (…)
progresse rapidement, bien plus vite que dans le reste de la France » (p12), les « ambitions »
du SRE devraient entraîner à elles seules en Midi-Pyrénées l’artificialisation de plus de 2000
hectares par déboisement, décapage des sols, bétonnage des socles d’éolienne, ouvertures ou
élargissements de pistes, plates-formes de grutage et de maintenance, création de
transformateurs, renforcement de lignes HT et THT.
Le territoire de Midi-Pyrénées est composé de zones urbaines et suburbanisées d’une part et
de vastes zones rurales, étendues naturelles, agricoles, pastorales et forestières, diversifiées et
fragiles, à l’habitat dispersé. La population de ces zones rurales y vit essentiellement de
l’élevage, de petites entreprises et du tourisme. Promouvoir l’industrie éolienne sur ces
espaces conduit à leur banalisation, à la détérioration de l’image de la région et de nos
territoires, à des pertes pour le tourisme familial et de proximité, à la substitution d’une
agriculture de montagne par la création de rentes du fait de l’exécution de baux
emphytéotiques sur les terrains d’assiette des centrales. Localement, où des centrales
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 14/20
éoliennes sont déjà implantées surgissent les divisions et dissensions entre habitants, bourgs
et hameaux, le mécontentement, la souffrance des riverains de celles-ci en raison des
nuisances visuelles et auditives.
La bulle financière créée en faveur du développement éolien se gonfle au détriment de
territoires fragiles, des besoins d’aides des particuliers pour les économies d’énergie et des
budgets des ménages qui doivent supporter les surcoûts liés au développement de cette
industrie budgétivore.
Le SRCAE n’a pas su ni voulu donner la priorité absolue à la réduction des
consommations énergétiques dans les bâtiments et les transports avant toute
augmentation de la production d’énergie, fut-elle renouvelable. Le SRE apparaît comme la
réponse à une injonction arbitraire, l’ordre de développer à tout prix l’éolien industriel qui est
l’énergie renouvelable actuellement la plus contestée du triple point de vue économique,
écologique et social. Les autorités régionales se sont dispensées de réaliser le moindre
bilan des premiers parcs éoliens de la région malgré les demandes expresses faites à M
Bur, votre prédécesseur et à M Martin Malvy Président du Conseil Régional.
Au vu des multiples et graves erreurs d’appréciation des autorités régionales, le bilan
des schémas au regard des objectifs de développement durable, du principe de
cohérence territoriale, du principe de proportionnalité de l’action publique, pour un
développement équilibré des territoires et même du principe de précaution est négatif.
EN CONSÉQUENCE de l’ensemble des motifs qui précèdent et de tous autres à
produire, déduire ou suppléer au besoin même d’office, les requérants dont les listes
figurent dans le présent document sollicitent par ce recours gracieux le retrait pour
excès de pouvoir, de votre arrêté n° 2012/214 en date du 29 juin 2012 approuvant le
Schéma Régional Air Énergie Climat pour Midi-Pyrénées -SRCAE-et son annexe le
Schéma Régional Éolien (SRE), l’abrogation de leur procédure d’élaboration comme
celle des dits schémas.
Le représentant unique dument mandaté par l’ensemble
des requérants physiques et associatifs.
Dr Emmanuel Forichon
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 15/20
Personnes physiques requérantes :
ABRAHAM Floris 12370 Mounès-Prohencoux
ABRAHAM Luce 12370 Mounès-Prohencoux
ALARY Marcel 12780 Vézins-de-Lévézou
ALARY Pierre 12780 Vézins-de-Lévézou
ALARY Véronique 12780 Vézins-de-Lévézou
ALBACETE Angèle 12620 St Laurent du Lévezou
ALBACETE Henri 12620 Mauriac
ALEGRE Colette 81240 Saint-Amans-Valtoret
ALEGRE Fabien 81240 Saint-Amans-Valtoret
ALEGRE Raymond 81240 Saint-Amans-Valtoret
ALLIONE Jean-Louis 12490 Le Viala-du-Tarn
ALRIQUET Ghislaine 12450 la Primaube
ALRIQUET Michel 12450 la Primaube
AMET Achille 12780 Vézins-de-Lévézou
AMET Camille 12780 Vézins-de-Lévézou
AMET Catherine 12780 Vézins-de-Lévézou
ANGLES Alain 12290 Trémouilles
ANGLES Maryse 12290 Trémouilles
ANTHONY Cindi 81260 Anglès
ARGUEL Frédéric 12780 Vézins-de-Lévézou
ARGUEL Gerard 12410 Curan
ARGUEL Marcelle 12410 Curan
ARMENGAUD Jean 81270 Labastide Rouairoux
ARNAUD GUERREIRO Nicole 12370 Mounès-Prohencoux
ARNOULD Bernard 12370 Belmont sur Rance
ARNOULD P 12370 Belmont sur Rance
ARTUS Michelle 12800 Naucelle
ASSIER Théophile 12310 Vimenet
ASSIER Zélie 12310 Vimenet
AUBIN Bernard 12210 Soulages
AUDHUY Michèle 81260 Anglès
AVERSENG Cayherine 31540 St Félix du Lauragais
AZAIS Delphine 12370 Mounès-Prohencoux
AZAIS Ginette 12370 Mounès-Prohencoux
AZAIS Hervé 12370 Mounès-Prohencoux
AZAIS Mathieu 12370 Mounès-Prohencoux
AZAM Bruno 12800 Naucelle
AZAM Claude 12800 Naucelle
AZAM Claudette 12800 Naucelle
AZAM Michel 12780 Vézins de Lévezou
AZAM Valérie 12800 Naucelle
AZAN Bénédicte 46100 Lavaysse
AZAN Michel 12780 Le Vaysse
BALARESQUE Guy 31560 Caignac
BARATIN Françoise 81260 Le Bez
BARBET MASSIN Sophie 12780 Les Salottes
BARRAILLE Jean-Pierre 81240 Saint-Amans-Valtoret
BARRY Raymond 12310 Vimenet
BARRY Roger 12310 Vimenet
50 BARTHEZ Pierrette 81260 Anglès
51 BAUMONT Jacqueline 12370 Mounès-Prohencoux
52 BENOIT Claude 12290 Ségur
53 BENOIT Odile 81260 Le Bez
54 BERARD Michèle 34500 Béziers
55 BERCY Jacques 12800 Naucelle
56 BERGER Stephan 12370 Mounès-Prohencoux
57 BERNARD Christian 81320 Moulin Mage
58 BERNARD Jean-Marie 12290 Ségur
59 BERNARD Paulette 12630 Gages
60 BESSOU Laurent 12220 Lugans
61 BEZIAT Pierre 81260 Ferrières
62 BINET Renaud 81240 Le Vintrou
63 BISCHOFF ludovic 12850 Onet le Chateau
64 BOISSONADE Jennifer 12800 Quins
65 BONINI Arlette 12310 Vimenet
66 BONNEMOY Béatrice 12620 Castelnau-Pegayrols
67 BOUCHER Béatrice 12370 Mounès-Prohencoux
68 BOULOC Jean 12310 Vimenet
69 BOURRELJean-Luc 81240 Saint-Amans-Valtoret
70 BOURRIER Gabriel 12400 St-Victor-et-Melvieu
71 BOURRIER Jacqueline 12400 St-Victor-et-Melvieu
72 BOUTARIC André 12290 Pont de Salars
73 BOUTON Guillaume 81260 Anglès
74 BRENAC Antoine 81260 Anglès
75 BRENAC Florence 81260 Anglès
76 BRENAC Lucas 81260 Anglès
77 BRESSAC Stéphanie 12290 Pont de Salars
78 BRESSON Gilbert 12370 Mounès-Prohencoux
79 BRESSON Renée 12370 Mounès-Prohencoux
80 BRETONELLE Jacqueline 12400 Saint-Affrique
81 BRETONELLE Jean 12400 Saint-Affrique
82 BRISSOT 81260 Anglès
83 BROCHIER Anne 81260 Le Bez
84 BROCHIER Joseph 81260 Le Bez
85 BROCHIER Timothée 81260 Le Bez
86 BRONCARD Michel 31000 Toulouse
87 BRU Jean-Marie 12400 St-Victor-et-Melvieu
88 BUXTORF Marie-Claude 12330 Marcillac
89 CABANEL Louis 81260 Anglès
90 CABROL Chantal 81260 Anglès
91 CAMBON Josette 81260 Anglès
92 CANCE Christiane 12450 Flavin
93 CANCE Gabriel 12450 Flavin
94 CANEGIE Laurence 12310 Vimenet
95 CANTALOUBE Monique 46100 Figeac
96 CARRASCO Denis 81260 Anglès
97 CATALA de ROTON MC 12220 Lugan
98 CATALA Nicole 12220 Lugans
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 16/20
99 CAZOTTES Paulette 12800 Naucelle
100 CÉBE Olivier 81260 Ferrières
101 CHAMBON Michel 34170 Castelnau-le-lez
102 CHARBONNIER Robert 12800 Naucelle
103 CHARRIE Alexandre 12310 Vimenet
104 CHARRIE Daniel 12310 Vimenet
105 CHARRIE Maia 12310 Vimenet
106 CHARRIE Nicolas 12310 Vimenet
107 CHATILLON Colette 12310 Vimenet
108 CHAUCHARD Claude 12780 Vézins-de-Lévézou
109 CHAUCHARD Gérard 12800 Naucelle
110 CHAUCHARD Laurent 12780 Vézins-de-Lévézou
111 CHAUCHARD Matthieu 12800 Naucelle
112 CHAUCHARD Nathalie 12780 Vézins-de-Lévézou
113 CHAUCHARD Philippe 12800 Naucelle
114 CHAZOTTES Vincent 81260 Le Margnès
115 CITTON Anne-Marie 12370 Belmont sur Rance
116 CITTON Robert 12370 Mounès-Prohencoux
117 CITTON Thierry 12370 Belmont sur Rance
118 CLEMENS Jacqueline 12290 Trémouilles
119 COLIN COMAYRAS M.Ch 12780 Vézins-de-Lévézou
120 COLIN Pascal 12780 Vézins-de-Lévézou
121 COLRAT Isabelle 12340 Bozouls
122 COMBES Irénée 11410 Marquein
123 COMBES Philippe 12370 Mounès-Prohencoux
124 COMBRET Gilbert 81240 Saint Amans Soult
125 CONDUCHE Franck 12800 Sauveterre
126 CORSI Frédéric 12490 Le Viala-du-Tarn
127 COSTARD Fabienne 12800 Le Masnau Naucelle
128 COSTARD Paulette 12800 Le Masnau Naucelle
129 COSTES Christophe 12100 Creissels
130 COSTES Michel 12100 Millau
131 COSTES Simone 12100 Millau
132 COUDIN Louis 12540 Le Clapier
133 COULON André 12370 Mounès-Prohencoux
134 COULON Roselyne 12370 Mounès-Prohencoux
135 COUPAT Jean-Christophe 12800 Sauveterre
136 COUSINIE Jean-Claude 81260 Anglès
137 COUZY Aline 12370 Mounès-Prohencoux
138 CROS FERRE Monique 12800 Naucelle
139 CROS Lydie 81260 Anglès
140 CROS Pierre 12800 Naucelle
141 CUTTIER Pierre 31540 St Félix du Lauragais
142 DA SILVA Nathalie 12800 Jouels
143 DAUBAN Michel 12330 Marcillac
144 DE BANIZETTE Anny 12800 Naucelle
145 DE BANIZETTE Philippe 12800 Naucelle
146 De BARRAU Françoise 12150 Recoules Prévinquières
147 DE BARRAU Louis 12310 Gaillac d’Aveyron
148 DE CAQUERAY A 12310 Palmas
149 DE FANTI Françoise 81290 Brassac
150 DE FOUGEROUX Charlotte 48340 St Pierre de Nogaret
151 DE FOUGEROUX Gaetan 78100 St Germain en Laye
152 De FRANCE Philippe 82440 Réalville
153 DE GAALON M Astrid 12150 Recoules Prévinquières
154 De La GRANDIERE Marie 12400 Saint Affrique
155 DE LA MALENE Pauline 12450 Luc
156 DE LARAMBERGUE Estelle 81260 Anglès
157 DE LARAMBERGUE François 81260 Anglès
158 DE LARAMBERGUE J-Pierre 81260 Anglès
159 DE LARAMBERGUE Jacques 81260 Anglès
160 DE LARAMBERGUE Philippe 81260 Anglès
161 De LARMINAT Louis 81490 Noailhac
162 De MALHERBE Roland 81660 Pont de l’Arn
163 DE PARSEVAL Henri 81260 Anglès
164 DE PARSEVAL Marie-Hélène 81260 Anglès
165 DE REYNIES Bernard 12100 Millau
166 DE REYNIES Françoise 12780 Vézins-de-Lévézou
167 DE VERDAL Paule 12330 Seveyrac
168 DELBRUE Paul 12800 Naucelle
169 DELMAS Claudine 81260 Las Faillades
170 DELMAS Daniel 12290 Ségur
171 DESSARTHE Marie-france 12310 Vimenet
172 DEVONSHIRE Rosamund 12540 Latour
173 DILTOER Danielle 12500 Lassouts
174 DILTOER Jacques 12500 Lassouts
175 DIONIS DU SEJOUR Elizabeth 12100 Lapanouse
176 DIONIS DU SEJOUR Hervé 12100 Lapanouse
177 DUCASSE Pierre 81200 Mazamet
178 DUFAU ROSSI Geneviève 75006 Paris
179 DUPAS Francis 12150 Recoules Prévinquières
180 ELIE Maguy 12540 Le Clapier
181 ESGOURROU Corine 12310 Vimenet
182 ESPANA Christophe 12310 Vimenet
183 FABRE Camille 12310 Vimenet
184 FABRE Germaine 12310 Vimenet
185 FABRE Raymond 12310 Vimenet
186 FANTINATI Agnès 81210 Lacrouzette
187 FERRAGATTI Christelle 92600 Asnières
188 FERRAND Dominique 12800 Naucelle
189 FERRE Dominique 12800 Naucelle
190 FERRER Jean-Pierre 34210 Minerve
191 FERRIEU alain 12310 Vimenet
192 FERRIEU Christiane 12310 Vimenet
193 FERRIEU Françoise 12310 Vimenet
194 FERRIEU michel 12310 Vimenet
195 FINCK Philippe 12540 Le Clapier
196 FORESTIER Charles 12310 Bertholène
197 FORESTIER JM 12310 La Planque
198 FORICHON Alban 81260 Le Bez
199 FORICHON Emmanuel 81260 Le Bez
200 FORICHON Flore 81260 Le Bez
201 FORICHON Josué 81260 Le Bez
202 FORICHON Julien 81260 Le Bez
203 FOUCRAS Didier 12800 Naucelle
204 FOUCRAS Gaston 12800 Naucelle
205 FOUCRAS Maria 12800 Naucelle
206 FOUCRAS Simone 12800 Naucelle
207 FOUILLADE Joel 12800 Naucelle
208 FRAYSSE Francine 12800 Naucelle
209 FRAYSSINET Anne-Marie 12800 Naucelle
210 FRAYSSINET Eline 12800 Gaujac
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 17/20
211 FRAYSSINET Hélène 12800 Naucelle
212 FRAYSSINET Jean-Louis 12800 Naucelle
213 FRAYSSINET Sabine 12800 Naucelle
214 FRAYSSINET Vincent 12800 Naucelle
215 FUENTES Geneviève 81240 Sales
216 FURSTENBERGER 54210 St Nicolas de Port
217 GABAUDE Jean 81210 Lacrouzette
218 GABAUDE Myriam 81210 Lacrouzette
219 GABRILLARGUES camille 12290 Trémouilles
220 GAL Francis 12290 Prades de Salars
221 GAL Raymonde 12290 Prades de Salars
222 GAL RUDELLE Madeleine 12290 Pont de Salars
223 GASTAL Gérard 12370 Mounès-Prohencoux
224 GAUTRAND Gérarrd 81260 Brassac
225 GENUYT Bertrand 78000 Versailles
226 GINESTET Bernard 12800 Naucelle
227 GINESTET Emmanuelle 12800 Naucelle
228 GINISTY Philippe 12200 Morlhon le Haut
229 GLASTER Mille 31000 Toulouse
230 GOXE M. 81503 Lavaur
231 GUENOT Sébastien 81240 Saint-Amans-Valtoret
232 GUENOT Virginie 81240 Saint-Amans-Valtoret
233 GUERREIRO Ezéquiel 12370 Mounès-Prohencoux
234 GUIRAUD Antoine 81260 Anglès
235 GUIRAUD Catherine 81260 Anglès
236 GUIRAUD François 81260 Anglès
237 GUIRAUD Pierre-Antoine 81260 Anglès
238 GUIRAUD Roland 81260 Anglès
239 GUIRAUD Sylvie 81260 Anglès
240 HAUC Dominique 81260 Lamontélarié
241 HEDAN Anne-Sophie 12370 Mounès-Prohencoux
242 HEDAN Eliane 12370 Mounès-Prohencoux
243 HEINZLE Gilberte 12370 Mounès-Prohencoux
244 HENRY Francis 12330 Marcillac-Vallon
245 HERAUD Gérard 12540 Latour
246 HERBELIN ROUQUET Michèle 12370 Mounès-Prohencoux
247 HERITIER Françoise 46100 Figeac
248 HERITIER Roger 46100 Figeac
249 HIGONENQ Charlotte 12800 Naucelle
250 HIGONENQ JN 12800 Naucelle
251 IZARD Nadine 12620 St Laurent de Lévezou
252 JACOB-DUVERNET Edith 12340 Ceyrac
253 JAYET Jean-Michel 46100 Figeac
254 JEANJEAN Claudie 12370 Mounès-Prohencoux
255 JEANJEAN Gérard 12370 Mounès-Prohencoux
256 JOLY Carole 12400 Saint-Victor-et-Melvieu
257 JULIE Liliane 81260 Anglès
258 JULIEN Monique 12370 Mounès-Prohencoux
259 KALFON Olivier 12370 Belmont sur Rance
260 LAFFITTE Guy 12370 Mounès-Prohencoux
261 LAFITTE Catherine 12370 Mounès-Prohencoux
262 LANDEZ Daniel 12310 Vimenet
263 LATHAM Sylvie 81260 Las Faillades
264 LAVIGNE Jean 12310 Vimenet
265 LAVIGNE Olivier 12310 Vimenet
266 LEGENDRE 54360 Damelevières
267 LEGRAIN Frédérique 81240 Sales
268 LEONARD Carlos 12780 Vézins-de-Lévézou
269 LEONARD Pierre 12780 Vézins-de-Lévézou
270 LIORZOU Bernard 12540 Le Clapier
271 LUST Henri 46310 Concores
272 LUTTIER Martine 31540 St Félix du Lauragais
273 MABBOUX Jacques 81260 Anglès
274 MAFFEI Antoine 12340 Bozouls
275 MAFFRE Georges 12800 Naucelle
276
MAFFRE GINESTET Marie-
Josée 12800 Naucelle
277 MAILLOT-CATALA Claude 46100 Boussac
278 MAISON Claudine 12370 Mounès-Prohencoux
279 MALHERBE Charles 12370 Mounès-Prohencoux
280 MALHERBE Geneviève 12370 Mounès-Prohencoux
281 MALOUS Odette 12800 Naucelle
282 MARCILLAC Brigitte 12310 Vimenet
283 MARCOM Alain 31570 St Pierre de Lages
284 MARTINAZZO Jean-Luc 31540 St Félix du Lauragais
285 MARTINAZZO Nancy 31540 St Félix du Lauragais
286 MARTY Evelyne 12780 Vézins-de-Lévézou
287 MARTY François 12430 Panat
288 MARTY Jean 12780 Vézins-de-Lévézou
289 MARTY Jean samuel 12780 Vézins-de-Lévézou
290 MARTY Michel 12290 Le Vibal
291 MARTY Robert 12850 Onet le Chateau
292 MEILHAN J.P. 81260 Las Faillades
293 MEILHAN M. 81260 Las Faillades
294 MEISSONNIER Benoit 12800 Naucelle
295 MELLADO LOPEZ Tiscar 81260 Le Bez
296 MENDEZ Stéphanie 81260 Anglès
297 METAYAC Patrick 12800 Naucelle
298 MEVOLLON GRANON Sophie 12540 Fondamente
299 MEYNIER Jean 12370 Mounès-Prohencoux
300 MICALONI Jacqueline 12800 Naucelle
301 MICHAELEF Charlotte 12540 Le Clapier
302 MICHAELIS Monique 81240 Sales
303 MILHAU Claudine 12400 Saint-Affrique
304 MILLE GLASTER 31000 Toulouse
305 MONTI Cécile 12310 Vimenet
306 MONTOIS Gilles 81240 Sales
307 MOULS Jean-Claude 12370 Mounès-Prohencoux
308 NICOULEAU Jean-Pierre 12370 Mounès-Prohencoux
309 PACAUD Didier 81200 Mazamet
310 PAGES Anne-Marie 81260 Las Faillades
311 PASCHI Jacques 12800 Naucelle
312 PASQUIEU 81260 Anglès
313 PERNOUD Jacques 31540 St Félix du Lauragais
314 PERNOUD Simone 31540 St Félix du Lauragais
315 PEROCHE Denis 48340 St Pierre de Nogaret
316 PEYROCHE Philippe 42000 Saint-Etienne
317 PICARD Pierre 12400 Saint Affrique
318 PINEAU Jean 12490 St Rome de Cernon
319 PINEAU M Françoise 34000 Montpellier
320 PLAGNES Hélène 12620 St Laurent de Lévezou
321 PLANCHE Edouard 48340 St Pierre de Nogaret
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 18/20
322 PLANCHE Françoise 48340 St Pierre de Nogaret
323 POIRAUD RUDELLE Aurore 12450 Luc la Primaube
324 POSOKHOW André 46230 Cieurac
325 POUGET Catherine 12290 Pont de Salars
326 PRIEUR J 12500 Espalion
327 PRIVAT Monique 12310 Vimenet
328 PUCELLE Jean-Claude 12400 Saint-Affrique
329 PUECH Guy 81260 Anglès
330 PUECH-WALKLET Florence 81260 Anglès
331 PUIG Joëlle 81260 Le Bez
332 RAYNAL Julie 12800 Quins
333 RIGAUX Philippe 12260 St Igest
334 RIGAUX Sophie 12260 St Igest
335 RIVIERE Isabelle 31500 Toulouse
336 ROGGEMAN Agnès 12160 Manhac
337 ROSSI Bertrand 75006 Paris
338 ROSSI François Paul 75005 Paris
339 ROUALDES Jerome 12800 Jouels
340 ROUANET Jeanne-Marie 81260 Anglès
341 ROUQUET Fabienne 12370 Mounès-Prohencoux
342 ROUQUET Jean 12370 Mounès-Prohencoux
343 ROUQUET Michel 12370 Mounès-Prohencoux
344 ROUQUET Nicole 12370 Mounès-Prohencoux
345 ROUQUET Romain 12370 Mounès-Prohencoux
346 ROUQUET Sébastien 12370 Mounès-Prohencoux
347 RUDELLE Guilliem 12290 Pont de Salars
348 RUDELLE Jean 12290 Pont de Salars
349 RUDELLE Jean Mathieu 12450 Luc la Primaube
350 RUDELLE Odette 12290 Tremouilles
351 RUDELLE Rémi 12290 Pont de Salars
352 RUDELLE Thérèse 12290 Trémouilles
353 SABATHIER Corinne 12800 Naucelle
354 SABATHIER Gilles 12800 Naucelle
355 SABATHIER Marylène 12800 Naucelle
356 SALAZAR Gabriela 81260 Le Bez
357 SALVAN Gilbert 12370 Mounès-Prohencoux
358 SARRET Francis 12800 Naucelle
359 SAVY Marie-Claude 12800 Tauriac de Naucelle
360 SCHNEIDER 12120 La Tapie
361 SCHRANS Pierre-Emmanuel 81240 Sales
362 SEBE Odile 81260 Anglès
363 SIGEL Aline 12100 Lapanouse
364 SILAN Nathalie 81270 Le Soulié
365 SUDRES Anne-Marie 12800 Naucelle
366 SUDRES Sabine 12800 Tauriac de Naucelle
367 SUQUET Janine 12310 Laissac
368 TORCHEUX COSTARD Cathy 12800 Le Masnau Naucelle
369 TRAVASSAC Fanny 12400 Saint-Victor-et-Melvieu
370 UGOLINI Daniel 81260 Anglès
371 VAISSIERE Cathy 12410 Curan
372 VAISSIERE Gérard 12410 Curan
373 VALANTIN Jean-Claude 81260 Las Faillades
374 VALENTIN Brigitte 12310 Vimenet
375 VALENTIN Fanette 12780 Vézins-de-Lévézou
376 VALENTIN Gilbert 12310 Vimenet
377 VALENTIN Roland 12780 Vézins-de-Lévézou
378 VALENTIN Thérèse 12310 Vimenet
379 VALLAT LEGROS M Françoise 12540 Le Clapier
380 VAN OMMESLAEGHE Pierre 12310 Bertholène
381 VERGNIAUD Pascal 44700 Orvault
382 VERNET Delphine 12540 Fondamente
383 VEZIE Martine 12560 Saint-Laurent-d’Olt
384 VIALA Henriette 81260 Anglès
385 VIALETTES Nicole 12800 Naucelle
386 VIDAL Fabienne 12620 Castelnau-Pegayrols
387 VILBOIS Monique 34500 Béziers
388 VINCENS Dominique 12780 Vézins-de-Lévézou
389 VINCENS Marie Liesse 48340 St Pierre de Nogaret
390 VIRENQUE Gérard 12000 Rodez
391 WALLUT Jean-Marie 31000 Toulouse
Associations requérantes
1 ABVT Association Bien Vivre en Tremouillais Alain Angles -président St Hilaire 12292 Trémouilles
2 Association Causses et vallons, nature environnement et tradition Jean Lavigne -président 12310 Vimenet
3 ADEPVEM as. de défense de l’environnement et du patrimoine de
Viala du Tarn et de Montjaux, des vallées du Tarn et de la Muse
Jean Lévy, Corine Lacan
coprésidents
12490 Viala du Tarn
4 ADECLS Association de Défense des Coteaux du Lauragais Sud Sandra Mazingant -présidente 31560 Gibel
5 Association de défense des collines du Pic d’Estelle Jean-Luc Mathieu -président 09500 Coutens
6 APET association patrimoine environnement territoire belmontais, Anne-Marie Citton -présidente 12370 Belmont sur Rance
7 Association Patrimoines du Guillaumard Pascal de Becker -président La Bastide des Fonts 12540 Cornus
8 ARVIEE Association de réflexion et de vIgilance sur l’énergie
éolienne des monts de Lacaune
Pierre Béziat -mandataire 81260 Castelnau de Brassac
9 Association Lévezou en péril Aurore Poiraud Rudelle – mand. 12290 Prades de Salars
10 Association Plateau survolté, Jean-Marie Bru -président 12400 St Victor et Melvieu
11 Association Sauvegarde des Palanges Pierre Van Ommeslaeghe -prés. 12310 Bertholène
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 19/20
12 CALELH association pour la qualité de vie et de l’environnement
en Haut-Languedoc
Emmanuel Forichon -mandataire 81260 Brassac
13 Centre culturel de Castelnau de Lévezou Geneviève Dufau Rossi – prés. 12620 Castelnau Pégayrols
14 Préservation du patrimoine culturel et naturel des monts de
Lacaune et du Rougier de Camarès,
Franck Grelier -président 12360 Mélagues
15 PICPANACA Préservation de l’identité culturelle et du patrimoine
naturel du canton de St Affrique
André Michel -président 12400 St Affrique
16 Association de protection du tourisme et des sites du pays des
Pyrénées cathares PTSPPC
Jean Huillet -président 09500 Camon
17 Association « Protégeons nos espaces pour l’avenir » Alain Cassan -président 12150 Lavernhe de Séverac le Château
18 REVEIHL – Réflexion et vigilance sur l’éolien industriel en Haut-
Languedoc, vallée du Thoré et Montagne Noire
Raymond Alègre -mandataire 81240 Lacabarède
19 Centre culturel de Castelnau de Lévezou Geneviève Dufau Rossi –prés. 12620 Castelnau Pegayrols
20 Vieilles maisons françaises de l’Aveyron Françoise de Barrau -déléguée 12150 Recoules Prévinquières
21 Demeure historique Jean de Lambertye -président 75005 Paris
22 Sauvegarde des maisons et paysages du Tarn Didier Pacaud -président 81000 Albi
23 ASEMN – Asso. de sauvegarde et d’étude de la Montagne Noire Didier Pacaud -président 81200 Mazamet
24 FED Fédération Environnement Durable Jean-Louis Butré -président 3 rue des Eaux Paris 75616
LISTE DES PIÈCES JOINTES
1. Arrêté n° 2012/214 en date du 29 juin 2012
2. Copie du RAA du 29 juin 2012
3. Lettre de la FED en date du 1/07/2011
4. Réponse de M le Préfet de Région
5. Courrier de M Malvy en date du 2/05/2012
6. Copie de saisine du Procureur TGI Castres
Recours gracieux SRCAE Midi-Pyrénées page 20/20
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IMPACT PAYSAGER DU PROJET D’EOLIENNES SUR LA COMMUNE DE TROYE D’ARIEGE
Publié le 16 août 2012 | Par administrateur | Modifier
Altitudes et distances, de Mirepoix à Montségur
au niveau des éoliennes « possibles de Troye d’Ariège, il faut rajouter la hauteur de la colline, qui fait en moyenne, 550 m, et que la départementale D625 est a 400m. c’est à dire que les éoliennes doubleraient environ la hauteur visuelle de cette colline de Sarraute.

.
Une vue sur les Pyrénées, le Saint Barthélemy, et Montségur, vue depuis le Chateau de Lagarde, avec un photomontage d’éoliennes si un projet subsistait sur la commune de Troye d’Ariège (on a pu lire dans la presse qu’un projet fait aujourd’hui l’objet d’études pour un dépôt de permis de construire prévu fin 2012″).

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AVD09 reçoit un recommandé de la Maire de TROYE D’ARIEGE
Publié le 7 août 2012 | Par administrateur | Modifier
Les détails sur le site d’ AVD

http://www.avd09.com/?p=681

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Article de « La Dépêche » Publié le 05/08/2012 03:47
Publié le 6 août 2012 | Par administrateur | Modifier
Le vent des éoliennes ne fait pas l’unanimité
Environnement
Les éoliennes ne font pas l’unanimité sur le plan des énergies renouvelables/Photo DDM
L’association Protection du tourisme et des sites du pays des Pyrénées cathares communique :
L’association PTSPPC a fait le 20 juillet dernier le bilan de ses premiers mois d’existence (elle a été créée en février 2012). Elle s’était donnée pour but immédiat de porter l’information et le débat public sur le schéma régional de développement éolien adopté finalement par la Région Midi Pyrénées le 30 juin et qui a classé plus de 40 communes du Pays des Pyrénées cathares en zone favorable à ce développement.
Le résultat est probant puisqu’au 20 juillet, 12 des communes les plus menacées en raison de l’intérêt de leur patrimoine pour le développement touristique, ont pris une délibération demandant à être sorties de la liste régionale des communes où une ZDE serait possible. Même si cela n’apparaît pas dans le schéma régional qui vient d’être promulgué (sauf 3 d’entre elles : Belloc, Camon et Pradettes), cela atteste du refus de la majorité des élus et de la population de ces communes de voir s’y implanter des machines industrielles de 150 m de hauteur. Cela refroidira par conséquent durablement les ardeurs des promoteurs qui assiégeaient jusqu’alors les maires de notre canton.
L’association s’est félicitée de ce succès ainsi que du nombre des adhésions qui atteint les 200, et bien évidemment elle continue son action en partenariat étroit avec l’ADCPE (associations de défense des collines du Pic d’Estelle), le Cri du Vent (canton de Chalabre) et Vent contre nature (Gudas, Malléon, Calzan). Les énergies renouvelables sont évidemment une nécessité, juste après la maîtrise des consommations d’énergies, mais cela n’oblige pas à faire n’importe quoi n’importe où. C’est la raison pour laquelle notre association a rencontré un franc succès y compris auprès des habitants véritablement écologistes qui savent qu’il n’y a pas d’environnement pour l’homme sans activité et que le tourisme rural est une des activités les plus compatibles avec la protection de la nature et de notre environnement.
Jean Huillet, président (maire de Camon)
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DERNIER CONSEIL REGIONAL MIDI-PYRENEES
Publié le 2 août 2012 | Par administrateur | Modifier
Pour saviur en direct ce que pense le Président du Conseil régional Martin Malvy de la question des éoliennes qui nous préoccupent vous pouvez aller voir le comte rendu intégral de la séance du conseil réginal sur le lien :

http://web.ltvi.fr/popup/clients/crmidip/dates/280612/index.php?encode=

Nous précisons que l’intervention concernant le SRCAE commence après 5h45 de video ; elle commence par la présentation suivie des interventions peu nombreuses des conseillers régionaux.
Deux interventions sont plus utiles pour nous que les autres : celle des conseiller BRIAND (à 5h56mn45) et CALLEJA (à6h16) suivie de la réponse de Martin Malvy…
Prenez le temps c’est quand même instructif de la procédure suivie ! Présenter le rapport en expliquant que toute la population de Midi Pyrénées a été consultée et que seulement 120 réponses sont parvenues par mail ; il faut avoir le courage de le dire !
Résumé………………………………………………………………………………
la présentation du SRCAE commence à 5h28 minutes du début
(la concertation a été réussie même si elle a été parfois difficile…) le doc final a obtenu un nbr important d’avis favorable l’ensemble de la population de midi pyrénées a été consultée on a reçu par internet 127 avis …
à 5h45mn elle parle du schema eolien… 24 remarques défavorables
ZDE initiative des collectivités locales…
impact paysager le changement climatique aura un impact encore plus grave !!! et impact moins grand que la gestion des dechets de la filière nucléaire !!!!
intervenants Jimenez : discours général sur l’énergie… engager investissements colossaux… repenser modèles énergétiques… droite déréglementation privatisation y compris nucléaire = folie ; depuis 2007 RGPP a siphonné moyens des services de la maîtrise de l’energie… droit à l’energie pour tous…recherche tous domaines y compris nucléaire et ITER mais sous contrôle public.. libérer la planête du capitalisme mondial… FDG salue politiques de la Région… vont dans le bon sens
M. Briand : catalogue ; pas prescriptif ; région bon élève parce que conso par ménage est inférieure mais parce que moins d’industries ! faiblesse plutot que positif ; hydroélectrique hériage fait 93% du reniouvelable ; pas de propositions pour le renforcer et le developper ; mutations parce que concessions arrivent à renouvellement ; normes Natura 2000 pose pb ; dans SRCAe y a rien pour maintenir ce pilier ; diversification avec éolien et photovoltaïque ; objectifs vaguement lancés sans mesures concrêtes et possibles ; ça ne doit pas se faire à n’importe quel prix ; pas remplacer nucléaire par de l’eolien ou photoV plus couteuse qui augmenterait le cout ! pas s’xonerer de perspective reductiond es couts et là il n’y a rien ; rien sur le volet de la rceherche… on aurait pu conforter le developpement de l’hydroelectrique ; on aurait pu mettre en place filire recherche pour du moins couteux ; developper en France ou en Europe or à l’étranger notamment ampoules basse conso… sur l’eolien c’est 63% de la progession de l’ENR qui en viendrait ; or c’est le + difficile à implanter tourisme risques sanitaires etc. territoire étendu au lieu de selectionner en tenat compte de la faisabilité vous n’avez pris que l’aspect reglementaire ; vous avez dit que c’etait pas votre probleme !!! vitrine de communication !
faute vison industrielle nous allons nous abstenir car petition de principe !
M. Simon : promouvoir developpement solidaire et equitable ; SRCAE s’inscrit dans ce cadre ; volet logement… Negawatt 90% energie primaire = logement… effort essentiel bâti existant car renouvellement 1 % an… 2012 basse consommation 2020 energie positive ; baisse de 38% de consommation… renovation jouer sur le tiers investissement
M.Calleja : enjeu des concession en renouvellement fragiles contraintes environnementales region aurait du aider davantage les projets hydroelectriques pour vitaliser la montagne
sur l’eolien inquietude forte dans les communes algarade avec le president à 6h22 sur l’eolien
M.Poujade :approuve Briand … l’enjeu principal n’est pas de s’engueuler sur l’eolien… explique pourquoi il faut voter pour… et contre l’intervention de Calleja…
M. Caihol Aveyron : maires livrés à eux mêmes ; prefets ont pesé ; implantation sur les plateaux du Levezou on les voit de Montpellier ! Il y a eu des problemes humains et sociaux ; interet personnel devant interêt général ! Soucis qui vont durer dans le temps
les élus ont joué la TP qui a disparu : belle pagaille… il faudrait mettre de l’ordre dans tout ça…
suivre jusqu’à 6h45mn
La position du Président c’est que si les communes délibèrent contre il n’y aura pas d’implantation d’éoliennes
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Compte rendu de la réunion du 20 juillet 2012
Publié le 1 août 2012 | Par administrateur | Modifier
PTSPPC – VENT CONTRE NATURE – CRI DU VENT
Réunion INTER ASSOCIATIONS du 20 juillet 2012
Mairie de Camon 17h30
Participants : PTSPPC, Vent contre Nature, Cri du Vent
Le président de PTSPPC a souhaité que nous fassions le point de nos actions et des actions communes possibles, notamment le tract commun et la situation de Troye d’Ariège qui n’a pas délibéré contre.
La trésorière indique que nous avons à PTSPPC environ 200 adhérents à jour de cotisations ce qui a permis de régler toutes les dépenses engagées depuis la création et de disposer d’une certaine trésorerie.
À la demande du président elle a cherché une assurance pour l’association ; Generali nous propose une assurance pour 215 euros qui comprend la défense et le recours mais pas l’assistance juridique complète. Il est toutefois décidé qu’il faut la prendre faute d’autre possibilité.
Point des actions sur le Pays de Mirepoix : à ce jour les communes qui ont délibéré contre leur inscription dans le schéma régional éolien sont : Belloc, Camon, Pradettes (les trois sont mentionnées dans le document définitif du Préfet de Région parce qu’elles lui ont transmis leur délibération), Aigues Vives, Cazals des Bayles, La Bastide de Bousignac, Léran, Limbrassac, Manses, Mirepoix, Regat, Roumengoux (9 communes non mentionnées dans le SRCAE car elles n’ont pas transmis leur délibération au Prefet de Région). Le conseil municipal de Lagarde était incomplet lors de la réunion sur le sujet (7 présents) et a refusé de se prononcer.
Il faut donc faire transmettre ces «délibérations à la Région, il n’est pas trop tard pour montrer au Préfet de région que l’opposition continue de se développer malgré le SRCAE adopté. Plus de 60% de la population de la Communauté de communes de Mirepoix est en fait contre ce schéma régional.
Pour la commune de Troye, malgré la délibération favorable, tout n’est pas perdu car le Préfet a dit en privé qu’il ne signerait pas n’importe quelle demande de ZDE et que s’il s’agissait d’implanter des éoliennes entre des châteaux ou monuments classés, il ne signerait pas. Or les éoliennes de Troye seraient sur l’axe Mirepoix Montségur… Quelques photos pour illustrer cette implantation et les covisibilités éventuelles seront faites avec montage de silhouettes d’éoliennes.
Nous avons rencontré deux conseillers régionaux de l’Ariège, Marc Carballido et Philippe Calleja. Le premier, président du Pays des Pyrénées Cathares, pense qu’il faudra de l’éolien donc ne veut pas s’y opposer. Le second, président de la Communauté de communes du Canton de Saverdun a pris en compte notre préoccupation et a abordé le sujet en séance du Conseil régional ; la réponse du Président Malvy a été qu’il ne veut pas retirer des communes du schéma régional et que le pouvoir de faire ou de ne pas faire est du ressort des maires.
Pour Cri du Vent, 8 communes du Chalabrais ont délibéré contre le SRCAE et il en reste deux, Corbière et Montjardin qu’il faut faire reculer. Sonnac sur l’Hers a délibéré contre ce qui fait qu’il n’y a plus continuité territoriale entre les communes favorables mais est-ce suffisant ; ce n’est pas certain.
Pour le tract commun il faudrait mette l’accent sur le nombre de machines susceptibles d’être implantées et rappeller qu’à Roquetaillade on est bien au delà du nombre initialement annoncé ! Donc le risque de transformer notre territoire en zone industrielle de production d’électricité éolienne doit être affirmé. Il faudrait passer davantage à l’illustration des contraintes industrielles car on a déjà fait des photomontages d’éoliennes en crêtes de collines. Cela fera davantage réfléchir les lecteurs du document.
Ils organisent une grande manifestation le 29 septembre matin qui partira de Chalabre (Gare) pour arriver à la mairie de Montjardin. Il faudra être nombreux et PTSPPC qui n’est pas prête pour une grande manifestation sur son territoire (ça doit être préparé assez longtemps à l’avance pour être réussi) pourra en revanche faire nombre aux côtés des manifestants de Vent de Colère.
La présidnete de Vent contre Nature propose d’écrire une autre chanson pour animer la manif, comme celle de Feste Saint André. Le thème pourrait être de dire tout ce qu’on a fait pour le tourisme et le refrain « tout ça pour ça » ! On utilisera les arguments des actions touristiques engagées (Label Pays d’Art et d’Histoire, Voie verte, Sentiers, etc.).
Pour Vent contre Nature, la situation est différente car la ZDE a été approuvée et signée par le Préfet. Les enjeux paysagers et patrimoniaux sur les communes concernées et riveraines sont différents de ceux du Mirapicien ; moins de patrimoine mais une nature intéressante et préservée qui avait amené la Commission des paysages et des sites à donner un avais défavorable ; néanmoins le Préfet ne l’a pas suivi. Cependant sur Malléon où il y a une 50aine d’habitants, deux pétitions ont été signées, une ancienne et une récente et chacune a reçu entre 47 et 49 signatures. Autrement dit la population est majoritairement hostile aux projet des élus.
En outre, on croit savoir que de nombreux conseillers municipaux auraient des propriétés concernées par l’implantation d’éoliennes. Donc si cela n’a pas permis de bloquer la ZDE ça peut en revanche remettre en cause la procédure lors des demandes de permis de construire. Pour l’instant, le dossier est au TA sur d’autres motifs.
Pour faire un nouveau tract en propre, la population est un peu démobilisée maintenant que l’on sait que la ZDE est signée. En revanche, l’association est d’accord pour participer à un tract commun « parce qu’une bataille perdue n’est pas la fin de la guerre ».
À propos de l’expression commune, l’idée initiale du tract de format A4 plié, soit A5 à 4 pages pourrait être remplacée par un A3 plié en présentation A4 à 4 pages. Cela permettrait de mieux faire figurer les deux Pays (Mirepoix et Chalabre), de placer quelques photos de chantier montrant le caractère pharaonique, et enfin de donner la parole à chacune des associations. La présentation « lettre » plutôt que tract semble être acceptée pour ce papier.
PTSPPC pourrait dire deux mots de son bilan et des actions à la suite, Vent contre Nature pourrait dire que si la ZDE Malléon, Gudas, Calzan, est malheureusement acceptée, les habitants peuvent s’exprimer majoritairement contre et que cela incitera les promoteurs à aller voir ailleurs sous des cieux plus favorables et Cri du vent pourrait présenter sa manifestation du 29 septembre.
On se retrouvera le 30 juillet pour arrêter la forme et le contenu de cette lettre d’information des actions passées et en cours.
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Appel à l’aide
Publié le 12 juillet 2012 | Par admin | Modifier
Enquête publique en cours à Morteaux-Coulibœuf (Calvados, Basse-Normandie) : appel à l’aide
15 éoliennes de 150 m sont prévues dans la plaine de Caen-Falaise, qui en compte déjà 46.
Cette région de Basse-Normandie est très menacée :
1° Le schéma régional la classe comme « favorable au grand éolien » pour 60 à 140 MW supplémentaires ;
2° Et pour cela le schéma ne respecte pas la distance minimale de 20 km du radar-météo de Falaise instaurée par le classement ICPE du 26 août 2011 ; il le réduit à 5 km.
L’enquête publique de Morteaux-Coulibœuf et 5 communes voisines (sud du Calvados, est de Falaise) va se terminer bientôt (le 21 juillet).
Pour écrire aux commissaires-enquêteurs :
– par courrier à l’adresse suivante :
Monsieur Boussion, président de la commission d’enquête,
Mairie
Le Bourg Neuf
14620 Morteaux-Coulibœuf
ou :
SOS Pays de Falaise
« Le Hurlevent »
14620 CROCY
– par courriel, à l’adresse suivante :
Monsieur Boussion, président de la commission d’enquête,
aux bons soins de SOS Pays de Falaise,
<Yvonne Feuillet <mieux-vivre-a-crocy@orange.fr>
Vous pouvez signer et faire signer la lettre de soutien ci-jointe.
Voici dans les 8 autres pièces jointes des matériaux pour vos lettres : pillez sans scrupule et retraduisez à votre mode.
Une information importante : le promoteur Théolia va être obligé de brider les machines la nuit (pour ne pas dépasser l’émergence autorisée de 3 décibels), ce qui signifie que le jour elles auront toute liberté de nuire aux oreilles des riverains (puisque l’émergence autorisée est de 5 décibels).
Vous trouverez dans deux pièces jointes le « plan de bridage » qui figure dans l’Annexe 9, Étude acoustique de l’étude d’impact du promoteur.
Pensez à rappeler que le Résumé non technique de l’étude d’impact (en pièce jointe) omet d’en parler et ne mentionne qu’ un « fonctionnement optimisé la nuit » (bel euphémisme !) pages XIII et XXVIII.
Merci d’avance.
Cordialement.
Corinne Bourdon
Délibération de TROYE D’ARIEGE
Publié le 30 juin 2012 | Par admin | Modifier
Le Conseil Municipal de Troye d’Ariège a voté à main levé hier soir, le résultat est 4 pour les éoliennes, 3 contre, et 1 abstentions… celle de Mme le Maire, qui n’a pas voulu prendre position.
a validé UN ZONAGE DU SCHÉMA RÉGIONAL CLIMAT AIR ÉNERGIE tel que proposé par le Conseil Régional et la Préfecture de Région Midi-Pyrénées.
Ce qui a pour conséquence à terme, l’acceptation d’une Zone de Développement Éolien sur le territoire de la commune.
l’argent résultant de l’implantation d’éoliennes finira dans la poche d’un « privé », puisque le projet actuel d’implantation de ces éoliennes se trouve sur les terrains d’un « privé ».
De plus ce projet impactera directement les habitants d’Aigue-Vives, Léran, Belloc, Saint Quentin, et Lagarde et non ceux de Troye d’Ariège. Pourquoi n’en est-il pas fait état ? et pourquoi la population n’est-elle pas consultée ?
La majorité des administrés de ces communes sont contre l’implantation de ces éoliennes, alors pourquoi certains Maires, n’agissent-ils pas à défendre l’intérêt de la population? Qui payera, et qui en subira les nuisances ?

Coluche avait bien raison en disant: « Pourquoi des mecs élus par nous pour faire ce qu’on veut, au lendemain des élections font ce qu’ils veulent ? » . . .
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Les résultats de Aigues-Vives et Léran par leurs Maires
Publié le 28 juin 2012 | Par admin | Modifier
Après Camon, Régat et Mirepoix, c’est au tour des conseils municipaux de Léran et d’Aigues Vives de se prononcer contre le projet éolien porté par la société toulousaine Raz Energie et demander de se retirer de la ZDE (zone de développement éolien résultant de l’étude technique menée par le Conseil Régional dans le cadre de son schéma régional climat-air-énergie).
Ce projet fait couler beaucoup d’encre et mobilise depuis plusieurs semaines élus, simples citoyens ou associations comme «Aigues-Vives Demain» et «Préservation du Tourisme et des Sites du Pays des Pyrénées Cathares», créée à l’initiative de Jean Huillet, maire de Camon.
La préfecture de Région a demandé aux différentes communes de la vallée Est de l’Ariège, concernées par ce projet, de se prononcer avant le 30 juin 2012; à défaut de réponse officielle, les communes sont considérées comme consentantes.
Parmi les plus fervents partisans de ce projet, Arlette Roméra, maire de Troye d’Ariège, et Christian Mascarenc, maire d’Aigues Vives, qui voyaient une opportunité de récupérer des revenus pour leurs petites communes (entre 70 000 et 100 000 € par an et par éolienne).
Les réunions d’information qui ont eu lieu ces derniers temps n’ont pas mobilisé les foules espérées et le jeu de la démocratie a été sans appel.
Après le conseil municipal de Mirepoix lundi, c’est celui de Léran hier soir qui s’est prononcé contre et pire encore celui d’Aigues Vives qui a vu Christian Mascarenc mis en minorité par son conseil municipal:
«J’ai fait l’unanimité contre moi» précise dépité l’élu qui avait déjà l’impression d’être avec sa collègue de Troye d’Ariège «le vilain petit canard de la région»
Il avoue pourtant sa bonne foi et avoir été guidé par le seul intérêt général: «quand nous avons pris cette délibération le 25 octobre 2011, j’avais tout pouvoir de créer une ZDE et pourtant je ne l’ai pas fait»
Aujourd’hui, Christian Mascarenc a du mal à cacher sa déception: «avec tout le battage médiatique qui s’est fait autour… mais il faut comprendre que les communes d’Aigues Vives et de Troye ne vivent pas des retombées touristiques, nous n’avons pas de château, nous ne sommes pas dans le périmètre du pays d’art et d’histoire…
Je ne comprends pas les inquiétudes qui ont fait jour à ce projet, beaucoup de communes ont installé des éoliennes comme Roquetaillade et aujourd’hui ils en redemandent preuve que ce n’est pas si détestable.
Il y a eu cristallisation autour des éoliennes, désinformation par les associations opposées à ce projet.
Certes le camping de la Serre sur ma commune aurait été impacté, je le reconnais mais c’est un privé, je suis dans une autre logique celle du fonds de commerce qui rapporte 1,5 M€ en 10 ou 15 ans.
Ce n’est pas en augmentant les impôts que l’on fera rentrer une telle somme d’argent dans les caisses de la commune !»
Hier soir, suite au vote de son conseil municipal, Christian Mascarenc a dû prendre la mort dans l’âme une délibération pour sortir du schéma éolien: «c’est pour moi un désaveu complet» poursuit l’élu qui envisage même de démissionner de son mandat.
«Je ne suis inféodé à personne, ni au promoteur, ni à une quelconque idéologie, j’essaie de faire avancer les choses pour la commune dans le respect des opinions de la majorité»
Du côté de Léran, Henri Barrou, maire du village, a initié une démarche intéressante.
Lui aussi contacté par la société Raz Energie pour ce projet éolien, en a fait part à son conseil municipal: «nous étions très partagés, mais comme nous n’avions pas reçu de mandat de la population dans un sens ou dans un autre puisque l’éolien n’a jamais figuré dans notre profession de foi, nous avons décidé de l’associer à cette décision: dans un premier temps nous avons organisé une information plurielle et contradictoire puis une réunion publique, enfin une consultation de la population sur la base des listes électorales»
Les habitants de Léran ont été invités à un référendum communal du 20 au 23 juillet.
Sur les 442 votants, 148 se sont exprimés dont 35 voix en faveur du projet éolien et 113 contre.
A la suite de ce référendum, le conseil municipal réuni hier soir a lui aussi voté: sur 14 voix, 10 se sont prononcées contre et 4 en faveur de ce projet: «nous avons donc demandé au préfet de région de retirer notre commune de la ZDE» poursuit Henri Barrou qui est également vice président de la communauté de commune du pays de Mirepoix en charge du développement touristique.
A cet égard, nous l’avons interrogé sur sa position: «nous n’avons pas délibéré au niveau de la communauté de communes car nous n’avons pas cette compétence, elle est laissée au libre choix des communes.
Pour autant, la communauté des communes intervient dans le cadre du tourisme et à ce titre le bureau de l’office de tourisme du pays de Mirepoix s’est prononcé unanimement contre le projet éolien.
C’est un marqueur fort sur ce territoire, tourisme et éolien ne se conjuguent pas ensemble»
Reste à connaître la position du préfet de région qui devrait statuer dans les jours à venir.

http://www.ariegenews.com/ariege/debats_opinions/2012/49426/le-projet-eolien-du-pays-des-pyrenees-cathares-tombe-a-l-eau.html

Bravo à tous ceux qui ont participé à ce résultat
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ARTICLE DE « ARIEGE NEWS »
Publié le 26 juin 2012 | Par admin | Modifier
La commune de Mirepoix se prononce contre le projet éolien
25/06/2012 | 19:40

© MidiNews 2012
Les élus mirapiciens étaient appelés à se prononcer sur la création d’une zone de développement éolien concernant le territoire des Pyrénées cathares, vendredi soir en Conseil municipal.
Ce projet mobilise depuis plusieurs semaines divers élus, simples citoyens ou associations comme «Aigues-Vives Demain», et «Préservation du Tourisme et des Sites du Pays des Pyrénées Cathares», créée à l’initiative de Jean Huillet, maire de Camon.
Cette création d’une zone de développement éolien est porté par les sociétés «Raz énergie» et la «Compagnie du vent»
La préfecture a demandé aux communes de se prononcer avant le 30 juin, sans réponse officielle, ces dernières seraient considérées comme consentantes à l’installation.
«Au delà du principe très cavalier, des zones d’ombre demeurent au niveau logistique et environnemental» souligne Jean Louis Pastor, adjoint.
«La commune de Mirepoix ne sera pas impactée directement» assure Nicole Quillien qui a assisté à nombre de réunions.
Le maire de Mirepoix n’est guère convaincue par ce projet, mais elle ne «tient pas à forcer la main» et se contente de décrire au mieux la création de cette zone.
«Vous êtes en responsabilité d’élus, bien sûr qu’il faut faire des économies d’énergie, bien sûr qu’il faut se pencher sur l’environnement et les énergies renouvelables» précise-t-elle avant d’enfoncer le clou: «mais là, nous n’avons pas débattu sur ce projet, nous n’avons que peu d’éléments… ça s’appelle de la manipulation, on nous met la pression»
Alain Toméo regrette «que le président de la Communauté de Communes ne se soit pas saisi de ce dossier.
Quel rôle a la commission environnement? Il serait plus facile de voter au sein de cette instance»
Environnement, projet socialiste du président Hollande, cadre de vie, étaient largement débattus ainsi que le tourisme.
«L’éolien fait peur par la défiguration du paysage, l’atteinte à l’environnement, et peut nuire au développement touristique» précise Jacques Estèbe, président de l’Office de tourisme de Mirepoix qui rajoute «le tourisme est un des plus importants du département et fait vivre notre territoire»
Les élus de l’OT se sont réunis mercredi 20 juin.
Jacques Estèbe a lu leur communiqué qui doit être transmis à la Préfecture: «sur un territoire qui subit la crise du textile, ce projet porterait atteinte au tourisme, aux labels obtenus (pays d’art et d’histoire, grand site et ville de tourisme) et créerait une perte de revenus»
Sur 21 votants, 19 élus ont voté pour sortir de la zone de développement éolien (contre le projet), 2 se sont abstenus.
auteur: NR | publié le: 25/06/2012
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Un point sur les communes ayant délibéré contre le SRCAE :
Publié le 24 juin 2012 | Par admin | Modifier
le point sur les communes qui ont à ce jour délibéré pour ne pas figurer sur la liste du Shéma Régional Climat Air Energie
Département 11 : Caudeval / Gueyttes le bastide / Peyreffitte / Courtauly / St Benoi / La Serpent / Sonnac / Rivel / Pomy
Département 09 : Camon / Belloc / Pradettes / Régat / Limbrassac / Mirepoix
vont délibérer Lagarde / Roumengous / Manses /
.
au 27 juin, il faut rajouter les communes de Léran, et Aigues-Vives
.
Soit 20 communes => une population de plus de 6150 habitants au recensement de 2009
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L’association est maintenant adhérente de la FED
Publié le 20 juin 2012 | Par admin | Modifier

Le 20/06/2012 08:31, Secrétariat FED a écrit :
La Fédération Environnement Durable est heureuse de vous compter parmi ses membres et vous remercie de votre confiance
Elle espère pouvoir vous apporter le meilleur soutien et compte sur vous pour lui transmettre les informations locales
Merci de nous communiquer le nom de votre association
Cordialement
Josiane Sicart Secrétaire FED
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Juin 2012 ETAPES DES NOUVELLES PROCEDURES LEGISLATIVES CONCERNANT L’EOLIEN
Publié le 20 juin 2012 | Par admin | Modifier

http://www.environnementdurable.net/documents/pdf/EtapesProcedures-LaizonEnvironnement_2-6-2012.pdf=.pdf

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Mirepoix. Le tourisme, une force pour l’économie locale
Publié le 30 mai 2012 | Par admin | Modifier
Publié le 30/05/2012 08:39 | La Dépêche du Midi

Grâce au tourisme, le pays de Mirepoix échappe à la morosité ambiante et renforce son bouclier contre la crise./Photo DDM.
L’office de tourisme du pays de Mirepoix a tenu son assemblée générale
en présence de Jean-Jacques Michau, Nicole Quillien, de nombreux maires, Jacques Escande, président de la fédération régionale des offices de tourisme et syndicats d’initiatives, et Philippe Jugie, directeur de l’Agence de développement touristique de l’Ariège. Durant l’année écoulée, 51000 visiteurs ont été accueillis à l’office. On enregistre des mois de juin et septembre en augmentation. Sur notre territoire, toujours présents nos voisins britanniques et anglophones, la clientèle espagnole en proportion très remarquable. Les chiffres confortent le président Estèbe dans ses choix, il est au cœur de l’entreprise office de tourisme, elle-même au cœur du pays de Mirepoix. Les résultats génèrent la croissance et apportent leur contribution au développement économique du bassin. L’office du tourisme est parti à la conquête des marchés, présent au Salon de Nantes et celui de Rennes. En 2011 ont été réalisés dix accueils spécifiques par la presse française et étrangère sur le territoire en partenariat avec l’ADT et le CRT. Un dispositif de promotion audiovisuel a été mis en place à l’intérieur et à l’extérieur de l’office. Dans son rapport, le président Estèbe insista sur la qualité du personnel, son dévouement, son altruisme et ses capacités à passer la vitesse supérieure. Il souligna le solide partenariat avec la région, le département, les communautés de communes de Mirepoix et du pays d’Olmes. Il remercia le directeur Mathieu Lagarde qui part diriger la société d’exploitation des sites touristiques de l’Ariège. Si on note un léger repli sur les visites guidées et accueils de groupes, cette activité génère néanmoins 22 150 euros de recettes et la taxe de séjour 24 000 euros. L’assemblée a voté à l’unanimité le rapport moral, le bilan financier et le budget prévisionnel 2012 qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 170 600 euros. Le tourisme est un des maillons essentiels des politiques d’emplo dans la conjoncture actuelle.
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Le prix de l’énergie a explosé
Publié le 24 mai 2012 | Par admin | Modifier
Le prix de l’énergie et la responsabilité des Verts dans la crise économique
Le prix de l’énergie a explosé ces six dernières années
Les dernières statistiques au niveau mondial montrent un changement majeur dans la gestion de l’énergie. Le pétrole (37% de la production d’énergie) devient de plus en plus cher. Son prix, exprimé en coût constant, a augmenté lors de la première crise pétrolière (1971) de 15 $/baril à 30 $. Ce prix est ensuite resté relativement stable entre 20$ et 40$ jusqu’en 2005. Depuis 2005, une nouvelle crise pétrolière a fait augmenter ce prix de 40 à 100 $/baril. Le prix est actuellement plus élevé en Europe (130 €) à cause de l’embargo iranien. De 2005 à 2012, le prix du pétrole à quadruplé (de 30 $/baril à 120$). La production de pétrole au niveau mondial est de 90 M barils par jour.
La part croissante de l’électricité
Un autre changement économique majeur est l’augmentation de la consommation d’électricité dans le monde, laquelle représente maintenant 40% de la consommation mondiale d’énergie (graphique ci-dessus). Les bureaux, ateliers et ménages emploient plus de courant et moins de gaz, de mazout de chauffage et de charbon. Le pétrole ne sert pas à générer de l’électricité et n’est pas la cause directe de l’augmentation du prix du courant (voir plus loin).
Augmentations du coût de l’énergie
Le graphique ci-dessus montre les chiffres essentiels de l’énergie dans le monde. Au niveau mondial, l’énergie provient, pour 37%, du pétrole et, pour 40%, de l’électricité. Ces deux composants (3/4 de l’énergie) ont vu leurs prix hors taxes multiplié par deux de 2005 à 2012. En 2004, le pétrole comptait pour le tiers du prix de l’énergie (1T$/an à 30$/baril) et son rôle a encore augmenté.
L’énergie primaire représentait en 2005 environ 4% du PIB (PIB mondial de 75 Trillion $), soit 3 T$/an et elle est passée à 10% (8 T$, à 100 $/baril). Le prix de l’énergie est ainsi passé de 3 à 8 T$ de 2005 à 2011, soit une croissance de 12% par an sur ces 6 années (1,12^6= 1,97). La part de l’énergie est passée de 5% du PIB à 11%, une augmentation de 6 %, équivalente à une perte de productivité de 6 % sur 6 ans, soit de 1,12% par an. Une telle perte de productivité est la cause principale de la crise économique occidentale.
Les statistiques du graphique de l’IEA sont mondiales (annexe 4). Dans les pays du Nord de l’Europe et de l’Amérique, les dépenses pour le chauffage sont plus importantes, tandis que, dans les pays plus au sud, l’électricité est plus importante pour le conditionnement d’air.
Calculs relatifs à l’économie mondiale (macroéconomie)
L’économie moderne en fonctionnement normal entraîne une augmentation continue des indices suivants :
de la productivité (1% par an).
de la population (1% par an, soit 2,7 fois sur 100 ans, ce qui fait passer la population mondiale de 2,6 milliards d’habitants en 1911 à 7 milliards en 2011).
de l’inflation (2 à 6 % par an, soit une diminution de la valeur de l’argent de 7 à 330 fois sur 100 ans).
Croissance et productivité
Le graphique historique du PIB mondial montre la remarquable régularité logarithmique de la croissance depuis que des statistiques furent collectées après la crise de 1929. La croissance est de 3,3%/an (elle a été décuplée en 70 ans).
Pour déduire la productivité à partir de la croissance, on décompose ainsi la croissance annuelle :
1% pour la croissance de la population.
1% pour la croissance du coût des investissements (capital par emploi). Un capital plus élevé par poste de travail (meilleurs outils et méthodes de travail) améliore la productivité. Cette croissance augmente aussi le capital total mondial.
1% pour l’augmentation de pouvoir d’achat liée à la productivité.
0,3 %, pour tenir compte d’une distorsion habituelle dans le calcul des prix constants. Les méthodes pour calculer l’index du coût de la vie sont discutables. Un problème similaire se présente pour trouver les prix réels hors inflation. Les services officiels truque l’information pour obtenir un PIB réel plus favorable.
Malgré le caractère approximatif et discutable de l’interprétation du graphique, celui-ci montre que le pouvoir d’achat dû à la productivité augmente régulièrement, disons de l’ordre de 1 %/an. On constate que la croissance fut meilleure pendant les 30 glorieuses (1945-1975). Les dépressions sont liées à un manque de croissance, par exemple, en 1929, 1957, 1970, 1975, 1980 et 1990. Le graphique suggère que la croissance s’arrête vers 2006, montrant le début d’une grande crise.
Les guerres sont des périodes d’innovations, ce qui réduit la productivité tant que les travailleurs sont absorbés par la recherche militaire et par les dépenses en armements mais qui l’augmente fortement ensuite car les nouvelles façons de travailler et d’organiser suppriment des habitudes inefficaces et font profiter de l’explosion d’inventions et de découvertes.
Des théories suggèrent que la solution pour l’économie est de réduire la croissance mais c’est ce qui a causé la crise actuelle, alors que les développements technologiques laissent prévoir qu’une croissance durable ne posera pas de problèmes techniques majeurs.
Les coûts croissants de l’énergie ont perturbé l’économie mondiale
Une récession est définie par deux ans sans croissance. Excluant les périodes de guerre, notre époque est caractérisée par une crise économique majeure, marquée par un arrêt de la croissance pendant 6 ans, du moins dans le monde occidental. Le sauvetage des banques et la gestion fantaisiste des budgets publics augmentent la dette ou la reportent sur d’autres épaules (un transfert de biens sur la durée ou les personnes). Cette dette se résorbera lentement grâce à l’inflation sans que la productivité à long terme soit fort diminuée.
Plans nationaux, endettement et récessions
Il est difficile de déduire avec précision la productivité à partir des statistiques car le taux de l’inflation est beaucoup plus élevé que le faible taux d’évolution de la productivité. Ces grands écarts brouillent les statistiques. C’est la croissance de la productivité qui compte pour augmenter le pouvoir d’achat individuel, lequel conserve la confiance des entrepreneurs et investisseurs et empêche les crises économiques. Les changements de PIB sont la source la plus précise pour mesurer les changements de productivité. L’augmentation du chômage peut réduire drastiquement la productivité mais pendant de courtes périodes.
La prévision de l’évolution de l’économie est importante pour les plans économiques nationaux, pour les banques qui font des prêts hypothécaires sur 20 ans, et pour les emprunteurs qui doivent rembourser le prêt, ce qui requiert que leur salaire évolue normalement.
Quelques causes de la crise économique
La finance. La pensée unique veut faire croire que la crise économique actuelle est due à des malversations des banquiers. Ceux-ci ont accordé leurs prêts en supposant que l’économie continuerait à croître normalement mais la crise a provoqué une perte imprévue de pouvoir d’achat, ce qui a empêché de nombreux propriétaire de rembourser leur emprunt. Quelques financiers, politiciens et hommes d’affaires ont tiré parti de l’opportunité offerte par la crise financière pour racheter des maisons à bas prix ou profiter de faillites. Cette redistribution de l’argent des épargnants vers des affairistes n’a que marginalement modifié la productivité globale. La crise a d’autres causes plus profondes.
L’énergie. Une opinion alternative souligne que l’augmentation du prix de l’énergie est la cause principale de la crise. La hausse du pétrole est-elle due à une cause technique : la raréfaction des ressources pétrolières ? C’est ce que veut faire croire la pensée unique.
Il est presque impossible d’estimer les ressources pétrolières cachées dans la Terre. Depuis plus de 100 ans, les instances officielles estiment que les ressources pétrolières seront épuisées après les 50 années suivantes. Ce chiffre ne parait pas provenir de considérations techniques, lesquelles sont secrètes, mais semble plutôt choisi pour justifier un prix élevé pour le pétrole. Si ce délai était plus élevé, on ne pourrait pas justifier de limiter l’extraction pour préserver la disponibilité de carburant fossile au delà de l’espérance de vie. Si ce délai était moindre, cette situation critique justifierait de développer des moyens vraiment productifs pour générer plus d’énergie, c’est dire, de promouvoir un nucléaire sécurisé plutôt que des solutions inefficaces comme l’éolien.
Pourquoi les prix de l’énergie ont-ils augmentés ?
Les prix du nucléaire et de l’hydraulique n’ont pas changé depuis 40 ans (coûts sans inflation). Les ressources hydrauliques sont déjà exploitées au maximum dans les pays développés ou émergents. La biomasse est normalement utilisée pour le chauffage. Son utilisation pour la génération d’électricité n’est rentable que si des subsides distordent les coûts. La biomasse fait concurrence aux productions agricoles et ses développements sont donc limités.
La faillite de la régulation du marché de l’électricité
Bien des téléspectateurs ne remarquent pas d’incohérence quand les médias leur expliquent que l’électricité devient plus chère à cause du pétrole. Comme l’électricité n’est pas produite à partir de pétrole, pour quelle autre raison augmente-t-elle ?
L’énergie primaire électrique se présente sous différents types (intermittent ou à la demande). Elle provient de sources variées, à des coûts variables, dépendant de l’investissement initial, du coût des combustibles et de la complexité de l’insertion dans le réseau.
En 1980, la libéralisation était le dogme à la mode et devait être appliquée partout. Des bureaucrates ont tenté d’organiser un marché de l’électricité mais l’électricité n’est pas une commodité comme le pétrole ou le grain. La libéralisation ne s’appliquait pas à ce système spécifique, surtout après l’avoir décomposé en couches interdépendantes : monopole pour le transport HT (haute tension) et la gestion du réseau, nébuleuse d’usines de génération, monopoles pour les réseaux locaux de distribution.
Comme pour tout dogme à la mode, un consensus non scientifique a prévalu, empêchant de s’adapter aux contraintes spécifiques de l’électricité : On ne peut pas la stocker et on doit assurer une alimentation et une distribution sans pannes.
Sur un marché de pénurie, ceux qui produisent à bas prix peuvent augmenter leurs coûts et leurs profits, d’où une augmentation massive des prix, un effet pernicieux qui n’ a pas empêché la libéralisation car quelques producteurs et traders pouvaient en profiter..
La tentative de libéralisation a lamentablement échoué comme les faits suivants le constatent :
La libéralisation a augmenté le prix de l’électricité au lieu de le diminuer.
La gestion du réseau est devenue beaucoup plus complexe, plus coûteuse et, en plus, a été prise en main par des escrocs. (Révélé par exemple par le scandale Enron aux USA, décembre 2001).
On n’a pas construit assez de nouvelles centrales car personne n’investissait sans une garantie de rentabilité minimale. Ce manque de ressources électriques suffisantes a causé des pannes de courant de plusieurs jours (blackouts) aux USA et en Angleterre.
Des États ont alors ajouté une taxe sur mesure à tout type de génération électrique pour égaliser les prix (par exemple la rente nucléaire), supprimant ainsi le marché libre pour lequel la libéralisation de l’électricité avait été conçue.
Prix du pétrole : organiser la pénurie
Pendant les périodes de paix où les lobbies pétroliers ont les mains libres, les grands décideurs n’ont autorisé qu’un nombre limité de forages pour préserver une saine raréfaction du pétrole et du gaz naturel, de quoi justifier leur prix élevé. La liberté de la presse américaine permet d’observer clairement cette stratégie aux USA.
Les pétroliers prospectent et découvrent des gisements exploitables par des techniques anciennes et nouvelles mais ils ne publient pas leurs découvertes. Ils prévoient la consommation future et font des forages aux endroits qu’ils pensent les plus prometteurs. Ils ajustent le total des investissements en forages de façon à satisfaire à la demande tout en maintenant une pénurie raisonnable.
Cette régulation par des spécialistes du métier, soutenus par les politiciens, s’est réduite de 1990 à 2000 car les Verts ont alors pris le contrôle de nombreux médias et ONG, se faisant respecter par leur capacité à influencer les électeurs. Les Verts, devant mettre leurs dogmes au dessus de tout, ont répandu des craintes environnementales pour empêcher l’exploitation des nouvelles ressources pétrolières (sables asphaltiques et schistes bitumineux) et se sont ainsi rendus responsable de la pénurie d’énergie et de son corolaire, l’augmentation dramatique des prix du pétrole.
Les pétroliers se sont plaints de ne pas recevoir de permis d’exploitation là où du pétrole était découvert. Le gouvernement démocratique d’Obama a mis son véto contre des forages et contre la construction du pipeline Keystone qui doit amener le pétrole canadien vers les raffineries du golfe du Mexique. Cependant le gouvernement américain a moins de pouvoir que le Congrès et le Sénat, ce qui a permis à quelques organisations de forer en ignorant les consignes fédérales.
Le succés imprévu du fracking
En 2011, l’Amérique du nord sort de la récession grâce au succès du fracking aux Etats-Unis et des sables bitumineux au Canada. Pendant ce temps, l’économie européenne s’effondre sous les prix exagérés de l’énergie.
Le prix de l’électricité rend non rentable le raffinage des métaux en Europe. Seule la France pourrait conserver sa métallurgie (Arcelor-Mittal) grâce à son nucléaire si la politique énergétique (et donc le prix du courant) n’y change pas après les élections.
L’introduction du renouvelable
Vers 2000, dans le contexte de scandales et de faillites qui ont détruit l’industrie de l’électricité aux USA, d’autres bureaucrates, influencés par les Verts qui avaient acquis un poids important aux Nations-Unies et au Parlement européen, ont inventé que le renouvelable était la solution, ce qui a changé le paysage énergétique et les prix.
Le prix (en dollars 2010), hors taxes et subsides, du nucléaire reste stable aux environ de 40€/MWhe. La production thermique par du charbon a un coût compétitif au nucléaire, mais le prix du charbon, un combustible fossile, est aléatoire. Les fumées du charbon sont dangereuses, non pas à cause du CO2 mais à cause des oxydes de souffre et d’azote. En plus elles contiennent du mercure (un poison) et des particules de suie cancérigènes.
En Allemagne, les Verts avaient auparavant insisté sur les menaces sanitaires du nucléaire et beaucoup moins du charbon. Malgré leur intention de remplacer le nucléaire par du renouvelable (ce qui est techniquement presque impossible), ils devront en pratique le remplacer par du charbon. Les Verts sont partagés sur l’utilité ou non d’avoir un prix élevé sur le marché du carbone, ce qui favoriserait plus le nucléaire que l’éolien.
Le prix de production d’électricité à la demande à partir de gaz naturel varie de 60 $/MWhe aux USA à 120 $/ MWhe avec du gaz russe vendu à un prix indexé sur le pétrole en Europe. Le gaz vendu aux USA, qui contrôlent leur sécurité d’approvisionnement, y est beaucoup moins cher depuis 2010.
Le prix de l’éolien est de l’ordre de 120 €/MWhe, soit 3 fois plus cher que le nucléaire. Le solaire est encore plus cher. Le prix des renouvelables est en fait plus cher car il faut renforcer le réseau et financer du backup, lequel fonctionne mieux (perd moins de son rendement) avec du gaz que du charbon.
Supprimer le nucléaire aligne le prix de l’électricité sur celui des renouvelables
Les Verts sont responsables des campagnes antinucléaires pour effrayer les populations en leur faisant croire que le nucléaire est plus dangereux que d’autres technologies. Ils ont fait oublier qu’il est encore plus dangereux de souffrir du froid et du manque d’électricité. Alors que le nucléaire aurait permis d’avoir beaucoup de courant à un prix constant, les campagnes médiatiques des Verts ont empêché le développement de cette source d’énergie à bon marché.
Dans un marché libéralisé et en pénurie, le prix de l’électricité s’aligne sur celui du moyen le plus cher de la produire. Pour capter les bénéfices de ceux qui produisent du courant de façon rentable, les États ont ajouté des taxes (ou des rentes nucléaires). Cependant ces taxes sont moins élevées pour les industries à protéger que pour les ménages. Pour le renouvelable, ils ont prévu des subsides (certificats verts ou « feed-in tariff ») pour l’égalisation des coûts.
En Europe (et aussi au Texas et en Californie), une part de l’augmentation de l’électricité provient du pourcentage élevé de l’éolien (3 fois plus cher) et des investissements requis pour gérer et distribuer l’éolien (réseau, backup, et gestion plus complexe de l’intermittent).
Une autre astuce complique la comptabilité de l’éolien. Les règlements sont agencés pour que les promoteurs ne doivent pas investir pour construire des éoliennes. Le renouvelable (éolien et solaire) est payé à crédit (par des subsides à la construction et par des garanties de rentrées provenant des certificats verts). Ce paiement retardé entraîne que le prix croissant des renouvelables reste ignoré pendant de nombreuses années par les citoyens dont on augmente ainsi la dette à leur insu. Les Verts peuvent ainsi, sans le faire savoir, installer de plus en plus de renouvelable qui, comme un emprunt, ne devra être remboursé que dans les futures factures d’électricité pendant les prochaines 20 années, trop tard pour que les consommateurs s’aperçoivent qu’ils ont été dupés et puissent encore annuler ces engagements.
Si 25 % de l’électricité est produit pas de l’éolien, le prix répercuté augmente de 50% (25%*3+75%=150%). Comme il faut ajouter d’autres frais pour le réseau et les centrales de backup, le prix de l’électricité double ainsi dans les pays où les Verts ont pris le contrôle de l’énergie.
Le dogmatisme des Verts (antinucléaire, éolien à tout prix) arrive ainsi à doubler le prix global de l’énergie (hors taxe), ce qui est équivalent à une baisse de productivité de plus de 5%, suffisante pour provoquer une crise financière sérieuse et durable.
Dans plusieurs régions, les Verts, bien que minoritaires, ont pu s’allier avec d’autres partis. Les Verts acceptent de soutenir n’importe quelle cause des partis alliés, pourvu qu’ils puissent faire avancer leur propre cause, c’est-à-dire, celle des pétroliers : lutter contre tout ce qui s’oppose à un marché élargi du gaz naturel, donc lutter contre le nucléaire et le charbon et favoriser l’éolien et le solaire. Les Verts sont ainsi les principaux responsables de la crise économique.
Remèdes à la crise
La façon de combattre la crise est étonnamment simple. La première mesure est de supprimer les subsides à l’éolien. C’est ce qui a été fait en Espagne par le nouveau gouvernement. La crise espagnole est aussitôt devenue moins critique et le pays a pu emprunter à nouveau à un taux acceptable. Les parlementaires anglais ont découvert la mystification de l’éolien. Une centaine de parlementaires anglais ont demandé lde supprimer les subsides éoliens au premier ministre, Cameron, qui ne l’a pas encore accepté. Des mauvaises langues l’expliquent en supposant que les partis sont indirectement financés par les bénéfices plantureux qui restent après que les promoteurs de l’éolien et du solaire se soient servis. La production énergétique de l’éolien est très faible et ce peu d’énergie ne peut probablement pas compenser la perte de rendement des centrales de backup devant tourner en mode cyclique au lieu d’un régime régulier.
Si la Belgique adoptait un moratoire sur l’éolien, elle pourrait empêcher que sa dette s’accroisse de 5 milliards d’euros et équilibrer son budget, rembourser sa dette et sortir de la crise qui devient plus grave chaque jour, spécialement en Wallonie qui ne pourra bientôt plus compter sur son voisin du nord, lequel a deux fois moins d’éoliennes par rapport à sa population. Supprimer tout engagement de nouveaux CV stopperait le plan pour détruire le caractère paysager, rural et touristique de la Wallonie. Cela annulerait une dette croissante de 5 milliards camouflée dans le plan éolien des Verts. (Voir « Impact de l’éolien sur les factures wallonnes » et « Coût de la politique éolienne wallonne »).
Les subsides éoliens, dont le paiement est garanti par l’État, sont équivalents à des versements remboursant des dettes imposées au futur consommateur d’électricité. Comme la dette d’une région, divisée par son nombre d’habitant, est équivalente à une dette personnelle, on constate que ce montage financier est une façon camouflée d’endetter les régions. Les médias ne citent pas les subsides éoliens comme cause de l’augmentation du prix de l’électricité, preuve que la coalition verte a le pouvoir de déformer la réalité par son emprise sur les médias.
Un deuxième niveau de mesures contre la crise est d’intensifier la prospection et les forages pour exploiter les gaz de schistes bitumineux découverts dans quelques régions d’Europe.
Le troisième niveau de mesures est de conserver le nucléaire ou de recommencer à investir pour de nouvelles centrales nucléaires, pour que le pays aie de l’électricité à bas coût et puisse résister à la crise comme la France et conserver ses industries fortement dépendantes de l’électricité comme la métallurgie et la chimie.
En réduisant ainsi les causes de la crise, les entrepreneurs reprendraient confiance et le nombre de jobs augmenterait rapidement, alors que les jobs verts ne se sont jamais matérialisés.
Annexe 1. Unités, facteurs de conversion et prix
L’énergie de l’électricité est exprimée en énergie primaire (kWhc caloriques) ou transformée (kWhe électrique). Le facteur de conversion suppose que les centrales thermiques ont un rendement de 33%. Donc, un baril de pétrole = 20,67 MWhc = 6,82 MWhe. Un litre d’essence = 130 kWhe = 42,9 kWhe. Une tonne équivalent pétrole (Toe) = 130 MWhc calorique. 1 Toe = 6,29 barils. Un baril = 159 litre de pétrole. L’énergie du gaz naturel est mesurée en fonction de son volume. 1 m³ de gaz naturel (méthane) = 30 pieds cubiques = 1 litre de pétrole. L’unité est le million de pieds cubique (mcf). T = trillion, G = milliard, M = million, k = 1000. Le prix de l’électricité est variable de quart d’heure en quart d’heure. On paie souvent des industries pour qu’elles acceptent de consommer de l’électricité de nuit quand la production est trop forte et on décourage la consommation par un tarif très élevé aux heures de pointe.
Annexe 2. Concurrence entre énergies et campagnes de promotion
Comme le nucléaire et le charbon sont concurrents du gaz naturel pour la génération d’électricité, les producteurs s’ingénient à trouver des méthodes innovantes pour promouvoir leur énergie. Voici la tactique des lobbies éolien.
Lutte contre le nucléaire par une propagande prétendant qu’il est trop dangereux.
Lutte contre le charbon par une propagande prétendant qu’il provoque un réchauffement planétaire catastrophique.
Promotion du gaz naturel surabondant. Cette campagne est plus subtile. Sachant que l’énergie provenant de l’éolien onshore a besoin pour son backup de 4 fois plus d’énergie provenant du gaz naturel (20% éolien, 80% backup), il suffit de promouvoir l’éolien pour favoriser le gaz naturel sans le dire. En plus, on constate que les médias font croire que l’éolien est équivalent aux autres renouvelables (en les catégorisant avec l’hydraulique et la biomasse qui sont stockables et ne sont pas intermittents). Les vertus de l’hydraulique et de la biomasse sont ainsi attribuées à tous les renouvelables, y compris l’éolien et au solaire.
La communication qui domine dans les médias est que le renouvelable (c.à.d, l’éolien) peut remplacer le charbon et le nucléaire.
Qui est le bailleur de la propagande favorisant le gaz naturel ?
Les trois publicités ci-dessus profitent aux grandes sociétés pétrolières, leur permettant ainsi de vendre leur gaz naturel surabondant qui a peu de débouchés importants autres que la génération d’électricité. Si l’on cherche à qui profite le crime, on doit conclure que l’industrie pétrolière, avec ses moyens énormes, serait le commanditaire occulte de ces campagnes gigantesques. Le fait que les pétroliers évitent soigneusement tout ce qui pourrait faire constater leur implication soutient plutôt cette opinion.
Dans la propagande éolienne, des désinformations peu éthiques semblent permises, comme lors des précédentes guerres. On distribue des fonds de recherche aux scientifiques qui croient à un changement climatique majeur dû au charbon et on assure une grande publicité à ce genre de communications qui font peur. On disqualifie leurs opposants, les sceptiques. On achète les publications scientifiques qui ont des difficulté financières (par exemple ‘Scientific American’ qui appartient au groupe qui contrôle « Nature ». On monte des campagnes médiatiques énormes dés qu’il y a une catastrophe nucléaire, comme Tchernobyl et Fukushima. Le résultat est que le public croit que le nucléaire est très dangereux et ignore que le nucléaire est l’industrie qui a le plus petit nombre de morts par unité d’énergie produite.
Annexe 3. Prix du gaz naturel
L’industrie pétrolière est aussi celle du gaz naturel puisque la prospection et le forage de puits est la spécialité exclusive de ces deux industries et qu’on fore sans savoir ce qu’on trouvera. Si on a la chance de trouver quelque chose, cela peut être soit du pétrole, soit du gaz naturel, soit les deux. On peut aussi trouver de l’eau.
Le prix du gaz naturel était de 4 $/mcf (2000), ce qui correspond à 120 $/30 mcf ou 1000 Toe. Le prix équivalent à un litre d’essence était de 0,12 $/litre. Le gaz naturel équivalent au baril de pétrole valait 20 $ en 2004. En 2008, le prix du gaz aux USA n’a pas augmenté proportionnellement au prix du pétrole, contrairement à l’Europe.
Une découverte technologique moderne récente est la prospection du gaz de schiste par fracturation hydraulique (fracking). En raison du succès de cette méthode aux USA, ceux-ci sont devenus exportateurs de gaz naturel et le prix y a fortement baissé (passant de la moitié au cinquième du prix du pétrole à pouvoir calorique égal).
Une fraction limitée du gaz naturel sert pour le chauffage et l’industrie. Un marché bien plus important est celui de la génération d’électricité dans des TGV (rendement idéal de 55%, mais de 50% en pratique). En mode cyclique de backup intermittent, le rendement des TGV descend à 35%, comme celui des turbines à gaz.
Le transport du gaz naturel se fait par gazoducs (perte de 1% sur 3000 km) ou par méthanier géant (perte de 10% sur 15.000 km). La perte sur lignes HT (haute tension) est de l’ordre de 10% sur 1000 km.
Sur le continent nord américain, le gaz naturel est surtout produit au Texas mais la consommation électrique n’est élevée que dans le nord des USA. Contrairement à une opinion courante, le transport de l’énergie par lignes HT est très cher et son transport pratique est limité à 1000 km. Le transport de l’énergie par gazoduc est cent fois moins cher que par lignes HT mais demande un investissement initial important pour installer un gazoduc transportant autant que 30 lignes HT.
source : http://www.leseoliennes.be/politique/criseenergy.htm
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Vestas balayé par la tempête
Publié le 24 mai 2012 | Par admin | Modifier
Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable
Paris le 23 mai 2012
Eoliennes Vestas leader mondial balayé par la tempête
Le leader mondial de fabrication des éoliennes disparaît de la Bourse danoise de Copenhague (1).
Après avoir perdu 65 pour cent de sa valeur en 2011, l’action de Vestas a encore fondu sous l’effet de deux cent millions de dollars de pertes au 1er trimestre 2012 pour ne plus représenter qu’une valeur boursière négligeable sous l’effet de la concurrence chinoise.
Présenté antérieurement comme un des principaux créateurs d’emplois de la filière des énergies renouvelables, le numéro 1 mondial de l’éolien avait annoncé, par un communiqué du 12 janvier 2012, le licenciement massif de 2 335 salariés d’ici fin 2012 auquel s’ajoutait le licenciement probable de 1600 employés aux Etats–Unis (2).
La Fédération Environnement Durable rappelle que l’industrie de l’éolien ne vit que par la captation de subventions publiques, de tarifs préférentiels, de défiscalisations et d’autres mesures de protections administratives. Vingt ans de développement sous perfusion financière à la charge de la collectivité n’auront donc même pas permis à ce modèle économique, pourtant devenu l’emblème du pays, d’assurer sa survie et de pérenniser les emplois promis.
S’inspirant de ce modèle économique suicidaire, la France a déjà importé plus de quatre mille éoliennes industrielles totalisant un montant supérieur à dix milliards d’euros pour fournir 2,5% de la consommation électrique de notre pays en 2011 soit 2% de sa production (3).
S’il était poursuivi, le programme éolien français prévoyant l’implantation de quinze mille éoliennes sur terre et en mer représenterait plus de quarante cinq milliards d’investissements en pure perte et un risque majeur de catastrophe sociale du fait des licenciements futurs dans cette filière et de l’augmentation de plus de cinquante pour cent du prix de l’électricité des ménages alors que quatre millions d’entre eux sont déjà en situation énergétique précaire.
La FED demande donc à nouveau un moratoire immédiat pour arrêter cette hémorragie financière et exhorte le nouveau gouvernement, qui se veut être un modèle vertueux économiquement, à effectuer un audit économique et fiscal de la filière éolienne par des organismes totalement indépendants préalablement à toute nouvelle dépense publique en faveur de celle-ci.
Elle rappelle aux organismes financiers l’importance des risques de crédit liés aux projets éoliens.
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REUNION de MANSES le 22 mai 2012
Publié le 24 mai 2012 | Par admin | Modifier
Manses : réunion des défenseurs du tourisme et des sites…
Compte rendu
Mardi 22 mai après-midi, 70 personnes (élus locaux et citoyens) se sont réunies à la salle des fêtes de Manses pour la première réunion publique de l’association « Protection du tourisme et des sites du Pays des Pyrénées cathares » préoccupée en ce moment par l’irruption à marche forcée de l’éolien industriel qui veut coloniser nos collines en détruisant nos sites naturels.
Le maire de Manses, Simone Verdier s’est dite heureuse d’accueillir cette réunion, Manses étant marqué par une tradition de résistance aux multiples oppressions dont le village a été le théâtre. Oppression d’un seigneur, résistance à l’occupation nazie qui assassina le maire Albert Vidal en 1944, et encore il y a 10 ans résistance à l’implantation du site de déchets ménagers de l’Ariège. Elle a déclaré son opposition à l’éolien industriel uniquement motivé par l’appât financier.
Le président de l’association, Jean Huillet, maire de Camon a expliqué la genèse de l’association créée il y a seulement trois mois avec le concours des élus présents à la table autour de lui : Anne Marie Milési maire de Lagarde et trésorière, Claude Cambus maire adjoint de Manses et secrétaire, et des membres très actifs et réactifs en matière de communication Philippe Jean et Jean-Claude Escallier d’Aigues-Vives également à ses cotés.
Jean Huillet explique ensuite qu’au départ de l’affaire il y a l’obligation donnée aux Régions : le Président du Conseil régional Malvy et le Préfet de région Comet, d’établir un schéma climat air énergie suite à la loi Grenelle 2. Ce schéma doit contenir un volet éolien avec une volonté de développer cette forme d’énergie. Leurs services ont planché pendant des mois pour examiner le territoire régional sous l’angle des opportunités et des contraintes d’implantation de l’éolien : potentiel du vent, aptitude du réseau EDF à absorber les puissances produites, absence d’habitations à proximité immédiate, absence d’enjeux environnementaux, absence de servitudes aéronautiques, entre autres…
Ils ont conclu pour ce qui nous concerne qu’en Ariège 80 communes présentaient des caractéristiques favorables dont 41 sont situées sur le pays de Mirepoix au sens large. Et dans leurs messages le préfet et le président du conseil régional faisaient état d’une large concertation sauf que c’était la concertation avec les services et non avec les populations !
À l’automne dernier une réunion soi-disant d’information a été organisée par le président du Pays des Pyrénées cathares, Marc Carballido, sur l’élaboration de ces schémas au cours de laquelle les intervenants se sont avérés être avant tout pro éolien et nous ont raconté « des histoires » sur l’intérêt et les contreparties de l’installation de fermes éoliennes. Il n’a même pas été possible d’obtenir à cette réunion la liste des communes concernées : bel exemple de démocratie.
Et en décembre 2011, Jean Huillet a reçu, comme tous les maires, une lettre de la Région informant de l’ouverture de la consultation publique sur le schéma éolien entre décembre 2011 et janvier 2012 et appelant à télécharger le dossier. La lettre est arrivée quelques jours avant Noël, donc décembre était déjà passé, et surtout elle a été « zappée » par la plupart des maires qui à cette époque ont d’autres préoccupations.
Cette consultation « bidon » disait que faute d’avis différent exprimé, les communes consultées seraient considérées comme d’accord pour participer à une ZDE ! C’est là que Jean Huillet a pris l’option d’agir à deux niveaux : celui de sa commune et celui des maires des autres communes concernées. D’où la naissance de l’association.
Notre association n’est pas anti énergies renouvelables, pas même anti éoliennes. En effet, l’épuisement inéluctable des ressources fossiles nous conduit certainement vers les énergies renouvelables ainsi que vers les économies d’énergie en priorité. Mais même lorsque nous construirons des maisons sans apports énergétiques thermique, il faudra de l’électricité pour l’électroménager, l’informatique, l’éclairage… C’est pour cela que nous avons appelé notre association « protection des sites et du tourisme » car elle a vocation à sensibiliser les élus et les populations sur le risque que le développement anarchique de l’éolien industriel (des machines de 150 m de haut au bout des pales !) fera courir à nos projets de développement du tourisme pour maintenir de l’économie et de l’emploi dans ce Pays qui a perdu son textile et son travail de la corne.
Sur les 41 communes concernées, le potentiel indiqué dans le dossier est d’une centaine de ces éoliennes, et dans la région voisine, le Chalabrais se voit doté d’un potentiel identique. Autant dire que sous la pression des promoteurs on risque de vivre au cœur d’une région éolienne dotée de 200 machines ! Toutes nos stratégies de développement touristique, de label de Pays d’Art et d’Histoire, tous nos investissements privés et publics déjà réalisés en ce sens seraient bon pour la poubelle. Et tout ça pourquoi ? Pour des machines dont notre région n’a pas besoin, qui ne créent pas d’emploi local, et dont la contribution même à la défense du climat est aujourd’hui contestée.
Nous devons donc agir, pour cela il faut être nombreux, pour informer les élus et les populations du risque que ces schémas élaborés en catimini font peser sur notre environnement, notre qualité de vie, nos perspectives de développement économique par le tourisme vert.
Jean Huillet souligne toutes les caractéristiques de notre Pays qui en font un lieu de villégiature : des paysages, des villages et des édifices classés, une nature riche de sa faune et de sa flore, tout ce qui sert de base au développement touristique.
Il évoque ensuite les mensonges qui sont véhiculés par ceux-là même qui ont la responsabilité du schéma comme par exemple le fait que même si une commune s’est laissé imposer d’être inscrite au schéma de développement éolien, le permis de construire qui devra être déposé pour chaque machine laissera à la municipalité le choix d’en implanter ou pas. En réalité, l’article 422-1 du code l’urbanisme qui précise cette procédure est suivi du 422-2 qui fait une exception transférant le pouvoir au préfet pour certaines installations de production d’énergie et les éoliennes industrielles sont de celles-là !
Donc il faut absolument éviter que les communes concernées soient incorporées dans une ZDE et pour cela il faut une délibération de leur conseil municipal demandant le retrait de la liste des communes qui pourraient recevoir une ZDE. Et parce que les élections ont beaucoup préoccupé les élus comme les populations, le délai a été de fait étendu à fin juin. Mais cela nous laisse peu de temps !
Après cet exposé qui a posé de façon très précise le décor, les échanges avec la salle ont permis d’aborder de nombreux autres aspects du débat.
L’Ariège a-t-elle besoin et obligation de faire de l’éolien ? Dans les informations projetées par Jean Huillet on a vu que la Région Midi Pyrénées est à 25% de sa consommation finale d’énergie en ENR quand la moyenne française n’est qu’à 10,7% ce qui veut dire que grâce à l’hydroélectricité notamment mais aussi à la biomasse, nous sommes déjà au-dessus des objectifs 2020 (20%) et bien plus au-dessus que le pays tout entier.
Nous pouvons encore améliorer notre production d’ENR, notamment avec la filière bois : rappelons que les forêts ariégeoises produisent chaque année 800.000 m3 de bois et que nous n’en exploitons que 200.000 m3 » environ. Bien sûr la configuration des forêts, localisation montagneuse et dispersion de la propriété, ne permettra pas d’exploiter tout le potentiel mais on peut raisonnablement doubler le volume actuellement utiliser. Et la filière bois ce sont des emplois locaux, non délocalisables, avec une grande palette de qualifications qui seraient bien plus profitables pour notre population active. Au contraire, l’éolien fait travailler des entreprises étrangères à l’installation et quelques techniciens basés à Toulouse pour l’exploitation…
Pourquoi alors une telle pression pour l’éolien ? Claude Cambus explique que les enjeux financiers sont tels que des sociétés se créent en Allemagne notamment pour venir investir de l’éolien en France tant le prix de rachat de l’électricité produite est élevé. Il est de 8,2 c € par kWh alors que le coût de production éolien (amortissement du capital plus frais d’exploitation et d’entretien) est de l’ordre de 5 c € par kWh ; cela fait un bénéfice de 60% ! Face à ces chiffres il faut savoir que le prix de gros de référence de l’électricité de la loi NOME qui donne les conditions de vente avec une marge encore raisonnable entre EDF et ses concurrents est de 4,2 c € par kWh. C’est d’ailleurs ce qui a motivé une plainte de Vent de Colère sur le niveau du tarif de rachat qui conduit la Commission européenne a examiner le dossier sous l’angle des aides d’État. Sauf que là l’aide est plus des clients d’EDF qui vont voir le prix de l’électricité augmenter. Mais au sens de l’UE il y a bien une distorsion de concurrence.
Ne faut-il pas comprendre les maires qui voient là un apport financier utile pour leur commune ? En effet c’est par des promesses mirobolantes que des sociétés de développement « sans vergogne » comme RAZ énergie essaient de pousser les maires à demander la possibilité d’installer des éoliennes sur leur territoire. Mais ces promoteurs se gardent bien d’expliquer que seulement 20% du bénéfice dégagé par le tarif de rachat exorbitant reviendra à la collectivité (commune, communauté, département), les autres 80% allant rémunérer les investisseurs. Et surtout ils cachent les nuisances réelles de l’éolien pour les sites, pour les gens et pour la faune.
Quelles sont les nuisances reconnues des éoliennes ? Elles sont de trois ordres sites, habitants et faune. Pour les sites les nuisances résultent d’une part des machines elles-mêmes qui ajoutent des moulins à vent de 150 m de hauteur au somment des collines et rompent l’harmonie entre le relief et le ciel, et d’autre part des voies d’accès car il faut transporter des milliers de tonnes de terre et de béton, des tronçons et des pales en convois de 50 m de long c’est à dire plus que les fameuses ailes de l’A380 entre Bordeaux et Toulouse. Ces voies doivent être entretenues pour permettre le remplacement d’éléments comme pales ou turbine…
Les nuisances pour les habitants sont les dégradations esthétiques, le bruit produit par la machine et par les pales et que les riverains d’installations existantes qualifient d’énervant, anxiogène, les effets lumineux stroboscopiques de jour et clignotant de nuit, et enfin la dépréciation foncière. On parle aujourd’hui d’effets nocifs possibles des infra sons pour la santé humaine.
C’est d’autant plus grave que les éoliennes peuvent être installées sur une commune voisine de celle où vivent les riverains les plus gênés. C’est pourquoi il faut avertir les maires que celui qui sera condamné à indemniser des personnes dont le préjudice sera établi est le propriétaire du sol sur lequel l’éolienne est implantée…
Pour la faune enfin, il ne faut pas se laisser opposer que très peu d’oiseaux sont retrouvés au pied des machines. La présence des machines est un obstacle aux couloirs de vol des espèces nomades et les aménagements pharaoniques pour l’installation des éoliennes perturbent de façon importante les habitats des espèces protégées.
En s’opposant aux éoliennes ne risque-t-on pas d’être taxés de favoriser le nucléaire ? Il faut répondre à ça que le vieux rêve de remplacer le nucléaire par les éoliennes était un leurre. En effet les éoliennes produisent dans nos régions pendant 2000 à 2200 heures par an, pas plus. Or on a besoin de l’électricité 8.760 heures par an. Il faut donc pendant les 6.000 autres heures des moyens de production de l’électricité qui peuvent démarrer très rapidement pour prendre le relais quand le vent faiblit. Ce ne peuvent être que des turbines à gaz ou à fioul. Donc quand on a des éoliennes qui coûtent déjà cher à l’investissement (1 million d’euros par MW) il faut doubler cet investissement par des turbines. Ce qui fait que pour 1 kWh éolien sans CO² produit il y a nécessairement 3 kWh produits à partir de fioul ou de gaz. Pour le climat de la planète c’est dangereux !
Quels sont les élus favorables à la position de l’association ? Robert Birebent, propriétaire exploitant du camping écologique de La Serre, informe l’assistance des derniers éléments qu’il a obtenus de par son implication dans l’économie du tourisme. Comme il a dénoncé une convention de participation du CG09 à un projet d’extension de son camping, le directeur des services et le Président Bonrepaux informés des motifs ont décidé de venir sur place se rendre compte car le CG09 doit rendre lui aussi un avis sur le schéma départemental éolien.
Par ailleurs notre conseiller général du canton, Jean Cazanave, a trouvé l’angle de compétence qui lui permet de se positionner contre, c’est la compétence pour le développement économique.
Il faudra suivre avec attention car un autre participant rappelle que le CG09 avait dit qu’il s’opposerait à la « ZDE de Gudas Malleon Calzan » et finalement il a donné accord…
Robert Birebent a convaincu le maire de Mirepoix d’organiser rapidement une réunion des élus des conseils municipaux des membres de la Communauté de commune de Mirepoix pour pouvoir informer sur le problème comme on l’a fait aujourd’hui à Manses car on constate que les élus qui n’ont pas creusé la question ont tendance à croire ce que leur vantent les bureaux d’études type Raz énergie. Ce serait une très bonne initiative à laquelle nous devrions inciter nommément chaque conseiller municipal de participer pour faire connaître nos arguments.
L’objectif étant évidemment qu’un maximum de communes délibèrent pour sortir du schéma ZDE afin d’ébranler le Préfet de région et le Président de Région au moment où ils auront à entériner le schéma…
Jean Luc Matthieu de Coutens (président de l’ADCPE) a vu passer un communiqué de presse au terme duquel l’ONU déclarerait illégale la politique de développement des ENR imposée par Bruxelles avec des objectifs nationaux non débattus avec les citoyens en faisant référence à la convention d’Aarhus qui est le pilier de la « démocratie environnementale » et qui garantit des droits fondamentaux pour les citoyens et les associations qui les représentent en matière de : accès à l’information, participation au processus décisionnel et accès à la justice.
Peut-être le balancier est-il en train de revenir vers la vraie démocratie après être allé un peu loin du côté des intégristes écologistes…
Au terme des échanges plus passionnants les uns que les autres, le président Jean Huillet confirme que la suggestion de Robert Birebent de pousser à une réunion des élus de la Comcom est la stratégie à retenir et d’agir pour faire prendre position par les conseils municipaux avant la fin juin afin qu’une majorité des communes soient CONTRE ce qui sera le seul moyen de contraindre le Préfet et le Président du Conseil régional à accepter de revenir sur la liste des communes mentionnées au schéma éolien.
Un pot amical a clôturé cette excellente réunion dont tous les participants ont tenu à exprimer leur satisfaction.
L’éolien dans l’Aveyron
Publié le 19 mai 2012 | Par admin | Modifier
Publié le 12/05/2012 07:34 | Bruno Aufrère
Saint-Affrique. Projet éolien de Saint-Rome-de-Tarn et des Costes-Gozon : la préfète dit non !
La préfète a refusé le permis de construire des 10 éoliennes de Saint- Rome-de-Tarn et des Costes-Gozon./ Photo DDM, Bruno Aufrère
Satisfaction dans le camp des habitants de la région ne voulant pas voir le sud Aveyron envahi par les éoliennes. Déception a contrario pour les pro-éolien parmi lesquels les propriétaires des terrains et les élus des deux communes concernées. En date du 18 avril 2012, la préfète de l’Aveyron Cécile Pozzo di Borgo a pris deux arrêtés refusant les permis de construire d’une centrale de cinq éoliennes de 145 mètres de hauteur au lieu-dit Les Rajals, dans la commune de Saint- Rome-de-Tarn, et d’une centrale de cinq éoliennes de 145 mètres de hauteur au lieu-dit Trémoulas, dans la commune des Costes-Gozon.
Le projet de la société EDP Renewables France SAS, pourtant considéré comme un bon projet par les élus de Saint-Rome-de-Tarn et des Costes-Gozon qui ont voté pour en conseil municipal, est donc recalé par la représentante de l’état. Celle-ci justifie sa décision par de nombreuses contre-indications à laisser s’implanter une dizaine de grands « moulins à vent » sur cette zone. Cécile Pozzo di Borgo évoque la proximité immédiate de hameaux, la présence d’espèces protégées et menacées (vautour percnoptère et aigle botté), la proximité d’espaces paysagers de grandes qualités que sont les Rougiers de Camarès et le plateau du Larzac (classé au Patrimoine mondial de l’Unesco), la richesse patrimoniale et historique environnante (châteaux, cazettes, bâtis ruraux traditionnels, sarcophages, tumulus, dolmens, tombes wisigothes, vestiges d’habitat antique, grottes), la perturbation du radar Météo France de Montclar… Elle met également en exergue que « l’impact paysager de ces deux centrales éoliennes sera accentué par la présence de deux autres projets autorisés en 2010 sur la commune de Saint-Affrique, à proximité immédiate de l’aire d’étude, pour six machines de 125 mètres et cinq machines de 121 mètres ». Et la préfète d’ajouter que ce projet, « de par son gigantisme et son implantation désordonnée », altérerait le panorama depuis l’aire de vision du viaduc de Millau (15 km du site), « site privilégié de découverte du paysage naturel des grands Causses ».
Enfin, la préfète a pris en compte les conclusions rendues au terme de l’enquête publique, dans lesquelles il est prescrit une réduction de la hauteur des mâts de 20 mètres pour des motifs paysagers. Et elle a pris acte que les différents services de l’état (service territorial de l’architecture et du patrimoine, direction régionale de l’Environnement, Autorité environnementale) et les commissions intéressées (commission départementale de la nature, du paysage et des sites) ont insisté de façon concordante sur « le caractère inapproprié de cette réalisation dans un tel paysage ».
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REUNION D’INFORMATION A MANSE
Publié le 16 mai 2012 | Par admin | Modifier
Chers amis
Nous avons déjà eu l’occasion de parler des éoliennes dans notre région. Il y a quelques années c’était sur les collines de Viviès, Toutrol, Coutens que les maires de ces communes voulaient nous les imposer. Ils ont gagné puisque le Préfet a signé la création de la ZDE. Mais ils ont perdu puisque les électeurs les ont renvoyé tous les trois en 2008 !
L’éolien « industriel et financier » s’inscrit évidemment dans le cadre des politiques de développement des énergies renouvelables imposées depuis l’Europe et adoptées dans les Grenelle 1 et 2 de l’environnement, en réponse au possible réchauffement climatique. Mais il s’avère au fil des années que cet éolien ne répond absolument pas aux promesses faites pour convaincre les particuliers et les élus.
Alors que les machines ont vu leurs caractéristiques techniques augmenter (de 80m de mât avec des pales de 40m en 2007, on est aujourd’hui à plus de 100m de mât et 50m de pales) les retombées financières pour les communes ont fondu comme neige au soleil et c’est désormais le département et les communautés de communes qui se taillent la part du lion. Donc les habitants ont les nuisances mais pas les retombées financières. Au passage les territoires recueillent moins du quart des bénéfices de ces implantations, les investisseurs financiers en prenant les trois quart !
Ici en Ariège, c’est le patrimoine naturel et touristique qui risque d’être anéanti si nous ne faisons pas barrage à cette volonté financière de profiter d’une manne payée finalement par l’augmentation des prix de l’électricité par les particuliers et les entreprises.
Face à ce scandale, des élus et des citoyens, favorables au développement des énergies renouvelables mais pas n’importe comment, ont décidé de s’organiser pour exprimer le point de vue des populations.
LE MARDI 22 MAI À 18H00
À LA SALLE DES FÊTES DE MANSES,
l’association « Protection du Tourisme et des Sites du Pays des Pyrénées Cathares, PTSPPC » réunira ses nombreux adhérents et invite par la même occasion les habitants de Manses qui souhaitent en savoir plus et donner leur avis sur les dangers de l’éolien pour nos projets de développement touristique.
Un pot amical clôturera cette réunion publique.
Jean Huillet, président
Anne Marie Milési, trésorier
Claude Cambus, secrétaire
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ARTICLE DANS « ARIEGENEWS »
Publié le 15 mai 2012 | Par admin | Modifier
Article paru dans « ariègenews »
Le Pays des Pyrénées Cathares entre en résistance contre l’éolien industriel
Depuis plus de vingt ans, Robert Birebent, responsable du camping La Serre à Aigues-Vives, milite en faveur des énergies renouvelables et développe son activité autour de l’éco-tourisme avec son établissement labellisé «réserve naturelle régionale»
Une surface de 10 ha aménagée en terrasses entre pelouses à orchidées ou jardins à papillons, et près de 50 espèces protégées sur un site remarquable.
Mais ce paradis qui attire tous les ans plusieurs centaines de touristes pour le calme, la beauté des paysages et la biodiversité du site, risque d’être perturbé par l’implantation d’éoliennes industrielles: un parc d’éoliennes nouvelles générations dont les mâts s’élèveraient à plus de 100 m au-dessus du sol implantés sur les communes de Limbrassac, Aigues-Vives et Troyes d’Ariège.
Si bien qu’aujourd’hui Robert Birebent vient de refuser la mort dans l’âme les 12 000 € d’aide publique pour la réalisation de son programme de cabanes sur pilotis car elles seront implantées face aux éoliennes du parc d’Aigues Vives sur la crête du bois du Bach:
«Nous avons appris la création de cette ZDE (zone de développement éolien) par le plus grand des hasards», explique le propriétaire de ce camping, «nous demandons purement et simplement une étude de terrain indépendante et l’annulation de la ZDE pour dissimulation d’informations»
«Nous venons tous les ans en cette période de l’année observer les oiseaux et les photographier» indique Cornélius un client hollandais.
Pour lui, des éoliennes de plus de 100 mètres dans le paysage seraient rédhibitoires.
Selon Jérémy Esmiol, agriculteur Bio sur la commune de Limbrassac, son activité d’accueil à la ferme risquerait aussi de se voir compromise: «les gens qui viennent chez nous ont fait le choix d’un style de vie en osmose avec la nature…»
A ses côtés, l’association Aigues-Vives Demain (AVD09) dont le président Jean-Claude Escallier dénonce la démarche de l’entreprise éolienne RAZ Energie (porteur de projet du parc éolien) qui a obtenu le vote par le conseil municipal d’Aigues-Vives de la création d’une ZDE: «de la poudre aux yeux! Le maire s’est laissé aveugler par des promesses mirobolantes, des chiffres approximatifs et non garantis»
Christine et Philippe, conseillers municipaux et anciens adjoints de Christian Mascarenc, ont voté contre ce projet.
Ils sont là pour en témoigner: «face à un argumentaire commercial bien rôdé et des retombées chiffrées alléchantes, il est facile de franchir le pas mais accepter à s’engager sur de telles bases revient à faire preuve d’une bien grande naïveté…
N’étant pas d’accord, nous avons démissionné et nous reprochons à ce projet le manque de concertation avec la population locale et le manque de sincérité car au final seulement un quart du bénéfice est reversé sur le territoire, le reste va dans la poche des financiers !»
Jean Huillet, maire de Camon, président de l’association PTSPPC (Protection du Tourisme et des Sites du Pays des Pyrénées Cathares) est lui aussi concerné par le projet et il s’y est farouchement opposé sur sa commune: «nous ne sommes pas des intégristes anti-éoliens, nous combattons très fermement son implantation dans les endroits où il compromet de façon irrémédiable nos sites dont l’authenticité nous est enviée.
Nous avons perdu sur les cantons de Mirepoix et Lavelanet tous les emplois industriels liés au textile et il est très difficile d’attirer des entrepreneurs sur nos territoires.
Pour nous, l’avenir c’est le tourisme, tant pour les retombées directes, les emplois qu’il crée ou pour les revenus induits qu’il génère»
Depuis près de deux ans, les régions (préfets et conseils régionaux) élaborent leur Plan Climat Air Energie en application du Grenelle de l’Environnement.
Pour l’Ariège, en Midi-Pyrénées, pour le Chalabrais en Languedoc-Roussillon, il s’agit à terme de l’implantation d’une centaine d’éoliennes (84 communes seraient concernées pour le seul département de l’Ariège).
Plusieurs sociétés privées ont déjà commencé leurs prospections. L’association chalabraise «Le Cri du Vent» s’oppose depuis plus de quatre ans «à ce lobbying» et n’hésite pas aujourd’hui à s’associer aux Ariégeois pour faire bloc.
«Il ne faut pas se voiler la face, les propriétaires immobiliers vont voir leurs biens dévaluer de 30% et les communes qui tablent sur une manne providentielle pourraient bien déchanter au final car depuis la suppression de la taxe professionnelle, le revenu des éoliennes est calculé par un montage financier bien moins avantageux» poursuit Jean Huillet dont l’association depuis quelques jours distribue des tracts sur les marchés.
A ses côtés, Claude Cambus, ancien militant contre le projet éolien du pic d’Estelle, souligne «les nuisances sonores, visuelles et les chantiers pharaoniques qu’elles vont engendrer»
«…les éléments de ces éoliennes sont plus grands que ceux de l’Airbus A380.
Il faudra ouvrir de larges routes en flanc de montagne pour les acheminer… tout ça pour des engins à l’arrêt les ¾ du temps !»
Quant aux arguments environnementaux déclinés par les porteurs de projets, Claude Cambus les connaît bien en tant qu’ancien cadre EDF: «il est évident que c’est une énergie propre de prime abord, si l’on omet de dire qu’elle n’est pas régulière et qu’elle doit impérativement être complétée par une autre énergie.
Et à ce jour le complément est assuré par des centrales thermiques à énergie fossile… cherchez l’erreur»
Actuellement des pétitions circulent sur les communes concernées et les opposants organisent la résistance.

http://www.ariegenews.com/ariege/debats_opinions/2012/47606/le-pays-des-pyrenees-cathares-entre-en-resistance-contre-l-eolien-indu.html

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« Fan des énergies renouvelables, je suis devenu anti-éolien »
Publié le 15 mai 2012 | Par admin | Modifier
un article intéressant concernant l’éolien, raconté par un écologiste avec franchise, et détails. Merci.

Il s’adresse à tous ceux « qui n’osent se défendre de peur de passer pour des emmerdeurs ». Le témoignage de ce militant anti-éolien en réaction à notre enquête sur les mots que souffle le lobby anti-éolien à ses sympathisants raconte comment cet écolo de cœur en est venu à créer le Collectif Allier Citoyen, qui s’oppose aux projets d’éoliennes.
Il n’est pas nécessaire d’être pronucléaire, retraité, avoir une résidence secondaire et plein d’argent pour ne pas vouloir subir des éoliennes industrielles de 150 mètres de haut.
J’habite avec ma femme et mes filles dans un petit village de l’Allier. Tout le monde dit que cet endroit est préservé : la nature est encore visible à perte de vue. C’est ce que nous sommes venus chercher, le calme, la tranquillité. Loin des villes, de la pollution.
Ce choix a un prix : peu de travail en milieu rural, des kilomètres pour voir un médecin, acheter à manger, emmener nos enfants à l’école, voir nos amis. Peu de loisirs : pas de théâtre, de musée, les cinémas sont à 35 kilomètres… en bref, bien pour les vacances mais un vrai choix de vie. Nous l’assumons, sans nous plaindre.
Vingt ans d’expérience dans les énergies renouvelables
J’ai travaillé dans les énergies renouvelables pendant une vingtaine d’années. J’ai commencé par installer mon premier chauffage solaire chez un client, depuis, j’ai fait la promotion et l’installation de chaudières bois, pompes à chaleur, solaires photovoltaïques, poêles à bois avec bouilleur, appareils de traitement de l’eau « naturelle ».
Actuellement, je travaille dans un centre de traitement des déchets qui utilise des filières « propres », par conviction.
En janvier 2009, quand j’apprends qu’ils vont installer des éoliennes industrielles en face de notre maison, ma première réaction est de penser « c’est une bonne chose, ça participe à la protection de la planète ». Puis un voisin me dit de consulter le site de la Fédération environnement durable (FED), et là, je ne décroche plus, je me mets à me poser plein de questions.
Je découvre combien la filière éolienne est opaque
Dès le lendemain, je passe plusieurs coups de téléphone à des contacts professionnels dans le milieu des énergies renouvelables, et je me rends compte, très vite, que les avis sont partagés.
Plus je demande des informations, plus je découvre combien cette industrie est très opaque. A croire les professionnels, tout est beau, sans nuisances pour l’homme. Que du bonheur, de la joie dans les villages, beaucoup d’argent pour fonctionner.
Certains me disent que l’éolien est un bon moyen pour sortir progressivement du nucléaire, que cela permettra de limiter l’utilisation des centrales thermiques.
D’autres me tiennent un discours différent sur l’éolien industriel :
Une énergie intermittente qui nécessite une relève que seules les centrales thermiques peuvent fournir, question de rapidité d’intervention
Une éolienne industrielle produit des infrasons, mauvais pour la santé humaine
Le bruit engendre des gênes et des gens en souffrent
Le coût supporté par les citoyens est énorme car le système est subventionné par une loi qui oblige EDF à racheter l’électricité très cher.
Tout le monde a de bonnes raisons de ne pas en vouloir
Je décide de visiter des parcs pour me forger ma propre opinion, durant une semaine je parcours l’Aveyron, la Haute-Loire, je descends dans le Sud. Pour tout vous dire, durant cette semaine, je suis parcouru par un sentiment que je ne connaissais pas :
Mon côté « écolo » me pousse à dire que c’est nécessaire
Ma perception de ce qui m’entoure, cette impression de voir toujours les mêmes paysages
A mon retour, je contacte plusieurs personnes sur le département qui ont commencé avant moi à s’intéresser à l’éolien. Ils ont tous de bonnes raisons de ne pas vouloir de cette industrie aux portes de leurs maisons :
Le bruit
La perte de valeur de leur maison (tout le travail d’une vie)
Le coût pour les consommateurs
Les dangers de proximité,
La façon de faire des promoteurs
L’impact sur la santé
Le changement radical de leur environnement
Le fait de leur imposer « ça », sans tenir compte de leur avis
Le refus de nos élus d’évoquer les raisons de leur choix
Sur ce dernier point, quand je dis « évoquer », je suis gentil : je devrais plutôt dire la peur de dire que leur seule motivation, c’est l’argent.
Un collectif de gens venus de tous horizons
Je décide de créer un collectif dans le département de l’Allier. L’idée est de regrouper toutes les associations qui existent déjà. Mes amis me disent que c’est impossible, ils avaient presque raison, mais pour tout vous dire, je suis né sous le signe du morpion dans l’horoscope chinois.
Tans pis pour ceux qui ne veulent pas nous rejoindre, j’ai pris mon bâton de pèlerin et j’ai battu la campagne. J’ai rencontré des gens formidables, de tous horizons, de tous les milieux, de toutes les conditions, de toutes tendances politiques.
Ensemble, nous avons constitué le Collectif Allier Citoyen, il est composé de 38 associations sur le seul département de l’Allier, encore deux associations et nous pourrons déposer le logo que nous avons imaginé au début : le CAC 40, un clin d’œil.
Nous avons voulu faire passer nos idées, simples, avec des revendications simples, ce qui nous gêne, la proximité, le bruit, la destruction de nos environnements, l’ouverture d’un vrai débat sur la nature même des choix énergétiques de notre pays.
Nous avons demandé simplement que les parcs éoliens soient à 1 500 mètres de nos habitations, dans des zones prévues pour des machines industrielles. La réponse est tombée comme une insulte : « Si nous ne pouvons pas les installer à 1 500 mètres des habitations, nous ne pourrons pas en mettre du tout. »
Les gens qui se défendent sont fatigués
Nous avons démontré que notre département n’est pas assez venté pour que cela soit rentable. Il n’y a pas d’ancien moulin à vent dans la plupart des zones où ils veulent faire des parcs, l’Ademe confirme que l’Allier est un des départements les moins ventés de France.
Depuis, nous avons obtenu le retrait de plusieurs parcs, mais malheureusement, la politique s’en mêle. Il faut de l’argent : le pouvoir central ne fait pas son boulot, beaucoup de nos élus sont de piètres gestionnaires, et surtout pas des visionnaires, peut-être là depuis trop longtemps.
Aujourd’hui, les gens qui se défendent sont fatigués, considérés comme des bêtes pestiférées. Dans nos villages, les rapports sont pourris : ceux qui sont pour les éoliennes touchent de l’argent pour la plupart, ceux qui sont contre vont perdre de l’argent pour la plupart.
Nous avons fait faire des estimations de nos maisons avec des parcs à côté : leur valeur perdra de 20% à 40% (je tiens les documents à disposition). Qui voudra acheter une maison dans la campagne avec des éoliennes autour ? Pas moi.

http://www.rue89.com/planete89/2010/04/30/fervent-adepte-des-energies-renouvelables-je-suis-devenu-anti-eolien-149575

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Article dans « La dépêche » du 10 mai 2012
Publié le 10 mai 2012 | Par admin | Modifier
Position de l’association « Aigues-Vives Demain », concernant l’implantation d’éoliennes sur le territoire d’Aigues-Vives et ses environs.
Jean-Claude Escallier fait connaître la décision de l’association Aigues-Vives Demain (AVD) qu’il préside de participer à la création d’un mouvement de défense des intérêts des citoyens regroupant plusieurs associations. Elle fait suite à la demande de la municipalité de création d’une zone de développement éolien. « Nous sommes aujourd’hui informés sur les avancées de l’implantation possible d’éoliennes qui font de 100 à 150 m de haut, deux fois la hauteur de celles de Narbonne », avance le président d’AVD. Et celui-ci assure qu’un réseau d’information se met en place, notamment au travers de réunions publiques, de distribution de tracts, d’informations par le biais de sites associatifs sur le Web. L’association Préservation du tourisme et des sites du pays des Pyrénées cathares, créée à l’initiative de Jean Huillet, maire de Camon, regrouperait déjà une centaine de membres, dont plusieurs maires et élus de plusieurs communes du territoire (voir notre édition du 30 mars).
« Les membres de ce regroupement d’associations viendront à la rencontre de la population dans tous les villages concernés pour les informer des inconvénients et des contraintes qu’ils vont rencontrer et qu’on leur cache, comme la perte d’environ 30 % de la valeur de leur maison », promet Jean-Claude Escallier. Une pétition est proposée « contre l’implantation d’éoliennes industrielles sur l’ensemble du territoire du pays des Pyrénées cathares ». L’association AVD précise qu’il ne s’agit pas d’une prise de position systématique contre les énergies renouvelables comme l’énergie éolienne, mais la défense de ce que l’Ariège a de plus précieux : « Notre environnement et cadre de vie, que des milliers de touristes viennent déguster tous les ans. Le tourisme est un des plus importants revenus de notre département, dont tous les commerces profitent et qui fait vivre notre région. »
vous pouvez lire l’article sur le lien suivant: http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/10/1349555-projet-eolien-aigues-vives-demain-prend-position.html
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QUELQUES REMARQUES EN REPONSE A L’ARTICLE DE « ARIEGE NEWS »
Publié le 7 mai 2012 | Par admin | Modifier
« Ariège News » Les défenseurs de l’éolien donnent du souffle au projet du Pays des Pyrénées Cathares 04/05/2012 | 19:00
Arlette Roméra, maire de Troye d’Ariège depuis 2008, milite en faveur des énergies renouvelables:
Cela ne s’appelle pas « militer pour les énergies renouvelables », cela s’appelle opportunisme financier, au détriment des habitants
«Le tourisme c’est certainement bien mais tous les villages ne sont pas éligibles à ces labels prestigieux, tandis que les éoliennes profitent à tous: la commune qui les accueille, la communauté de communes, dont les retombées en termes de fiscalité seront sensiblement équivalentes à celles espérées avec l’ancienne TP, le Conseil général et le Conseil régional»
Se faire filmer et interviewer devant la plaque du Tourisme en Pays des Pyrénées Cathare, dénote que ces personnes insultent ouvertement l’intérêt du tourisme dans notre pays cathare. Le tourisme n’est simplement « bien », il est une valeur sure pour notre région.
Cette élue, fidèle à ses convictions, n’a pas hésité à présenter le projet d’élaboration d’une ZDE (zone de développement éolien) à son conseil municipal et le projet de la crête du bois du Sarraut fait aujourd’hui l’objet d’études pour un dépôt de permis de construire prévu fin 2012.
La municipalité d’Aigues-Vives a-t-elle été informée de l’impact sur sa commune ? Ce Maire n’a pas pris en compte l’impact sur ses voisins. Merci.
Pendant deux ans, il y a eu des mesures de vent, puis des études acoustiques auprès des riverains et enfin depuis quelques jours, des naturalistes observent les impacts que ces six éoliennes pourraient avoir sur les oiseaux ou les chauves-souris.
Les concertations autour de cette ZDE devraient commencer cet été «pour informer les habitants, recueillir les avis et moduler s’il y a lieu le projet» car comme le précise Arlette Roméra, philosophe: «ce n’est pas parce que l’on veut un parc éolien que l’on en aura un, au regard des contraintes administratives… et puis c’est le préfet qui a le dernier mot»
Il est étonnant de constater que nos élus, nous concertent lorsqu’ils ont déjà pris les décisions, mais nous avons un Conseil Municipal Démocratique qui défend les intérêts des habitants. N’est-ce pas ?
Si l’on s’en tient au schéma éolien régional, le département de l’Ariège pourrait accueillir 33 éoliennes (soit une capacité maximale de 100MW). Toutes concentrée sur un faible territoire, et pour l’instant. . . .
A ce jour il existe également une ZDE sur les communes de Tourtrol, Vivès et Coutens (le projet d’implantation n’a pas abouti à cause de l’opposition des élus) et depuis quatre mois sur les communes de Gudas, Maléon, Calzone (sous l’appellation «Est Vallée d’Ariège»).
Comment se fait-il que plusieurs Maires des communes voisines, sur le canton de Mirepoix, et le Chalabrais, s’opposent à l’implantation de ses éoliennes ? Sont-ils moins intelligents que les Maires de Troye d’Ariège et d’Aigues-Vives ?

Aigues Vives et Laroque d’Olmes se sont prononcés favorablement mais le projet nécessite la modification des documents d’urbanisme, avant de pouvoir démarrer.
C’est faux, lorsque la Zone de Développement Eolien est acceptée, le Préfet a le pouvoir d’accepter les permis de construire.
«Je pense que c’est une opportunité à saisir, explique Christian Mascarin, maire d’Aigues-Vives. Si on ne le fait pas ce sera comme le photovoltaïque dont la rémunération a singulièrement baissé.
D’autant que les postes ressources pour le raccordement au réseau électrique ont une capacité limitée»
L’opportunisme de certains, à penser que l’argent retiré, compense les nuisances que la population devra supporter sur ses biens, avec pratiquement l’impossibilité de les revendre. Quand on croit saisir une opportunité, on réfléchit avant de la prendre seul, et si on n’a pas un trop grand égo, on prend l’avis de son Conseil Municipal, et si on accepte la démocratie, on prend l’avis de la population qui nous a élus. Comment appelle-t-on la façon de faire de celui qui décide seul de l’avenir d’une population ?
Ce même opportuniste à laissé passer l’occasion de mettre du photovoltaïque dans sa commune.

Il est vrai que pour ce petit village les éoliennes (le projet porte sur 5 aéromoteurs) constituent une manne financière non négligeable car le bois du Bach qui devrait les accueillir appartient à la commune et le loyer pourrait monter à 6000 €/an par mât implanté.
«Il y a vraiment un train à prendre en marche» conclut Christian Mascarin confiant pour l’avenir car selon lui les machines devraient se perfectionner et moins impacter le paysage.
Comment peut-on être aussi naïf de croire, ou de vouloir nous faire croire que les futures éoliennes impacteraient moins le paysage, alors qu’elles ne font qu’augmenter de taille et de puissance au fil des années (les éoliennes de Narbonne= 60m , pour 150m les plus récentes). est-ce de la considération que de nous croire demeuré ou stupide au point de croire qu’il y a vraiment un train à prendre avec ces éoliennes ? ? ?
Pour l’association «Vive le Vent» regroupant «la majorité silencieuse en faveur de l’éolien en Ariège», cette énergie alternative constitue «le pétrole vert du département» et une réelle opportunité pour ses habitants.
C’est faux, le véritable « pétrole vert » de notre département, c’est l’énergie hydraulique, et la méthanisation. Et la réelle opportunité n’est pas pour les habitants; devinez pour qui ? ? ?
«La France doit respecter ses engagements vis-à-vis de ses partenaires européens, indique Patrick Falcou, président de cette association. Elle doit atteindre en 2020 23% de production à partir des énergies renouvelables. Et à ce jour il y a cinq fois moins d’éoliennes qu’en Allemagne»
Mr Falcou devrait savoir que l’Ariège est un département qui est en avance sur cet objectif, puisque nous sommes à ce jour à 25% d’énergie renouvelable, et que l’avenir n’est pas sur l’éolien que certains pays abandonnent, sinon que offshore.
Derrière ces projets, point de groupes financiers, ni de fonds d’investissement, mais un bureau d’étude (Ras Energie) qui travaille sur le concept de parc «éolien participatif», cet investissement participatif est une manière complémentaire de reverser les bénéfices du projet dans le territoire.
Qui peut croire des énormités comme celles-là ?
C’est ce qui a séduit Jean-Louis, un habitant du coin, qui compte bien installer une éolienne domestique et en revendre l’énergie. Idem pour cet agriculteur à la retraite qui voit à travers ces éoliennes la possibilité d’améliorer ses revenus.
Bien sûr en ne pensant qu’à lui, et pour l’argent. Encore un rêveur opportuniste.
Paul Cabanillas, gérant de la Société Ras Energie, constate que le développement de l’énergie éolienne en Ariège est complexe à mettre en place:
«Trouver des zones compatibles avec des critères bien précis c’est difficile, on ne fait pas de l’éolien où l’on veut mais où il est possible d’en faire.
La région Midi-Pyrénées et la DREAL ont travaillé pendant cinq ans sur un schéma régional qui prend en compte toutes ces contraintes»
Il devrait dire complexe d’imposer de l’éolien à une population qui lui est opposée. Il reste « des moyens particuliers » de détourner ce problème, en s’adressant à certaines personnes avec « des arguments convaincants ».
Le technicien tente également de dé-diaboliser cette énergie verte: «les opposants parlent souvent plus forts que nous… ce sont parfois des néo-ruraux qui ont acheté une propriété pour la vue et considèrent avoir le monopole de paysage.
Je crois que là il y a un dérapage de ce « technicien » qui qualifie les habitants d’une façon diffamatoire et insultante.

C’est en jouant sur la peur qu’ils essaient de convaincre les populations: dire qu’il y aura 100 éoliennes en Pays des Pyrénées Cathares est une hérésie, le schéma régional préconise au maximum 33 mâts… et le seul projet à l’étude, celui de Troye, tourne autour de 6 éoliennes sur 1,2km.
Des associations comme la nôtre, ne font que pallier au manque d’information de certains de nos élus, et de l’administration, qui ne nous informera que lorsque le projet sera ficelé. Ces associations n’ont, elles, aucun intérêts financier ou autre, à faire connaitre la Vérité au public.
Quant au démantèlement de ces structures, le décret du 26 août 2011 oblige les exploitants à les démonter. A l’installation 50 000€ sont bloqués sur un compte rémunéré pendant 20 ans pour couvrir les opérations de démantèlement» cela suffira-t-il ? il ne faut pas rêver en étant aussi naïf.
Alors que du côté des opposants on prépare la riposte (des tracts circulent et des réunions s’organisent), les adeptes sont plutôt sereins, en tout cas prêts à communiquer. Ou intoxiquer ! ! !
Commentaires de AVD09
Une précision de Jean HUILLET, Maire de Camon, et président de l’association PTSPPC (Protection du Tourisme et des Sites du Pays des Pyrénées Cathare), comme le précise l’intitulé de notre asso nous ne sommes pas des intégristes anti-éoliens industriel simplement nous combattons très fermement son implantation dans les endroits ou il compromet de façon irrémédiable nos sites dont l’authenticité nous est enviée. Nous prônons même le développement des énergies renouvelables. J’assume la responsabilité de cette affirmation et tu peux me citer si tu le souhaite.
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Suite à la réunion de Chalabre » l’Indépendant «
Publié le 1 mai 2012 | Par admin | Modifier
Chalabre
Le projet éolien fait débat
Le 25/04/2012 à 06h00 par Correspondant

Les opposants au projet, venus nombreux, ont justifié et argumenté leur position.
CHALABRE
Vendredi 20 avril au soir, le théâtre municipal accueillait une assemblée invitée par les élus de Corbières et Montjardin, à débattre sur le projet de zone de développement éolien (ZDE), envisagé sur ces deux communes du Kercorb.
Il faut rappeler qu’une démarche de création de ZDE avait été engagée à l’été 2009 par les communes de Corbières et Sonnac-sur-l’Hers, lesquelles avaient été rejointes par la commune de Montjardin, à la fin de cette même année. Après le retrait définitif de Sonnac-sur-l’Hers, intervenu au printemps 2011, deux périmètres sont actuellement en cours de validation. Soit 359 ha (40 % du territoire communal) et une puissance maximale de 31 MW pour Corbières, 61,5 ha (4,4 % du territoire communal) et une puissance maximale de 29 MW pour Montjardin.
Jacques Laffont, maire de Montjardin, souhaitait la bienvenue à une assemblée arborant dans sa grande majorité, des signes distinctifs d’opposition au projet. Puis il cédait la parole aux représentantes du bureau d’études en énergies renouvelables et environnement Abies, basé à Villefranche-de-Lauragais. Ces dernières présentaient l’analyse des potentialités du territoire et les enjeux locaux, les recettes fiscales, ainsi que la synthèse des observations recueillies lors des permanences tenues dans les communes.
Un débat très animé s’engageait ensuite, laissant apparaître une claire ligne de désaccord entre assistance et tribune. Les échanges allaient rester courtois, alimentés par des intervenants locaux ou venus de l’Ariège voisine, du pays de Mirepoix notamment. Principaux éléments de discorde, la taille démesurée des éoliennes par rapport à l’échelle du territoire, la mise en péril des grands espaces naturels et des éléments patrimoniaux, les impacts négatifs sur l’activité touristique. Etait également pointé du doigt, le manque d’information et de transparence concernant deux périmètres par ailleurs très distincts, avec le risque d’un dommageable mitage du territoire.
La réunion prenait fin à 22 h, Jacques Laffont remerciant l’ensemble des intervenants invités à de prochains rendez-vous. Dans la perspective de nouvelles étapes, telles la validation en mai prochain des périmètres de ZDE et des objectifs de puissance par les communes, le dépôt du dossier auprès des services de l’Etat en juin prochain. Dans la mesure où un arrêté préfectoral viendrait valider tout ou partie du ou des périmètres proposés (début 2013), l’installation des premières éoliennes sur le territoire devrait intervenir dans la période 2015-2016.
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REUNION DE CHALABRE: CONTROVERSE . . .
Publié le 26 avril 2012 | Par admin | Modifier
CONTROVERSE…
Nous avons assisté à plusieurs reprises à des réunions publiques dont l’objet était davantage de promouvoir les éoliennes que de débattre objectivement sur leur bilan « inconvénients-avantages ».
La dernière en date à Chalabre était animée par les représentantes du bureau d’études ABIES de Villefranche de Lauragais, notamment Valérie Venzac. Et en marge de la réunion discutant subsidiairement avec cette dernière de la procédure de démarrage des éoliennes qui nécessite une alimentation électrique du réseau, notre point de vue fut qualifié de débilité avec grand mépris.
Le problème c’est que nous savons que chaque éolienne doit être alimentée par un contrat (EDF en général) de puissance comprise entre 50 et 90 kVA ! C’est une donnée qui nous vient d’une personne dont c’est le métier de faire ces contrats dans le Nord de la France. Comme nous ne supposons pas que les éoliennes du Nord soient moins performantes que celles qu’on veut nous imposer ici, nous avons cherché quel est le fond de l’affaire.
D’abord, n’en déplaise à Valérie Venzac, les éoliennes qui sont souvent des génératrices asynchrones, ont besoin pour produire de l’électricité d’une part du vent qui les fait tourner plus vite que la vitesse de synchronisme et d’autre part de courant réactif qui ne peut être fourni que par le réseau électrique (qui est équipé de machines synchrones capables de fournir l’énergie réactive nécessaire). C’est un peu compliqué parce que c’est de la théorie de l’électricité triphasée et des champs magnétiques tournants.
Ensuite, vous pouvez regarder n’importe quel prospectus d’éolienne et vous verrez que c’est un anémomètre placé sur la turbine qui indique la force et la direction du vent pour pouvoir orienter l’éolienne et l’angle de calage des pales au démarrage. Il faut donc bien de l’électricité pour alimenter les moteurs correspondants !
Si Madame Venzac veut dire que le vent seul lance la rotation des pales (rotor) elle n’a pas tort ; dont acte. Mais quand elle parle de débilité s’agissant du besoin de fourniture d’électricité du réseau pour permettre aux éoliennes de démarrer puis pour produire de la puissance, évidemment la théorie comme les faits lui donnent tort. On pourrait lui pardonner puisque elle n’est pas spécialiste de ces questions électriques, mais comme elle prend les gens de haut pour pouvoir vendre ses ZDE, l’impression qui reste c’est qu’elle ment avec aplomb…
Claude Cambus 26.04.12
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Des Amis nous communiquent des infos de presse; Merci
Publié le 23 avril 2012 | Par admin | Modifier

article paru dans « Ariège News »
cliquez sur le lien : http://www.ariegenews.com/news-46707.html
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 23/04/2012 | 18:43 | Lu: 3805 fois

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Réunion d’information à Chalabre sur l’éolien
Publié le 22 avril 2012 | Par admin | Modifier
Une soi-disant réunion d’information!
En fait, une réunion publique organisée par le Maire de Chalabre, et animée par le bureau d’étude « ABIES »
ABIES est une société d’ingénieurs-conseils en environnement, « indépendante« , spécialisée en énergie éolienne et photovoltaïque.
99% du public était contre le principe d’une ZDE dans le canton de Chalabre, et donc contre tout projet d’implantation d’éoliennes.
Malgré cette position, les commentaires, et les dires de l’animatrice, étaient systématiquement pro-éolien. cela a choqué beaucoup de monde qui on fait remarquer à celle-ci sa position partiale par rapport à son discours. Le public présent, a pu se rendre compte de la partialité de la position de ce bureau d’études
Il faut savoir, que son compte-rendu sera inclue dans les différents rapports qui serviront au Préfet pour juger et décider de la ZDE. Et cela, contre la majorité de la population. Ces bureau d’étude, qui, nous l’imaginons, (pour tenir de tels discours qui tente d’influencer les personnes) doivent être payés par les promoteurs, ne sont que des pantins qui nous trompent par leurs « belles paroles » (des revenus pour la commune!!!!) pour faire valider des projets qui vont à l’encontre des intérêts des habitants de ce territoire.
Chalabre. Le « cri du vent » sur les marchés
Publié le 20 avril 2012 | Par admin | Modifier
Publié le 09/09/2009 04:42 | La Dépêche du Midi
l’association «Le cri du vent» informe les habitants : ici sur le marché de Sonnac .Photo DDM, l’association «Le cri du vent» informe les habitants : ici sur le marché de Sonnac .Photo DDM,
L’association « le cri du vent » est toujours en campagne ; tout l’été elle a informé les habitants du canton de Chalabre du danger qui menace les si beaux paysages du Quercorb. Depuis sa création, l’association a distribué des tracts, a organisé des réunions dans quelques villages et a tenu des stands informatifs dans les vide-greniers, pour s’opposer à l’installation d’un parc industriel d’éoliennes à des seules fins mercantiles. A Chalabre, à Camon, et aussi à Sonnac, les militants ont expliqué le bien fondé de leurs actions : non pas une opposition aux énergies renouvelables mais une opposition à des industriels qui font miroiter à des élus une manne financière sans se soucier de l’avis des habitants. Soixante éoliennes deux fois plus hautes que le clocher de Mirepoix faisaient partie du projet d’une Zone de Développement Eolien que la majorité des délégués de la communauté de Communes du Chalabrais n’a pas accepté, lors d’un vote en assemblée générale. La demande de compétence pour la gestion des énergies renouvelables a été mise en minorité car elle sous-entendait la création de cette ZDE à l’échelon cantonal. Mais le projet est passé dans les mains de trois maires : ceux de Montjardin, Sonnac et Corbières, qui bravent ainsi le vote démocratique de la communauté. … une affaire à suivre.

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Étude d’impact des éoliennes : attention à la localisation des mesures de bruit
Publié le 20 avril 2012 | Par admin | Modifier
REVUE-PRESSE – Les Chroniques N° 473 – 18-04-2012
Article, du 26 Janvier 2012, pour RAPPEL
Étude d’impact des éoliennes : attention à la localisation des mesures de bruit
Carl ENCKELL
La Cour Administrative d’Appel de Nancy a jugé, dans un arrêt du 5 janvier 2012, que l’étude de bruit figurant
dans l’étude d’impact d’un projet de parc éolien devait être réalisée sur le voisinage le plus proche.
En ayant omis de tenir compte d’une maison d’habitation recevant du public à moins de 500 mètres de trois
éoliennes, le pétitionnaire a réalisé un dossier insuffisant, ce qui entraîne l’annulation pure et simple du permis de
construire (CAA Nancy, 5 janvier 2012, M.A et Association Pare-Brise, req. n° 11NC00161).
Cet arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Nancy, rendu sur renvoi du Conseil d’Etat, confirme qu’une étude
d’impact doit tenir compte des situations les plus dégradées.
S’agissant particulièrement des mesures de bruit, le juge administratif reproche au pétitionnaire d’avoir réalisé
des points de mesure situés aux entrées des agglomérations voisines, mais non à partir de la maison d’habitation
du requérant, qui est située à 500 m de trois éoliennes et où du public est reçu.
Par suite, la Cour juge que l’étude d’impact doit être regardée comme insuffisante quant à l’appréciation de l’effet
sonore sur le voisinage.
Cette insuffisance de l’étude d’impact affecte la régularité de toute la procédure ayant conduit à la délivrance de
l’ensemble du permis de construire.
La sanction est donc lourde puisque le permis de construire est annulé en totalité.
Cette décision doit inciter à la vigilance, s’agissant des études et de l’état initial des dossiers.
En d’autres termes, il convient systématiquement d’envisager les situations les plus dégradées et même, dans un
certain nombre de cas, de justifier le non-impact de l’opération pour s’assurer d’un dossier complet en cas de
recours.
________________________________________
Vent de Colère : Mercredi 11 Avril dernier, nous vous avons expédié un Jugement du Tribunal Administratif de
Clermont-Ferrand, annulant un Permis de Construire du fait de la non production dans l’étude d’impact d’une
prévision des émergences sonores par bandes de fréquences (article R-1334-34 du code de la santé publique).
Or, dans la plupart des projets, les promoteurs se contentent d’une analyse globale des émergences sonores en
oubliant l’analyse spectrale pourtant obligatoire.
Mr Francis LESAGE-CATEL, Président de l’Association Chazemais Environnement, (ayant transmis ce
Jugement), nous écrit ceci :
Nous soumettons actuellement ce jugement à des avocats spécialisés dans l’hypothèse d’un appel. Voici l’avis de
l’un d’eux qui connait bien le sujet :
« Ce jugement est bien motivé et il ne devrait pas être aisé pour vos adversaires, s’ils font appel, d’en
obtenir l’annulation.
Il convient toutefois d’être prudent, car, à ma connaissance, aucune juridiction administrative n’avait
jusqu’ici censuré un permis de construire pour méconnaissance des règles acoustiques fixées par le
code de la santé publique. »
Il se confirme donc que le moyen utilisé est une première et je pense que d’autres associations pourraient l’utiliser
à profit.
Cordialement.
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Circulaire du 29 août 2011
Publié le 20 avril 2012 | Par admin | Modifier
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement
Cabinet de la Ministre
Circulaire du 29 août 2011 relative aux conséquences et orientations du classement des éoliennes dans le
régime des installations classées
NOR : DEVP1119997C – (Texte non paru au journal officiel)
La ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement,
Pour exécution
Madame et Messieurs les Préfets de Région
– Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL)
– Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France (DRIEE IF)
– Directions de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) Outremer
Mesdames et Messieurs les Préfets de départements
Résumé : La loi Grenelle 2 a engendré un changement important dans le régime administratif applicable aux
projets individuels de parcs éoliens terrestres. Les textes réglementaires correspondants ont été publiés en août
2011 par le ministère du développement durable.
Cette circulaire donne quelques éclairages sur les sujets techniques tels qu’ils sont traités par cette nouvelle
réglementation et quelques instructions en matière d’organisation et de pilotage de l’Etat dans l’instruction de ces
dossiers individuels.
Le Grenelle de l’Environnement a fixé des objectifs ambitieux pour le développement des énergies renouvelables à
l’horizon de 2020, tout particulièrement s’agissant de l’énergie éolienne.
Afin d’encadrer et de sécuriser juridiquement ce développement, le Parlement a choisi dans le cadre de la loi du 12
juillet 2010, de soumettre les éoliennes terrestres au régime des installations classées, avec une date d’effet au 13
juillet dernier. Les textes réglementaires correspondants, un décret de nomenclature, deux arrêtés ministériels,
ainsi qu’un décret propre aux garanties financières viennent de paraître (avec quelques jours de décalage).
Les présentes instructions visent à vous donner les clés immédiates pour instruire les dossiers qui vous seront
déposés très prochainement, articuler correctement cette procédure avec la procédure – désormais allégée- du
permis de construire. Elles ne concernent que les éoliennes terrestres.
Des fiches questions-réponses sur ces procédures ou précisant le positionnement de ces procédures installations
classées et permis de construire dans l’ensemble du dispositif réglementaire éolien (SRCAE, ZDE, permis de
construire, installations classées) vous seront ultérieurement adressées en tant que de besoin.
1. La Procédure Administrative des Installations Classées
Le gouvernement a choisi de soumettre à autorisation les parcs éoliens dont le plus haut des aérogénérateurs a
une hauteur de mât supérieure à 50 mètres ainsi que les parcs éoliens d’une puissance supérieure à 20 MW. A ce
stade, les parcs répondant à ce second critère sont toujours couverts par le premier critère également.
Les autres parcs éoliens, dès lors qu’un des mâts d’aérogénérateurs a une hauteur supérieure à 12 mètres, sont
soumis au régime de la déclaration.
Il s’agira donc de mener une procédure administrative par parc, c’est-à-dire par site sur lequel plusieurs
aérogénérateurs sont exploités par le même exploitant. Ces sites pourront potentiellement être très étendus
(plusieurs centaines de mètres voire plusieurs kilomètres).
Le rayon d’enquête publique, fixé à 6 kilomètres, est à déterminer à partir des aérogénérateurs les plus en
périphérie de chaque parc.
Les règles et instructions applicables usuellement à l’instruction des dossiers installations classées sont applicables
au cas des éoliennes. En particulier, les objectifs en terme de délais d’instruction, visant à ce que 95% des dossiers
d’autorisation ICPE soient instruits dans un délai inférieur à un an, bien plus ambitieux que les délais moyens
constatés jusqu’au 13 juillet dernier dans le cadre de la procédure en vigueur, ne peuvent être que renouvelés.
Cette accélération des délais doit être facilitée par le contexte juridique et technique différent qu’apportent les
arrêtés ministériels de prescriptions.
Pour ce qui concerne les installations soumises à déclaration, les récépissés de déclaration sont à délivrer dans les
mêmes conditions que pour les autres installations classées.
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Président : Alain BRUGUIER, 6 Chemin des Cadenèdes 30330 SAINT LAURENT LA VERNEDE
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2. Arrêtés ministériels – enjeux techniques
L’établissement par voie réglementaire de règles techniques ainsi que la possibilité d’en vérifier concrètement
l’application après la procédure d’autorisation ou de déclaration devraient permettre également, à moyen terme, de
limiter les contentieux contre les autorisations de champs éoliens.
Plusieurs enjeux techniques méritent d’être soulignés ici.
S’agissant des règles de coexistence avec les radars (de l’aviation civile, de la Défense, de Météo-France qui est
l’établissement public en charge des prévisions météorologiques et enfin des autorités portuaires), votre rôle est
considérablement modifié. Ainsi, il a été décidé que, lorsqu’un pétitionnaire souhaite implanter un parc éolien à
proximité d’un radar, la phase de concertation entre ce pétitionnaire et l’opérateur radar se fera avant le dépôt du
dossier ICPE. L’accord explicite de cet opérateur radar sera ainsi nécessaire pour respecter les obligations
réglementaires dans le cas où le radar est proche de l’éolienne et ainsi se voir délivrer l’autorisation ou démarrer
l’exploitation d’un parc soumis à déclaration.
Cet enjeu, particulièrement complexe et à l’origine de nombreuses difficultés jusqu’à présent, sera désormais traité
directement entre pétitionnaires et opérateurs radars, sans mobiliser vos services.
L’ensemble sera piloté au niveau national, par la direction générale de la prévention des risques.
J’ai par ailleurs adressé des courriers aux différents opérateurs radars nationaux afin qu’un suivi précis de ces
enjeux puisse être effectué par la DGPR. Des études techniques ont par ailleurs été engagées de façon à pouvoir
mieux évaluer l’impact des éoliennes sur le fonctionnement des radars : à moyen terme, ceci devrait permettre une
évolution de la réglementation sur ce point.
S’agissant des règles relatives au bruit, elles sont pour l’essentiel inchangées par rapport aux dispositions
précédemment opposables du Code de la Santé Publique. L’entrée dans le régime des installations classées ouvre
néanmoins des possibilités d’allégement sur ces points des dossiers administratifs qui vous sont remis. Si l’étude
d’impact devra toujours traiter de cette question, vous pourrez solliciter moins de démonstrations, de modélisations
et d’expertises sur la capacité du pétitionnaire à tenir les objectifs d’émergence sonore affichés dans cette étude
d’impact (et fixés par ailleurs dans les arrêtés ministériels). La police des installations classées permettra en effet
de procéder, lorsque cela sera opportun, à des mesures de bruit lors du fonctionnement des aérogénérateurs et de
prononcer des sanctions administratives, pouvant aller jusqu’à la suspension des installations, si ces mesures
montrent que les dispositions prescrites ne sont pas tenues.
Il convient de préciser ici, sur un plan technique, que les arrêtés ministériels s’appuient désormais sur les travaux
de normalisation récents s’agissant de la mesure du bruit généré par les éoliennes.
Une version quasi-finalisée de norme a ainsi été publiée en juillet 2011, c’est elle qui est retenue par les textes.
Lorsque cette norme sera complètement finalisée et publiée, elle aura vocation à se substituer à la version
temporaire de juillet 2011.
S’agissant des distances d’éloignement des habitations, certaines règles précises ont été établies dans la loi
Grenelle 2. Ces règles figent notamment un éloignement par rapport aux constructions et zones constructibles au
lendemain de la parution de la loi, en juillet 2010. Ces règles sont reprises dans les arrêtés ministériels.
Des règles d’éloignement par rapport aux établissements Seveso et aux installations nucléaires de base (300
mètres) ont été également été établies dans ces arrêtés.
En revanche, des règles de conception exigeantes et d’arrêt d’urgence en cas de dysfonctionnements sont prévues
dans ces arrêtés. Si elles ne permettent pas d’exclure tout détachement de pale, elles rendront de tels scénarios
extrêmement rares. L’analyse de l’accidentologie et des probabilités associées, à la lumière de ces règles de
conception et d’exploitation désormais prévues, m’amènent à vous demander de ne pas prononcer d’autre règle
d’éloignement, que ce soit vis-à-vis de voies de communication ou de canalisations de transport de matières
dangereuses (dès lors que ces canalisations répondent aux exigences de la réglementation, notamment en matière
d’enfouissement).
S’agissant des études de dangers, désormais exigibles pour les éoliennes soumises à autorisation, elles pourront
présenter un caractère plus léger que bon nombre d’autres installations classées, bien plus dangereuses, dans un
souci de proportionnalité. Les éoliennes disponibles sur le marché présentant de larges caractéristiques
communes, le Syndicat des Energies Renouvelables a lancé la réalisation, d’ici à l’automne, d’une étude de
dangers-type que mes services seront amenés à examiner au niveau national. Lorsqu’elle sera ainsi validée, elle
pourra constituer le corps principal des études de dangers qui vous seront remises par les pétitionnaires, même si
une partie sera toujours à adapter au contexte local d’implantation. L’inspection des installations classées pourra
dès lors procéder à une instruction rapide de ce document en toute légitimité. Ce point devrait participer au souhait
de réduire les délais d’instruction des autorisations de parcs éoliens.
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De manière générale, ces enjeux de risques, de bruit, d’impact sur les radars et d’éloignement vis-à-vis des tiers
ont donc été largement examinés au niveau national dans le cadre de l’élaboration du cadre réglementaire et ils ont
fait l’objet d’une concertation approfondie. De ce fait, dans un souci d’application d’une doctrine homogène sur
l’ensemble du territoire national, je considère que l’application de ces dispositions réglementaires constitue une
condition nécessaire et suffisante pour assurer sur ces aspects la protection des enjeux protégés par la loi. En
conséquence, il ne devrait pas y avoir lieu de fixer sur ces points, au travers de vos arrêtés préfectoraux
d’autorisation, des prescriptions complémentaires à celles de la réglementation nationale.
Si toutefois, vous étiez amenés au vu de situations locales très particulières, à fixer des exigences
complémentaires, je vous invite à en rendre compte à la DGPR selon les modalités qui vous seront précisées.
En revanche, des points importants de l’instruction de dossiers relatifs à des projets de parcs éoliens resteront,
comme précédemment, à instruire selon le contexte local, en respectant un principe strict de proportionnalité dans
les exigences :
– atteinte aux paysages;
– préservation de la biodiversité.
Ces points seront à développer avec soin par les pétitionnaires au sein de l’étude d’impact.
Même si de tels sujets sont par essence à traiter au cas par cas, je souhaite néanmoins qu’une doctrine nationale
puisse progressivement être élaborée. A cet égard, je souhaite que vos services en charge de l’inspection puissent
régulièrement rendre compte également sur ces aspects à la DGPR.
Les aspects relatifs aux obstacles à la navigation aérienne ne sont pas traités par la législation des installations
classées mais demeurent dans le périmètre du permis de construire (cf. paragraphe consacré au permis de
construire ci-dessous).
En matière d’inspections, il conviendra que les éoliennes fassent l’objet d’un traitement tout à fait similaire aux
autres installations classées, avec une politique basée sur la proportionnalité dans le respect des règles et objectifs
établis dans le programme stratégique de l’inspection des installations classées diffusé il y a deux ans. Ainsi, les
parcs éoliens soumis à autorisation devraient faire l’objet d’une première visite d’inspection dans un délai de l’ordre
de 6 mois après leur mise en service, puis être inclus dans le plan pluriannuel d’inspection. En revanche, les parcs
éoliens ne devraient pas être considérés comme des installations prioritaires au titre de ce plan pluriannuel de
contrôles.
3. Articulation avec le permis de construire
Il convient en premier lieu de rappeler que la loi dispense de procédure d’autorisation / déclaration ICPE les projets
pour lesquels vous avez pris l’arrêté d’ouverture d’enquête publique en application des dispositions relatives au
permis de construire, en vigueur avant le 13 juillet 2011. La procédure permis de construire engagée devra donc
être poursuivie jusqu’à son terme sans modification des pratiques antérieures.
Pour les autres projets, le dépôt d’un dossier ICPE est obligatoire et les procédures de permis de construire sont
allégées (disparition de l’enquête publique). Comme le prévoit l’article R. 512-4 du code de l’environnement pour
toutes les ICPE soumises à autorisation, la demande d’autorisation doit être complétée par la justification de la
demande du permis de construire.
Réciproquement, et en application de l’article R. 431-20 du code de l’urbanisme, la demande de permis de
construire doit être complétée par la justification du dépôt de la demande d’autorisation ICPE. Les demandes de
permis de construire antérieurement déposées et n’ayant pas encore atteint le stade de l’enquête publique devront
être ainsi complétées du récépissé de dépôt de dossier ICPE. Il n’apparaît pas juridiquement indispensable que le
pétitionnaire ait besoin de redéposer une nouvelle demande de permis de construire et une fois la demande
complétée comme ci-dessus celui-ci pourra être instruit.
Le permis de construire continuera notamment, sans redondance avec la procédure « installations classées » à
sanctionner la conformité du projet aux dispositions d’urbanisme et aux règles générales d’occupation du sol.
Les services en DDT / DDTM n’auront néanmoins plus à vérifier la recevabilité de l’étude d’impact au titre de ce
nouveau permis de construire, même si celle-ci devra continuer à être jointe au dossier de permis de construire en
vertu de l’article R. 122-14 du code de l’environnement.
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L’étude d’impact constitue donc une pièce obligatoire du dossier de demande de permis en vertu des articles R.
431-16 et R. 441-5 du code de l’urbanisme, même dans le cas où l’étude est requise au titre d’une autre
autorisation comme pour les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).
L’enquête publique prévue pour les éoliennes d’une hauteur supérieure à 50 mètres au titre de l’article R. 123-1 a
été supprimée du code de l’environnement et sera donc organisée exclusivement au titre de la procédure ICPE.
Pour les éoliennes d’une hauteur supérieure à 50 mètres, la vérification que le projet ne constitue pas une gêne à la
navigation aérienne devra néanmoins toujours être réalisée en application de l’article R. 425-9 du code de
l’urbanisme qui prévoit que le permis de construire constitue l’autorisation prévue au titre de l’article R. 244-1 du
code de l’aviation civile. A ce titre, les dispositions applicables sur ce point dans la circulaire de mars 2008 restent
applicables en l’état.
4. Pilotage et outils
Le pilotage de la mise en oeuvre de ces nouvelles procédures a été confié à la direction générale de la prévention
des risques.
Au niveau déconcentré, ce sont les DREAL qui seront amenées à piloter, désormais, les procédures
administratives individuelles applicables aux projets de parcs éoliens, hors permis de construire. Afin de faciliter la
mise en oeuvre rapide des compétences nécessaires, je vous demande d’organiser le transfert des dossiers en
cours et le partage des compétences particulières éoliennes, dans leur contexte et leur territoire, développées ces
dernières années, en particulier au sein de différentes directions départementales, par l’organisation de formations
et la mise en réseau des personnes qui ont une connaissance de l’éolien, mais aussi une connaissance fine des
décideurs locaux, des territoires et de leurs paysages, de la préservation de la biodiversité et des contraintes
locales (servitudes, coexistence avec les radars, prévention de nuisances…)
Afin d’assurer un pilotage national efficace, des représentants de chaque service d’inspection des installations
classées des DREAL seront réunis régulièrement par la DGPR. Entre temps, une formation itinérante dans les
différentes régions de France sera mise en oeuvre pour présenter aux agents de l’Etat en services déconcentrés le
nouveau dispositif et les nouvelles règles techniques.
Dix réunions interrégionales seront menées d’ici à la fin de l’année 2011, de façon à couvrir l’intégralité du territoire
métropolitain.
Des outils seront progressivement mis à disposition des services déconcentrés. Dans l’attente, les outils
précédemment mis à disposition, désormais obsolètes, sont à considérer comme abrogés pour l’essentiel. A titre
d’exemple, le guide sur les études d’impact des éoliennes, s’il a représenté un apport significatif pour préciser les
bonnes pratiques et les documents précis les plus à jour pour la procédure de permis de construire précédemment
en vigueur, doit désormais être considéré comme contenant de nombreuses parties en écart par rapport au
dispositif réglementaire désormais applicable (chapitre risques sans objet puisque reporté dans l’étude de dangers,
dispositions sur les remises en état modifiées par la loi Grenelle 2 ainsi qu’un décret et un arrêté parus cet été,
dispositions sur le bruit ne tenant pas compte de la nouvelle norme désormais obligatoire, etc.). Il sera retiré du site
Internet du ministère pour éviter toute confusion. La DGPR procédera à son adaptation.
Ces outils et ce pilotage doivent permettre d’assurer un plein essor de l’énergie éolienne en France.
La mesure de performance des procédures administratives me semble dès lors indispensable. C’est la raison pour
laquelle je souhaite que vous vous assuriez que :
– vos services envoient à la DGPR une copie de tous les récépissés de déclaration de parcs éoliens, précisant la
commune d’implantation, l’exploitant et la puissance déclarée ;
– vos services remplissent soigneusement le système d’information de l’inspection des installations classées afin
que la DGPR puisse procéder régulièrement à une extraction des données sur la puissance autorisée, la puissance
des projets de parcs en cours d’instruction ainsi que les délais d’instruction à chacune des étapes-clés de la
procédure.
Je vous remercie par avance de me faire part de tout commentaire que ces instructions pourraient engendrer.
La présente circulaire sera publiée au bulletin officiel du ministère de l’écologie, du développement durable, des
transports et du logement.
Le 29 août 2011
Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET
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LES ÉOLIENNES, DU VENT ?
Publié le 17 avril 2012 | Par admin | Modifier
03.02.12
LES ÉOLIENNES, DU VENT ? (A paraître dans les Tribunes Parlementaires Européennes – mars 2012)
par M. BOITEUX membre de l’Institut (de France), fut le patron d’EDF de 1967 à 1987. Agrégé de l’université
Que penser des éoliennes ? La réputation me suit chez mes compatriotes d’être parmi les « contre ». Je ne suis pas contre les éoliennes, je suis contre la politique de développement, coûteuse, dont on fait peser subrepticement le poids sur les consommateurs d’électricité sans leur demander leur avis.
Mais la demande existe, dit-on, et les communes françaises en réclament. C’est vrai.
Mystères de l’agronomie, « on arrose les mairies et ça fait pousser les éoliennes » a écrit un mauvais plaisant. Mais si les mairies en demandent, ce n’est pas tellement parce que leurs administrés goûtent la poésie de ces hélices aériennes, mais parce que ça rapporte. Et ça rapporte parce que, aux prix artificiels où leur production est achetée en France, les promoteurs de ces engins disposent de tous les moyens financiers nécessaires pour conquérir, à défaut de leur sympathie, l’accord des municipalités réticentes et des particuliers sinistrés.
Cela dit, si c’est l’intérêt général qui justifie la réalisation des « fermes éoliennes » qui envahissent aujourd’hui les paysages, il est naturel que les promoteurs de ces matériels disposent des moyens financiers nécessaires pour gagner leur vie en faisant bénéficier leurs concitoyens de ces précieux engins.
Mais est-ce bien, en France, l’intérêt général ? Les partisans l’affirment : la technique aurait fait de tels progrès que le coût du kWh éolien est pratiquement descendu aujourd’hui au niveau du prix du kWh livré chez les particuliers ‒ le « kWh domestique » dans le jargon des électriciens.
Escroquerie rétorquent certains économistes (ou prétendus tels) de l’électricité, qui font remarquer que le kWh domestique en question est un kWh « garanti » disponible à la demande à toute heure du jour et de la nuit, aux extrémités d’un réseau gigantesque, et cela sitôt qu’on tourne le bouton. Alors que le kWh éolien est un kWh capricieux et sur lequel on ne peut compter dans les hivers difficiles où un vaste anticyclone, étendu sur l’Europe occidentale, supprime presque tous les mouvements d’air en même temps qu’il fait régner sur nos contrées habituellement tempérées un froid sibérien. Or c’est précisément dans ces circonstances difficiles que nos concitoyens, frigorifiés dans des logements mal isolés, se précipitent dans les magasins voisins pour acheter des petits radiateurs électriques d’appoint, autrefois « paraboliques », dont la consommation tire sur les réseaux et menace de mettre en panne tout le système.
En plein hiver les électriciens assurent quoi qu’il arrive la fourniture du chauffage électrique dont ils ont vanté les mérites, c’est la moindre des choses. Mais voilà qu’on leur demande d’assurer aussi le secours des chauffages concurrents à fuel ou à gaz, dépassés par l’ampleur du froid ! La religion de l’entropie conduit certains prêtres de l’écologie à dénigrer le chauffage électrique. Mais si l’on pouvait, pour commencer, interdire tous les appareils de chauffage d’appoint qui viennent secourir par grand froid les autres chauffages de base, qu’ils soient au gaz, au fuel ou tirés d’une pompe à chaleur, ce serait déjà un sérieux progrès !
Autrement dit, l’énergie éolienne a non seulement la caractéristique d’être aléatoire, mais celle, encore plus fâcheuse, d’être quasiment absente dans les périodes exceptionnelles où l’on en aurait particulièrement besoin. Résultat : l’éolien n’économise pratiquement aucun investissement alternatif, il n’économise que des frais de fonctionnement d’installations classiques dont l’existence reste nécessaire en tout état de cause. Il remplace de la consommation de gaz, de fuel, et éventuellement d’uranium … lorsqu’il vente ; mais, qu’on construise ou non des éoliennes, il faut pratiquement disposer par ailleurs des mêmes capacités de production. Dans ces conditions, si l’on veut en apprécier l’intérêt économique, la « rentabilité », il faut associer à chaque MW d’éolienne un MW de turbine à gaz, laquelle turbine tournera pour remplacer les éoliennes défaillantes, notamment lorsque, en hiver difficile donc sans vent, on devra mobiliser partout tous les moyens disponibles.
Cas extrême, improbable, dira-t-on. Mais c’est précisément pour faire face aux cas extrêmes et relativement peu fréquents que nos sociétés doivent s’organiser, qu’il s’agisse des brigades de pompiers pour faire face aux incendies, heureusement rares, des chaloupes de secours dans les bateaux ou dans les avions qui pourraient tomber à l’eau, etc … La chaloupe de secours de l’éolienne, c’est la turbine à gaz, et il faut en incorporer le coût dans celui du procédé, comme il faut incorporer le coût de la porte de secours dans celui d’une salle de cinéma. Cette évidence saute aux yeux des électriciens. Elle frappe moins les non-spécialistes, qui ont beaucoup de peine à introduire dans leurs réflexes les conséquences de ce caractère spécifique de l’électricité d’être rigoureusement non stockable : faute de pouvoir faire des réserves pour l’hiver, il faut être en état, le moment venu, de produire le nécessaire à tout instant quoi qu’il arrive.
Deuxième point, on a évoqué autrefois l’avantage qu’a l’éolienne d’être une énergie « de proximité ». Il a bien fallu se rendre compte qu’une petite éolienne a côté d’une petite maison, ça coûtait vraiment très cher. D’autant que les conditions de raccordement au réseau intérieur de l’usager sont alors aussi exigeantes que coûteuses : quand le réseau général est coupé, à l’amont, pour permettre une réparation sur une ligne d’alimentation électrique, il ne faut pas que les ouvriers puissent être électrocutés par le courant d’une éolienne qui reçoit brusquement un coup de vent à l’aval.
En fait, pour les éoliennes, il n’est plus question aujourd’hui d’énergie « de proximité ». Pour approcher de la rentabilité, il a fallu faire appel à des éoliennes gigantesques, regroupées par dizaines. Mais les à-coups de leur production, quand le vent se lève ou s’arrête, sont tels qu’il n’est plus question à cette échelle d’opérer sur les réseaux locaux de capillaires électriques : il faut remonter la connexion jusqu’aux artères principales, au niveau des fournitures en gros, avant de redescendre ensuite aux capillaires qui assurent les fournitures de détail. C’est donc au stade des prix de gros qu’il faut faire les comparaisons de coût4.
Si, à ce stade des prix de gros, l’éolienne, munie de sa turbine à gaz, parvient à produire à un prix de revient comparable à celui des moyens classiques de 4 Y compris, toutefois, une correction au titre de ce que serait une « taxe carbone » raisonnable quand le vent remplace des combustibles.
Production, c’est très bien et il faut développer rapidement ces si sympathiques outils alternatifs. Je dirais même que lorsqu’on est seulement tout près de cet heureux résultat, le moment est venu de se préparer à lancer de vastes programmes. En revanche, si toutes corrections faites ‒ y compris la prise en considération du coût énorme des réseaux à construire pour encaisser les conséquences électriques des coups de vent ‒ l’éolien n’est toujours pas compétitif, on est et reste dans le domaine de la « Recherche-Développement » : le travail doit alors continuer à se faire au niveau des chercheurs pour progresser dans la qualité des matériaux et les techniques de régulation, en attendant de pouvoir descendre un jour sur le terrain.
Pourtant, me dit-on, si l’on fait des éoliennes en série sur un même site, les prix de revient diminuent singulièrement. Certes, mais tant que la dernière réalisation n’est pas enfin rentable, on diminue sans doute le déficit unitaire par éolienne construite, mais on augmente le déficit global … sans rien apprendre de plus.
En tout cas, à ce stade, c’est dans les pays en développement et très éventés que les promoteurs des éoliennes devraient tester leurs produits.
En conclusion, je ne suis pas « contre les éoliennes ». Je suis contre les défenseurs du vent qui, pénétrés plus ou moins consciemment de la transcendance de leur cause, se croient autorisés à asseoir leur conviction et leur prosélytisme sur des arguments biaisés.
Mais, à partir du moment où l’on admet de raisonner sur une éolienne munie de sa turbine à gaz, et à considérer que le prix de revient du kWh fourni par cet engin se juge au niveau des fournitures industrielles en gros, le débat redevient possible. Aujourd’hui, la situation est claire en France : dans les conditions actuelles de tarification de l’électricité, l’éolienne est très loin de la rentabilité. Mais ne faut-il pas admettre que le prix (de gros) du kWh français standard va inévitablement évoluer à la hausse, et supporter aux heures de pointe, un jour ou l’autre, une taxe carbone ?
Or, c’est dans la perspective des dix ou vingt prochaines années qu’il faut se situer, et se demander si le renchérissement des moyens de production d’origine fossile ou nucléaire, et celui de la taxe carbone, ne vont pas améliorer notablement la confrontation avec l’équipage éolien (l’éolienne et sa turbine à gaz associée). Là, la question est ouverte, et on peut en discuter utilement.